Mise en ligne: décembre 2002
Mise à jour: 28 mai 2007
V.I.P.
Durée :
88 épisodes de 44 minutes, soit 4 saisons
Pays d'origine :
Chaîne de 1ère diffusion :
Période(s) de diffusion :
Du 26 septembre 1998 au 18 mai 2002
Genre :
Policier , Action
Créé par :
J.F. Lawton , Pamela Anderson , Morgan Gendle
Produit par :
Columbia TriStar Television Inc. , Global Entertainment Productions GmbH , Company Medien KG , Lafitte Productions
Avec :
Pamela Anderson , Shaun Baker , Molly Culver , Leah Lail , Natalie Raitano , Angelle Brooks , Dustin Nguyen , Javier Gajeda , T.J. Shaboz , David Groh , Gerry Anderson
V.I.P., c’est d’abord, c’est surtout, c’est avant tout Pamela Anderson. Archi-présente sur les écrans dans Alerte A Malibu et, surtout, dans les émissions « people ».
La blonde est née à Ladysmith, en Colombie Britannique, le 1er juillet 1967. Elle fut élevée à Comox, une banlieue pauvre Canadienne. La petite fille d’une serveuse de bar et d’un réparateur de chaudières alcoolique (le père, pas les chaudières) rêve déjà des plages dorées et du ciel azur de Californie. Son grand-père, Herman Anderson, la pousse à découvrir son corps (en tout bien, tout honneur) à travers la gymnastique. A 18 ans, un diplôme de professeur de sport sous le (wonder ?) bras, elle débarque à Vancouver.
Elle était alors, et est toujours, une passionnée de football. Un publicitaire remarque ses formes généreuses lors d’un match de l’équipe nationale Canadienne. La voilà lancée dans une carrière de mannequin de pub. Elle enchaînera avec Playboy. Elle a déjà posé 5 fois pour le magazine, un record inégalé.
La suite passe par Alerte A Malibu en 1992. Dans le rôle de Casey Jean Parker (C.J.). Pamela n’est que la 5ème naïade de la série. Sa présence est cependant assez rapidement remarquée.
Impossible dès lors de séparer ses personnages à l’écran et sa vie privée. Pamela Anderson est avant tout une image : sexe, beauté, jeunesse, amusement. Alerte A Malibu, ses problèmes avec Tommy Lee, les pubs, sa galerie d’amants font partie du « marketing ». Scott Baïo (Happy Days, Charles S’en Charge), David Charvet (Alerte A Malibu, Melrose Place), Dean Cain (Loïs & Clark), Sylvester Stallone, Eric Niess (présentateur sur MTV), Brett Michaels (homme d’affaire) et, par trois fois, Tommy Lee (batteur des Motley Cröe) se sont succédés à son bras. C’est pour cela, peut-être plus que pour Alerte A Malibu, qu’elle est célèbre.
Pour V.I.P., elle décide de montrer le monde des vedettes qu’elle connait si bien. V.I.P. signifie Vallery Irons Protection. Elle y incarne une jeune femme catapultée à la tête d’une agence de gardes du corps et cela bien malgré elle. Vallery voulait devenir célèbre, mais l’a chance l’a boudée.
Elle vendait donc des hot-dogs à Beverly Hills quand ses futurs employés sont venus la cueillir. Ils cherchaient alors quelqu’un pour remplacer leur patron en fuite pour cause de détournement de fond. Ils avaient besoin d’une image pour faire un peu de pub à leur entreprise. Vallery collait parfaitement au personnage : quelques jours auparavant elle avait sauvé un acteur d’une agression. On fleurte ici entre Drôles De Dames et L’Agence Tous Risques avec quelques pointes d’humour, de cascades et de charme. Une bande-son tonitruante saupoudrant le tout.
Pour V.I.P., Pamela est bien plus qu’une actrice. Elle s’essaie à la production. C’est elle qui a choisi le producteur scénariste, J.-F. Lawton (auteur de Pretty Woman). Ensemble, ils ont décroché un budget de 1,3 millions de dollars pour la pré-production de la série. A l’écran, Pamela revêt le costume d’une PDG un peu larguée. Les associés de Vallery sont Tascha Dexter (Molly Culver), Quick Williams (Shaun Baker), Nikki Romano (Leah Lail) et Maxime de la Cruz (Angelle Brooks). Le résultat a été visible sur TF1. Aux Etats-Unis, la série a été signée pour quatre rounds. Je n’ai pas eu besoin de ça pour être K.O.
Les fans d’ Alerte A Malibu et de Pamela Anderson doivent adorer puisque cette série est dans la lignée de ce que la belle a déjà fait. C’est superficiel, esthétique (et encore), mais certainement pas intelligent. Ma première impression en regardant V.I.P. fut de penser que les américains avaient vu Hélène Et Les Garçons et qu’ils essayaient de faire aussi nul.
Dialogues lourds, scénarios débiles, décors carton pâte rose version années ’90 et scènes sexy (on voit beaucoup ses seins, mais que sait-elle faire d’autre après tout ? Puis, il faut avouer que ça, elle le fait bien). Aucune profondeur, aucune recherche.
Il parait que la série se présente comme une adaptation de Pretty Woman. Pamela est une belle fille, mais elle est à cent lieues de Julia Roberts. Il lui manque ce charme naturel, l’intelligence et l’humour de sa consoeur...
Parce que V.I.P. se présente aussi comme une comédie ! Mais les traits d’humour sont tellement plats. Apparemment, ça plait aux Américains. Peut-être cela plaît-il aux Européens. Personnellement, j’espère que non. On pourra ainsi faire de la place dans les grilles de programmes pour quelque chose de moins « facile ».






