Mise en ligne: décembre 2003
Mise à jour: 1er février 2007
Love Hina
Durée :
26 épisodes de 30 minutes, soit 1 saison + épisodes spéciaux : 2 épisodes spéciaux « spring » et « Christmass » + 1 mini-série de 3 épisodes « Love Hina Again »
Pays d'origine :
Chaîne de 1ère diffusion :
Période(s) de diffusion :
Du 19 avril 2000 au 27 septembre 2000
Genre :
Comédie
Créé par :
Ken Akamatsu , Uno Makoto
Produit par :
TV Tokio , Yomiko Advertising Inc. , Production I.G. , Xebec
Avec :
Yuu Asakawa , Yuji Ueda , Junko Noda , Aya Hisakawa , Satsuki Yukino , Yui Horie , Masayo Kurata , Megumi Hayashibara , Miki Nagasawa , Reiko Takagi , Yasunori Matsumoto , Yumiko Kobayashi , Hiroyuki Yoshino
Etre le seul garçon dans une pension de fille, voilà un rêve que beaucoup d’hommes voudraient réaliser. Mais ce qui est un rêve pour certains est un véritable cauchemar pour le pauvre Keitaro.
Jeune étudiant de 20 ans, Keitaro n’a qu’un seul rêve, c’est d’entrer dans la prestigieuse Université de Tokio, Todaï. Pour devenir un grand avocat ou obtenir de la renommer ? Détrompez-vous ! Ce qui motive Keitaro, c’est une tendre promesse tenue il y a de cela 15 ans. Celle d’entrer dans cette université afin de réaliser une vieille légende. Si deux amoureux rentrent ensemble à Todaï, ils seront heureux toute leur vie.
Et tout irait bien si Keitaro n’était pas un véritable looser qui vient de lamentablement échouer pour la deuxième fois le concours d’entrée de l’université. Ses parents n’ayant plus les moyens de subvenir à ses études, il s’engage comme logeur dans la pension de jeunes filles « Hinata » reprenant ainsi le rôle de sa grand-mère, partie voyager. Keitaro trouve ainsi la possibilité d’entamer une troisième année de préparation à l’examen d’entrée à Todaï.
Tout semble s’arranger pour le pauvre étudiant, mais c’est sans compter les pensionnaires de l’établissement qui ont le chic quand il s’agit de péter un câble. Il faut bien avouer que l’idée même de la présence d’un garçon dans le pensionnat ne réjouit pas trop les filles. Mais Keitaro excelle dans le rôle de souffre-douleur qu’elles lui ont attribué. D’autant qu’il est prêt à subir le pire pour tenir sa promesse et retrouver son amie d’enfance.
Keitaro reste cependant un homme et très vite son cœur balance pour l’une des pensionnaires, Naru. C’est donc une relation ambiguë qui prend place, Keitaro étant tiraillé entre l’idéal de sa promesse et la bien présente Naru.
Vu comme cela, Love Hina ne semble rien apporter de nouveau. Une maison de pensionnaires, des filles, des garçons, des histoires d’amour et du burlesque à la louche. C’est oublier alors les finesses de la série, ce que je vais tenter d’épingler.
Love Hina comporte donc une série de banalités : un héros entouré de jeunes filles, des personnages typés incapables de se déclarer leur flamme et des scènes complètement débiles. Mais il faut reconnaître, que chacun de ces éléments est savamment dosé et donne une autre dimension qui rend l’anime attrayant.
On peut donc voir deux aspects distincts et opposés qui s’imbriquent l’un dans l’autre. Tout d’abord, la partie fun et délire. Surtout présente dans les premiers épisodes, le but est ici de faire rire le spectateur par toutes sortes d’artifices. Courses poursuites, coups de poing voir même combats de chars (un art dans lequel excelle d’ailleurs Kaola, l’une des pensionnaires). Le résultat s’avère toujours très semblable et à l’instar de Bip Bip et le Coyote, on attend la baffe que va recevoir Keitaro.
Le second aspect de la série, c’est le romantisme. Sans tomber dans les longues histoires d’amour de Maison Ikkoku (Juliette, Je T’aime). Love Hina évoluant, cet aspect prend une place de plus en plus importante. Keitaro s’avère un personnage particulièrement romantique : il rêve de retrouver son amour d’enfance. Mais, il n’est pas le seul dans ce cas et nous découvrons que chacune des filles, d’une manière ou d’une autre, se trouve confrontée à des question sur la famille, l’amitié et bien entendu l’amour. Le coup de force ici, c’est de ne pas se lancer dans de longs discours sur fond de violons. Ainsi, très souvent ce genre de scènes se terminera sur une note comique.
Love Hina s’avère donc une série passionnante même si les premiers épisodes semblent plutôt banaux. On se prend de pitié pour le pauvre Keitaro et l’on éprouve pour chacune des filles un brin (et même plus) de sympathie.
L’animation quant à elle n’apporte rien de particulier. De ce côté-là, on peut dire que c’est correct. Le points fort étant un montage qui alterne des scènes quasiment molles et de scènes de totale folie.
On notera également que malgré les situations ambiguës et les lieux d’actions, la série reste toujours correcte. Ainsi, le pensionnat dispose par exemple d’une source thermale qui permet aux héroïnes de souvent se baigner. Mais même ces scènes, pourtant nombreuses, restent décentes. Notons, que cette remarque ne s’applique pas au manga , c’est-à-dire à la bande dessiné dont est tiré l’anime. Celui-ci est beaucoup plus explicite.
La musique mérite aussi un petit arrêt. Totalement dans l’ambiance du dessin animé, elle devient plus douce au fur et à mesure des épisodes. Introduisant ça et là, des chansons très agréables dont une variante en berceuse du générique.
La série comporte à ce jour 25 épisodes d’une vingtaine de minute. Auxquels il faut rajouter des épisodes spéciaux tel qu’un TV Christmas spécial, un TV Spring. A noter également la suite Love Hina Again, qui n’est pas encore arrivée dans nos contrées (mais cela ne devrait pas trop tarder).
Autre particularité de la série : le Love Live Hina. Il s’agit d’un concert live donné par les doubleuses de la série. Ce dernier est disponible en DVD (en tous cas au Japon). Le succès commercial a aussi permis la création de jeux vidéos aux qualités très inégales. Les jeux « playstation » sont sympathiques. Il faut par exemple trouver les mots pour faire une déclaration d’amour. Sinon, celui de la « Sega Saturn », moins bon, ne vaut le coup que pour ses goodies offerts dans la boite, comme une horloge, une peluche...







