Zora La Rousse

zoraimage

Au début du premier épisode, on assiste à l’annonce de la mort d’Anka, la mère de Branko. Elle est morte à cause des poussières dégagées dans la fabrique de tabac où elle travaillait. On ne sait pas où est son père, un célèbre joueur de violon. Comme la famille est trop pauvre, les ouvrières de la fabrique se cotisent pour payer le cercueil d’Anka. Personne ne veut par contre recueillir Branko, même pas sa grand-mère. Il se retrouve donc seul au monde, affamé et accusé injustement d’avoir volé un poisson au marché. Zora la Rousse le libère de prison. Il passe l’épreuve du poignard et intègre la bande, surnommée la bande des Uscoques en souvenirs des vaillants chevaliers qui ont construit le château fort 400 ans auparavant.

Les Uscoques

Grâce à Branko, le téléspectateur entre donc dans cette bande de vagabonds. Zora est le chef. C’est évidemment la couleur de ses cheveux qui lui a donné son surnom : Zora la Rousse. Zora vient d’Albanie. Elle a quitté son pays 4 ans plus tôt pour fuir la vendetta qui a touché sa famille. Durant une chasse, son père a tué par accident un membre d’une autre famille qui a décidé de se venger en assassinant tous les hommes de la sienne. Son oncle, son père et ses grands frères ont été tués. Sa mère et elle ont passé la frontière pour protéger le petit frère. La mère de Zora est morte de la même maladie que celle de Branko, son petit frère n’a survécu au décès de sa mère que quelques semaines. Zora n’a pas voulu rester à l’orphelinat, elle aime trop la liberté pour ça. Si elle est la chef, c’est parce qu’elle est la plus forte.

La bande est également composée de Paul, Nicola et Duro. Paul est le bricoleur de service. Il a été mis à la porte par son père alcoolique qui a préféré écouter sa nouvelle compagne plutôt que son fils. Zora l’a trouvé dans les rochers près de la mer complètement effondré. Aujourd’hui il ambitionne de devenir aussi fort que les culturistes dont il garde les photos.

Nicola est fils de pêcheur. Son père est mort alors qu’il travaillait pour la société de pêche. Nicola a hérité de sa passion pour le métier et la mer. Mais c’est avant tout un amateur de comédies. Il collectionne des photos de comiques et aimerait aller voir un film de Charlie Chaplin. Il est toujours de bonne humeur.

Duro s’est enfui de chez lui parce que son père était sans travail depuis des mois. Il a rejoint la bande par chantage. Il a menacé Zora de les livrer à la police s’il ne pouvait en faire partie. Il est un peu cruel, il collectionne les papillons. Il est le seul qui ose tuer les oiseaux qu’ils capturent quand ils n’ont rien d’autre à manger. C’est le dur de la bande. Il n’apprécie par beaucoup Branko, probablement à cause de l’attention que lui porte Zora. Il se venge par tous les moyens: il bouscule Branko durant l’épreuve du couteau pour le blesser, il lui cherche souvent la bagarre ou l’espionne quand Branko rejoint Zlata. Il a sale caractère, mais on peut compter sur lui.

La bande a trouvé refuge dans le vieux fort construit par les Uscoques. L’entrée est bien cachée et on dit que c’est un endroit hanté. C’est donc la cachette idéale, même s’il est un peu pourri.

Les mésaventures de la bande

Tout au long du feuilleton, on suit les aventures de la bande. Au quotidien, leur problème majeur est de se nourrir. Ils en sont souvent réduits à voler pour manger et ont mauvaise réputation à cause de cela (tout le monde se souvient de la mésaventure de Branko au marché). Mais on assiste aussi à leur descente aux enfers. Aux vols, s’ajoutent quelques menus faits qui vont précipiter leur perte.

Un de leur ami, Stefan, un conducteur d’âne, s’est fait voler un panier de pommes qu’il transportait au marché pour le compte d’un paysan d’un village voisin. Il a été puni à cause de cela. Pour le venger, les Uscoques s’en prennent aux Collégiens, une bande composée des fils de nantis de Senji. Ils relâchent les animaux du garde forestier et, pour attaquer deux autres membres, ouvrent les vannes du barrage du meunier. Le tout se termine en bagarre générale dans le parc. Les conséquences seront fâcheuses. Les poissons du meunier se sont enfuis et il a perdu pour 3.000 dinars de marchandises. Le meunier et le forestier portent plainte.

Ils doivent fuir pendant quelques temps. Mais quand ils reviennent les esprits ne se sont pas refroidis. Ils se cachent tout en aidant le vieux Gorian à pêcher le thon. Mais les choses ne se calment pas. Il faut dire que Gorian est harcelé par une société de pêche pour qu’il vende sa parcelle. Les Uscoques décideront à nouveau de le venger et s’attireront les pires ennuis en substituant un chien crevé à un poisson géant pêché que la société de pêche voulait offrir au maire.

Parallèlement aux mésaventures de la bande, on suit également les émois amoureux de Branko. Il s’est entiché de la fille du maire, plus vieille et plus riche que lui. Elle semble s’intéresser à lui. Les Uscoques ne voient pas cela d’un bon oeil. Ils pensent qu’elle va les trahir. Le maire n’est pas très content non plus, il ne veut pas que sa fille traîne avec des vagabonds. Zora est très jalouse de Zlata. Duro, à sa manière, l’est aussi, il passe sont temps à espionner Branko et à le charrier. L’amitié de Zlata et Branko sera mise à rude épreuve avec l’histoire du chien crevé. Elle le prend comme un affront direct à sa famille.

Finalement, Gorian explique au conseil communal pourquoi les enfants volent pour manger. Il leur rappelle que c’est parce que la ville les a abandonné qu’ils en sont réduits à cela. Les enfants ne sont que des victimes. Le conseil municipal lèvera les sanctions si les enfants se mettent au travail. Nicola est engagé par la société de pêche, Paul va devenir apprenti chez le boulanger, Duro va aller travailler dans une ferme, Zora et Branko resteront chez Gorian. Les enfants se jurent cependant de rester des Uscoques et de se retrouver chez Gorian quand ils le pourront.

L’origine de l’intrigue

Le feuilleton est une adaptation d’un livre pour enfant, Die Rote Zora und Ihre Bande, écrit par Kurt Held. Kurt Kläber (son véritable nom) était Allemand. Dès la fin de la première guerre mondiale, il publie des nouvelles que la censure interdit. C’est en Suisse, alors qu’il a fui l’Allemagne nazie, qu’il commence à écrire des romans pour enfants. Ils ont presque toujours le même thème: l’enfant dans la peine et la solitude s’unit à d’autres pour trouver sa place dans le monde des adultes. Zora la Rousse est de loin le plus connu de ces romans. Il est traduit en français à L’Ecole des Loisirs (1980).

Un feuilleton pour adolescents

Lidja Kovacevik a 15 ans en 1978 lorsqu’elle se fait teindre les cheveux pour interpréter Zora. Pour la petite histoire, elle l’a incarnée pendant un an avant de retourner à ses études. Elle est aujourd’hui professeur de lettres. Quinze ans, un âge emblématique. Les Uscoques sont des vagabonds, mais avant tout ils sont des adolescents.

Les adolescent ne fonctionnent qu’en groupe. Les séries l’ont bien compris. Généralement, c’est de cette manière qu’ils sont représentés. Angela, 15 ans est une série très psychologique, très journal intime. Mais malgré ce parti pris très personnel, Angela est entourée d’amis. Certains héros ne sont représentés qu’au sein de leur communauté adolescente. Les séries scolaires sont celles qui jouent le plus avec cette idée. Sauvés Par Le Gong ou Sois Prof Et Tais-Toi ne montrent que très rarement des adultes extérieurs à l’école. Sans aller aussi loin, d’autres fictions sont principalement axées sur les tracas adolescents. On voit les parents dans Beverly Hills ou Hartley Coeurs A Vif, ils leurs arrivent même des choses, mais le plus important reste le groupe ado: leurs modes, leurs sexualités, leurs codes, leurs ennuis. La bavarde série Dawson ne décrypte que leurs discours et leurs idéaux.

Le groupe adolescent qui fonctionne en vase clos, selon ses propres lois est encore plus porteur. On le retrouve généralement dans des productions pour jeunes adolescents. C’est ainsi qu’on retrouve des adolescents qui mènent l’enquête en marge des adultes (Le Club Des Cinq) ou qui vivent des aventures seuls. La science-fiction regorge de ce type de récits où pour une raison ou une autre les enfants ont été isolés. Durant notre enfance, dans le début des années ’80, les séries se font plus « historiques ». Dans ce type de production, les personnages marginaux sont souvent des vagabonds : Rémy Sans Famille, Belle Et Sébastien… Zora la Rousse s’inscrit dans ce contexte.

Liberté, indépendance, justice, voilà bien des idéaux adolescents. Ajoutez à cela l’innocence et l’espièglerie et vous obtenez le cocktail Zora la Rousse. Les adolescents sont extrêmes et ne se rendent pas vraiment compte des conséquences de leurs actes (comme quand ils volent le poulet de Gorian ou quand ils ouvrent les vannes du barrage du meunier). Ils sont aussi naïfs et pensent que leurs vengeances ne sont pas si terribles que cela. Ils ne voient pas vraiment à long terme non plus puisqu’ils ne pensent jamais à ce qu’ils vont devenir. Devant le compromis trouvé par le conseil municipal, au départ, ils préfèrent d’ailleurs rester entre eux plutôt que d’apprendre des métiers.

Zora la Rousse, c’est l’histoire d’enfants qui sont confrontés au monde des adultes. Ils n’ont plus leurs parents pour les aider. Il devront apprendre à en comprendre les règles et à y trouver leur place. En un mot devenir adultes. Et cela suppose quelques frictions, quelques compromis et quelques désillusions.

Signes extérieurs de jeunesse

Zora la Rousse est donc un feuilleton qui parle de la condition adolescente aux jeunes adolescents. Les héros sont jeunes, mais ce n’est pas le seul signe qui nous désigne la cible de la fiction. L’humour y est basique par exemple. On y retrouve, dans le personnage de Begovic, un spécimen très proche du sergent Garcia (Zorro de Walt Disney). Les deux policiers balourds font aussi penser à Sancho et Pedro des Mystérieuses Cités d’Or, aux Dupont-Dupond de Tintin ou à la pléthore de personnages secondaires utilisés par Disney pour accompagner ses jeunes héros.

Les personnages sont également très simples et manichéens. Les gentils (Zora, sa bande, Stefan, Gorian, le braconnier qui les recueille) sont intelligents et rusés. Les méchants (les policiers, Karaman, les collégiens, le maire) sont stupides, balourds, avares. Les riches sont les méchants, les pauvres sont gentils. Ce dernier critère ne connaît que deux exceptions: Zlata est riche, mais gentille (et pourtant elle quitte le village pour devenir célèbre et ne choisit pas de rester avec Branko), la femme du boulanger est pauvre, mais avare (elle est probablement prête à tout pour s’élever au rang des riches et puis cela fait ressortir encore plus la gentillesse de son mari).

L’intrigue en générale est plutôt lente, elle ne conviendrait plus à des enfants d’aujourd’hui habitués aux jeux vidéos, à la rapidité des mangas et aux fictions actuelles. Et certains éléments de l’histoire restent très enfantins. Certains passages sont très naïfs: par exemple la manière dont les enfants viennent à bout du patron de Stefan (en secouant l’échelle sur laquelle il cueille ses cerises). Certains problèmes trouvent un dénouement un peu rapide ou facile: les courses-poursuites en général, la gentillesse du soi-disant effrayant chien de Karaman. Certaines épreuves sonnent vraiment creux comme l’épreuve du couteau qui permet à Branko de rejoindre les Houskoks (probablement personne n’aurait été assez empoté pour la rater).

On le comprend, les feuilletons pour adolescents sont ceux qui ont probablement le plus marqué les téléspectateurs parce qu’ils interviennent à un moment clé de leur vie. Il s’agit aussi des fictions qui ont marqué leur enfance et qui sont le plus empreintes de nostalgie. Mais ce sont malheureusement, des productions qui se périment très vite. Elles sont extrêmement sujettes à la mode (la manière de filmer, de raconter, les effets spéciaux, les stéréotypes en font partie) et vieillissent très vite. Les générations suivantes sont passées à d’autres tendances et les trouvent généralement ringardes. Les anciens téléspectateurs sont de leur côté plutôt déçus de les revoir car elles sont très datées. Il vaut parfois mieux en rester au souvenir. Celui qui décide de les revoir doit impérativement remettre ces fictions dans leur contexte historique et médiatique.

Des valeurs pédagogiques

C’est en tout cas ce que semble penser le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes suisse. Durant 15 ans, il a décerné le prix « Zora la Rousse ». Il récompensait les projets culturels dans le domaine des médias pour l’enfance et la jeunesse (théâtre, danse, musique, expositions, littérature, BD films, vidéos, émissions TV, journaux, revues, projets scolaires, animations, etc…). Les productions couronnées sont celles qui remettent en question la répartition traditionnelle des rôles ou illustrent des formes nouvelles d’organisation de la vie sociale. Zora est une fille qui dirige des garçons. Mais le feuilleton démontre aussi qu’on ne peut mettre fin à la délinquance qu’en s’attaquant à ses causes. La fiction critique également une situation sociale (celle d’orphelin) qui devait probablement être signifiante à cette époque dans cette partie de l’Europe. La production a donc un véritable message social à faire passer. Ces critères expliquent probablement pourquoi le Bureau à choisi de nommer son prix « Zora la Rousse ». Il a existé de 1991 à 2006.

La Yougoslavie traditionnelle

Un élément aura probablement échappé à vos yeux d’enfant et sautera à l’adulte qui revoit Zora la Rousse, le feuilleton est rempli d’éléments traditionnels, presque folkloriques. L’histoire se déroule dans une petite ville, Senji. On y retrouve l’organisation des sociétés traditionnelles. La population est divisée en nantis et pauvres. Du côté des nantis, on retrouve le maire, le docteur, les propriétaires d’hôtel. On y trouve aussi une classe intermédiaire: les indépendants comme le boulanger et le meunier ou les professions de services (les policiers). Du côté des pauvres, se glissent les fermiers (qui se voient obligés de braconner par exemple), les pêcheurs, les musiciens (le père de Branko qui joue dans des cabaret à l’opposé de Zalta qui veut devenir chanteuse d’opéra) et les employés d’usines (les femmes qui travaillent à la fabrique de tabac). On comprend vite que cette organisation est en voie de changements. Certains des indépendants réussissent et veulent monter en classe sociale, c’est la cas de la boulangère qui copine avec l’un des conseillers municipaux. Certaines professions se réorganisent ou sont en voie de disparition comme les pêcheurs qui sont engloutis dans la société de pêche. La ville a aussi ses marginaux: les vagabonds et la sorcière.

Plus anecdotique, les acteurs sont revêtus des habits traditionnels yougoslaves: gilets et chemisiers brodés, chapeaux… Seuls les nantis suivent une mode plus « occidentale » qui doit beaucoup aux années folles.

A bien des égards, le discours de la fiction se fait « documentarisant », parfois partisan notamment quand on aborde la question de la pauvreté des enfants. Une orientation que l’on retrouve dans le cinéma yougoslave. Le grand écran était lui aussi beaucoup utilisé pour dépeindre les conditions de vie des populations yougoslave. Dans les années 1960-70, le cinéma yougoslave était surtout documentaire et d’animation.

« Le meilleur du cinéma yougoslave se situait hors du domaine du film de fiction, dans un cinéma d’animation, et surtout dans le film documentaire, avec Krsto Skanata. Le Premier Cas, l’homme (1964) décrit sans fard le cas d’un mineur qui a perdu son bras au travail et ne touche qu’une pension dérisoire. Le mineur exprime son indignation. À notre connaissance, seule la Yougoslavie a produit de tels ouvrages de dénonciation des injustices d’une société de type socialiste. Terroristes (1971) décrit le retour au pays, après un long exil, d’un Yougoslave qui a dénoncé ses camarades de lutte pendant la guerre. Il est accueilli à bras ouverts. L’homme a-t-il changé? La vengeance est-elle hors de propos? Mais que vaut alors la morale? » (http://corsicamovies.ifrance.com/).

Par la suite, le documentaire et le film d’animation seront rejoints par les films pédagogiques, de vulgarisation et les films pour enfants, préoccupations des responsables de l’état. Zora la Rousse ne paraît pas incongru dans ce contexte.

Les séries est-européennes

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les fictions yougoslaves ne sont pas légion sur nos écrans occidentaux. En fait, les productions de toutes l’Europe de l’Est nous sont pratiquement inconnues. Cela ne signifie pas qu’il n’en existe pas. Nous venons de voir que le cinéma yougoslave était plutôt dynamique et de qualité. En 1967, Aleksander Petrovic remporte le prix du jury de Cannes pour J’ai Même Rencontré Des Tziganes Heureux. Il n’y a pas de raison de penser que la production télévisuelle était totalement abandonnée au profit du grand écran.

Sans aller aussi loin, il faut bien avouer qu’on connaît surtout les productions américaines et françaises, un peu les britanniques (en fait, un cinquième de l’iceberg). Si on a tous entendus parler de telenovelas, les fictions provenant d’autres pays nous sont carrément inconnues. D’ailleurs qui a déjà réellement regardé une telenovelas ?

L’observatoire européen de l’audiovisuel a été institué en 1992 sous les auspices d’Eureka Audiovisuel. Il s’agit d’une organisation européenne de service public qui collecte et diffuse de l’information sur l’industrie audiovisuelle en Europe. Depuis 1996, l’observatoire publie les rapports annuels du réseau EUROFICTION. Depuis cette première année d’étude, le champion toutes catégories de la production de fictions télévisuelles est l’Allemagne. Et Derrick est loin de représenter les 1689 heures de programme produites en 1996. Peut-être plus concrètement, cela signifie que l’Allemagne a produit, dans les années ’90, une moyenne de 4 heures par jour de fiction contre 30 minutes pour l’Italie (le Royaume-Uni, la France, et l’Espagne sont respectivement deuxième, troisième et quatrième dans le classement). En 2001, la France a diminué sa production alors que l’Espagne et l’Italie la multipliait par trois. L’Allemagne restait en première position.

Il semble bien que nos grilles de programmes traduisent mal cette réalité de la production. Nous venons de citer Derrick, le policier est devenu effectivement le stéréotype de la production allemande. Qu’en connaissons-nous? Siska? Alerte Cobra? Le clown? Apparemment, il ne s’agit que d’une toute petite partie de ce qu’il se tourne en Allemagne. Il ne faut dès lors pas se demander pourquoi la production de l’ex-Yougoslavie nous est aussi inconnue! Dans le système occidentalo-centré comme le nôtre, le cas de Zora la Rousse paraît même totalement exemplaire.

Au début du premier épisode, on assiste à l'annonce de la mort d'Anka, la mère de Branko. Elle est morte à cause des poussières dégagées dans la fabrique de tabac où elle travaillait. On ne sait pas où est son père, un célèbre joueur de violon. Comme la famille est trop pauvre, les ouvrières de la fabrique se cotisent pour payer le cercueil d'Anka. Personne ne veut par contre recueillir Branko, même pas sa grand-mère. Il se retrouve donc seul au monde, affamé et accusé injustement d'avoir volé un poisson au marché. Zora la Rousse le libère…

En un coup d'oeil...

Sarah Sepulchre
Alexandre Marlier

Zora La Rousse

Résumé: Héroïne à poigne de fer pour fillettes qui en ont marre des princesses roses. Mais avec les années, ça a un peu vieilli malheureusement.

Note des lecteurs/auditeurs: Soyez le premier ou la première !
71

L'auteur: Sarah Sepulchre

Sarah Sepulchre
Sarah Sepulchre est professeure à l’Université de Louvain (UCL, Belgique). Ses recherches portent sur les médias, les fictions, les cultures populaires, les gender studies et particulièrement sur les représentations, les liens entre réalité et fiction. Sa thèse de doctorat était centrée sur les personnages de séries télévisées.
  • Jean

    Merci pour ces informations éclairantes sur cette série de ma prime jeunesse. J’en ai beaucoup appris! Continuez à nous apprendre tous ces détails sur nos séries favorites!

    • AFDStv

      Merci Jean pour ces compliments. Promis, nous poursuivons notre travail de défrichage des séries!