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Arabesque
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Ecriture: janvier 2007
Mise en ligne: 12 janvier 2007
Mise à jour: 22 janvier 2008
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La Fiche Série
Titre Original :
Murder, She Wrote
Durée :
263 épisodes de 52 minutes, soit 12 saisons + épisodes spéciaux : 1 pilote de 120 minutes et 4 téléfilms
Pays d'origine :
Chaîne de 1ère diffusion :
Période(s) de diffusion :
Du 30 septembre 1984 au 19 mai 1996 + téléfilms en 1997, 2000, 2001 et 2003
Genre :
Policier
Créé par :
Peter S. Fisher , William Link , Richard Levinson
Produit par :
CBS TV
Avec :
Angela Lansbury , Julie Adams , Tom Bosley , Michael Horton , Ron Masak , Will Nye , Richard Paul , James Sloyan , Ken Swofford , William Windom

Naissance d’une série à succès

Veuve, Jessica Beatrice Fletcher, ancienne professeur d’anglais devenue auteur de romans policiers, utilise ses dons d’observation et son sens de la logique pour jouer les détectives amateurs et résoudre des affaires criminelles, aussi bien dans la petite ville de Cabot Cove où elle habite qu’à travers les États-Unis qu’elle parcourt pour assurer la promotion de ses livres.

Les chiffres d’audience montrent que cette série a beaucoup plu au public. Lors de son apparition sur le petit écran, le programme se hisse dans le très sélect top 10 des séries les plus regardées.

Six ans après l’interruption de la série originale Columbo, ses créateurs Richard Levinson et William Link et leur collaborateur Peter S. Fischer ont l’idée de mettre en scène un personnage d’enquêteur au féminin, inspirée de celui de Miss Jane Marple, l’héroïne de plus d’une quinzaine de romans d’Agatha Christie.

Comme elle, Jessica Fletcher est un détective amateur résidant à la campagne (et à la mer pour cette dernière), impliquée toujours par le plus grand des hasards dans des affaires criminelles. Murder, She Wrote (titre original de la série) doit son nom au « Murder, She Said » choisi pour la réédition américaine du roman « 4:50 from Paddington » de la célèbre auteur britannique Agatha Christie. (publié en 1957 et adapté à l’écran en 1961 par George Pollock.)

Diffusé à l’automne 1984 sur CBS  , le téléfilm  -pilote   « L’assassinat de Sherlock Holmes » obtient un succès inespéré en pulvérisant des records d’audience. Ce pilote   donne le coup d’envoi, dès le mois suivant, à douze saisons   de plus de 20 épisodes, soit 263 au total, suivis de 4 téléfilms.

Très vite, la série talonne voire surpasse les succès de l’époque, de Remington Steele à L’homme Qui Tombe A Pic en passant par Magnum. D’ailleurs, Jessica et Magnum auront le plaisir de se rencontrer lors d’un cross-over   entre les deux séries, en 1986, au cours de l’épisode 51 de la troisième saison   intitulé « Magnum On Ice ».

Tom Selleck n’est qu’une des très nombreuses guest  -stars qui sont venues voir Angela Lansbury durant les 263 épisodes : Roy Thinnes (Les Envahisseurs), Peter Graves (Mission : Impossible), Patrick Mc Knee (Chapeau Melon Et Bottes De Cuir) n’en sont que quelques exemples. D’autres acteurs de cinéma y feront également une apparition. C’était déjà très à la mode chez les stars à l’époque de se montrer dans des séries télévisées.

C’est en 1996 que la série s’est pratiquement éteinte, dans un épisode très joliment intitulé « Place aux jeunes », après que CBS   ait changé l’horaire de diffusion, passant du jeudi au dimanche. Les audiences ont, dès lors, chuté. Mais c’était sans compter sur la ténacité de notre enquêteuse de choc car 4 téléfilms ont été tournés en 1997, 2000, 2001 et 2003, tous les quatre ayant réalisés d’excellentes audiences.

En plus des téléfilms, une série de romans signés « Jessica B. Fletcher » elle-même ont été publiés. A ce jour, la collection de livres « Arabesque » compte dix-huit titres et plus de dix millions de lecteurs à travers le monde !

Arabesque a permis à Angela Lansbury de rafler 4 « Golden Globes » de la meilleure actrice dans une série dramatique (sur dix nominations en 1985, 1987, 1990 et 1992) et douze citations successives aux Emmy Awards   entre 1985 et 1996, date de l’arrêt de la série.

Dès l’épisode pilote   la série remporte un Emmy   Award en 1985 pour la Meilleure musique de John Addison pour l’épisode L’Assassinat De Sherlock Holmes. Notons encore, les Golden Globe en 1985 et 1986, pour la meilleure série dramatique. Et en 1986, l’Emmy   Award des Meilleurs costumes d’Al Lehman pour l’épisode Meurtre Au Paradis. C’est véritablement une pluie de récompenses qui s’abat sur la série.

Merci Angela Lansbury

Outre la qualité des intrigues policières, c’est tout le talent de la britannique de naissance Angela Lansbury, qui est à l’origine du succès important que connut la série.

C’est en 1984, et après une carrière bien remplie, qu’Angela Lansbury se lance dans l’aventure d’Arabesque. A presque 60 ans, l’actrice ne sait pas qu’elle embarque alors pour 12 saisons   d’enquêtes en tous genres. Enquêtes qui ont rencontré un vif succès dans tous les pays où la série fut diffusée.

Angela Lansbury est un choix judicieux de la part des créateurs ! Parce que le charisme du personnage, l’empathie et le charme qu’il dégage sont pour beaucoup dans le succès de la série. Et c’est à Angela Lansbury que l’on doit cette prouesse. Angela met fin à cette soi-disant malédiction de la télévision américaine : pas de série à succès autour d’un personnage principal féminin.

Dans son rôle de Jessica, Angela est éblouissante. Elle incarne parfaitement cette quinquagénaire alerte, dynamique et très à l’aise dans des milieux très différents. Observatrice attentive, fine psychologue, elle est également dotée d’intuitions remarquables et de facultés de raisonnement impeccables. Autant de qualités qu’Angela donne à son personnage, qu’elle rend crédible.

Les auteurs de la série ont créé le personnage de Jessica Fletcher en se référant à l’univers d’Agatha Christie et, en particulier, à son héroïne, Miss Marple. Mais on peut aussi dire qu’elle est un mélange d’Hercule Poirot et de Sherlock Holmes.

Pendant féminin de Columbo. Jessica Fletcher en est cependant très différente. Tout en possédant, comme lui, d’évidentes facultés d’observation et de déduction, ainsi qu’une bonne connaissance de la psychologie humaine, l’enseignante devenue écrivain se déplace à vélo ou en avion, ne possède pas de chien, est énergique, directe, sportive et surtout... veuve.

Dès le premier épisode, on en apprend beaucoup sur le caractère du personnage. Jessica B. Fletcher devient grâce à son neveu Grady et un peu malgré elle auteur d’un roman policier best-seller. Elle se voit contrainte de quitter son cher village de Cabot Cove dans le Maine pour rencontrer à New York son éditeur Peter Brill et subir la rude épreuve des interviews.

Après quelques jours à vivre au rythme des rencontres mondaines, auxquelles elle n’est pas habituée, Jessica décide de rentrer chez elle mais elle en est dissuadée par Brill qui l’invite à passer le week-end dans sa propriété où il donne une petite fête. C’est là évidemment que va se passer le premier crime.

Ce pilote   permet de décrire, à grands traits, la personnalité de Jessica et l’origine de sa réputation et de son comportement d’investigatrice. Le scénario manque un peu de réalisme et souffre de quelques longueurs. Son intérêt consiste à mettre le personnage principal dans un environnement qui ne sera pas celui de ses prochaines enquêtes, la plupart situées aux alentours de Cabot Cove.

Des intrigues sous forme récurrente

Les concepteurs ne reprennent pas la formule de l’investigation inversée utilisée pour narrer les enquêtes du célèbre lieutenant Columbo. Dans cette série, le coupable est révélé ouvertement au spectateur dès le début. L’histoire suit les efforts de l’enquêteur pour découvrir la vérité et ceux du criminel pour l’en empêcher. Dans la série Arabesque c’est le whodunit anglais qui est employé, caractérisé par son mystère et son humour.

Le whodunit (de l’anglais « Who done it ? » c’est–à–dire « qui l’a fait ? » sous-entendu « qui a commis le crime ? ») est une forme complexe du récit policier dans laquelle la structure de l’énigme est l’élément dominant. Des indices sont fournis au spectateur qui est invité à deviner l’identité du criminel avant que la solution ne soit révélée. L’enquête est fréquemment menée par un amateur excentrique ou un détective semi–professionnel.

C’est très clairement le cas dans Arabesque. Qui est l’auteur du meurtre ? Quel est son mobile ? Comment, quand et où l’assassinat a-t-il été perpétré ? Cette trame est celle de la quasi-totalité des épisodes d’Arabesque.

Avec le temps, certains clichés se sont développés, limitant la possibilité de surprise pour le spectateur quant aux retournements et rebondissements de l’intrigue et quant à l’identité du meurtrier. L’un de ces clichés est la fausse piste avant de désigner comme coupable le personnage considéré comme le moins suspect.

Le whodunit implique également un certain type de personnages et de décors. La maison de campagne isolée en Angleterre occupe la première place.

De nouveau on retrouve ces éléments dans Arabesque. Les intrigues solides respectent à la lettre les règles du Whodunit. Pour chaque crime, il y a plusieurs suspects potentiels, les mobiles sont divers et les soupçons vont de l’un à l’autre.

On en retrouve une forme récurrente dans les épisodes : la police arrête l’un des suspects, persuadée de sa culpabilité. Jessica se bat alors pour faire reconnaître l’innocence de ce suspect et la culpabilité d’un autre. La figure de la fausse piste est donc un des clichés privilégiés dans la série.

Les whodunits ne sont jamais tout à fait sérieux. L’élément humoristique se présente sous diverses formes. Dans certains, il s’agit d’un personnage à la Watson qui procède maladroitement à des déductions fausses. Dans le cas d’Arabesque, il s’agit souvent des inspecteurs chargés des enquêtes auxquelles Jessica est mêlée.

Critique rapide

Tout comme Columbo, la série n’a pas pris une ride. On ne se lasse pas de regarder de temps en temps un épisode d’Arabesque. Chaque volet raconte une histoire indépendante. Les éléments récurrents ne sont pas utilisés de manière systématique, ce qui permet de pouvoir prendre la série en cours de saison  .

Mais on peut cependant comprendre que certains téléspectateurs s’ennuient de ce caractère trop répétitif. Puisque la structure –meurtre-enquête-résolution– est toujours la même.

Ce dossier ne peut être vendu, copié, publié, édité sans l'autorisation écrite de ses auteurs. L'émission "Aux Frontières des Séries" est © AFDS.tv/Kprod.be. Toute copie partielle ou totale de l'émission est interdite. Les "Dossiers" d'AFDS.tv étant uniquement informatifs, les quelques reproductions et les génériques qui les agrémentent ne sont là qu'à titre illustratif. Ils sont © par les studios.

4 Messages de forum

  • Arabesque 3 novembre 2007 16:44

    Savez-vous pourquoi le titre francais de cette série est Arabesque ?
    Merci

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    • Arabesque 4 novembre 2007 23:35, par Alexandre Marlier

      Malheureusement, je n’ai aucune réponse « officielle » à vous donner. Probablement que le titre original traduit n’était pas très accrocheur (« Les meurtres qu’elle écrit »), on en vient donc probablement ici à un « délire » de traducteur... Un peu comme « les anges de Charlie » sont devenues « les Drôles de Dames » ou « Ma vie, Sois-disant » est devenue « Angela, 15 ans ».

      Voir en ligne : http://www.afds.org

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      • Arabesque 16 juillet 18:30

        Je pense que le titre est dû à la ténacité de J.B.F. qui, telle le coquillage de mer qui s’accroche aux rochers, va jusqu’au bout des intrigues

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    • Arabesque 16 novembre 2009 19:52, par Boam

      En fait « Murder, she wrote » est une sorte de didascalie et signifie non pas « les meurtres qu’elle a écrit » mais « meurtre, a t’elle écrit ». Les scénaristes ont choisi ce titre en clin d’oeil à Agata christie dont l’adaptation de son « Le train de 16H50 » a été intitulée « Meurtre, elle a dit ». Clin d’oeil à cette écrivain dont l’un des personnages récurrents, Miss Marple a inspiré les scénaristes pour la création du rôle de J.B Fletcher.

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