Mise en ligne: mai 2004
Mise à jour: 22 janvier 2007
Saint Seiya
Durée :
114 épisodes de 25 minutes, soit 3 saisons
Pays d'origine :
Chaîne de 1ère diffusion :
Période(s) de diffusion :
Du 11 octobre 1986 au 1er avril 1989
Genre :
Aventures , Heroïc Fantasy
Créé par :
Masami Kurumada , Michi Himeno , Shingo Araki
Produit par :
Shueisha , Toei Animation
Avec :
Hirotaka Suzuoki , Keiko Han , Kouichi Hashimoto , Ryo Horikawa , Tohru Furuya , Akira Kamiya , Hideyuki Hori , Hideyuki Tanaka , Kaneto Shiozawa , Kazuyuki Sogabe , Keiichi Nanba , Yuji Mitsuya , Yukitoshi Hori , Yuriko Yamamoto , Mami Koyama
Les Chevaliers du Zodiaque, ou devrais-je dire afin de rester fidèle au titre original Saint Seiya, reste encore de nos jours une série animée japonaise des plus célèbres.
Mais tentons d’abord de nous concentrer sur le titre original : Saint Seiya. L’animé met en scène une quantité de personnages élevés au titre de Saints. Ce sont des chevaliers dévoués corps et âmes à des dieux auxquels ils sont rattachés. Véritables superhéros, ils trouvent en eux et dans le monde qui les entoure une grande force qui leur permet de servir leurs dieux. Chacun de ces chevaliers portent également une armure, sorte de totem, aux noms de constellations dont ils tirent de multiples pouvoirs. A titre d’exemples, le chevalier du dragon, d’Andromède ou plus proche de notre quotidien le chevalier du sagittaire ou de la balance.
D’autre part, le titre original comprend également le nom d’un des personnages. Seiya, traduit en français par Segar, et qui n’est autre que le chevalier pégase, ce cheval ailé de la mythologie grecque. Cependant, la série ne se concentre pas seulement sur ce personnage, bien qu’il tienne un rôle primordial, voire même de leader. Plus largement, nous suivons l’épopée de cinq chevaliers dans une histoire à la fois tragique et sanglante. Les premiers épisodes nous permettent de ce fait de découvrir cinq héros à peine instruits et chevaliers de bronze, ce qui équivaut à une classe peu élevé de la hiérarchie des Saints.
A l’issue d’un tournoi, ils entreront au service de la réincarnation de la déesse Athena. Commence alors un périple dans lequel ils devront combattre les forces du mal. Les cinq héros gagneront tout au long des épisodes forces et sagesses qui les élèveront dans la hiérarchie des chevaliers.
Le succès des Saint Seiya s’est révélé intarissable. Il faut croire que les multiples références à la mythologie greco-romaine ont conquit bien des cœurs. Loin de respecter la mythologie comme certains ont voulu le croire, on reconnaîtra qu’il est plaisant de retrouver certains aspects de notre culture dans un contexte aussi original que celui-la.
Il ne faut cependant pas céder à l’effet de mode dont ont bénéficiés les Saint Seiya. En terme d’animation, le japanime est loin d’être une réussite. En général, l’animation est même médiocre et répétitive, et certains épisodes atteignent parfois des sommets dans la laideur. Ce n’est fort heureusement pas toujours le cas, certains épisodes illustré par le tandem Araki/Himeno sont quant à eux porteur de grande qualité d’image, utilisant des effets de déformation pour faire ressentir la douleur ou encore des cadrages inhabituels.
Un autre bémol tient à ce que le scénario est plutôt simpliste. A noter que le manga d’où est tiré la série s’avère plus logique et beaucoup moins brouillon que le japanime . Les explications y viennent petit à petit et l’intrigue bien maîtrisée fait oublier les défauts de l’illustration. Bien que Kurumada, l’auteur et créateur du manga , s’améliore à vue d’œil tout au long de ses récits.
Un point positif par contre réside dans la bande originale. Oubliez donc Bernard Minet et son massacre pour retrouver le générique original. Celui-ci est interprété par le groupe Make Up, principalement axé sur le rock. A cette tendance se rajoutent d’autres musiques plus symphoniques et très agréables à écouter. C’est avec une grande habileté que les thèmes mêlent violons, guitares, harpes et de très jolies voix féminines.
Les Saint Seiya ont donc débarqué en France sous le nom des Chevaliers du Zodiaque en 1988. Le dessin animé se compose de 114 épisodes que l’on peut aisément diviser en trois parties. De l’épisode 1 à 73, le sanctuaire, de 74 à 99, Asgard et enfin de 100 à 114 Poséidon. Une série à laquelle il faut rajouter 4 OAV , c’est-à-dire des métrage destinés uniquement à la vente en cassette vidéo et DVD. Je ne vous lasserai pas en racontant les spécificités de chacun de ces chapitres. Et cela d’autant plus que la saga n’est pas terminée.
En effet, récemment, les japonais ont pu découvrir la suite des Saint Seiya. Hades, c’est le nom de cette quatrième partie exclusivement destinée à une distribution en video et en DVD.
Cette fois, les chevaliers se trouvent confrontés au Dieu Hades. Ce dernier envoie des chevaliers appelés Spectre détruire Athena. Le but d’Hades n’est autre que de plonger la terre dans les ténèbres créant une éclipse totale éternelle par l’alignement de toutes les planètes du système scolaire. L’histoire parait prometteuse dans la mesure où elle fait références à des événements de loin antérieurs à la série que nous avons tous suivi jusqu’à aujourd’hui. Nous apprenons en effet le rôle d’Athena dans la destruction et le maintient hors jeu d’Hades 243 épisodes plus tôt.
La série Saint Seiya nous réserve aussi d’autres surprises et révélations comme la mort d’Athena ou la résurrection des Saints d’Or morts lors de la dernière guerre sainte qui avait vu la défaite d’Hades. Mais je m’arrête là. Sachez surtout que la véritable surprise réside sans aucun doute dans l’animation et le graphisme qui s’avère saisissant et d’une qualité rare. La bande son est également exceptionnelle. Il ne fait aucun doute que cette nouvelle série va relancer une mode Saint Seiya permettant aux chevaliers de rester encore longtemps les héros des enfants que nous étions hier mais aussi de ceux d’aujourd’hui.







