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G.I. Joe: Conspiration

G.I. Joe: Conspiration

Devant des expériences aussi particulières que le visionnage de G.I. Joe: Conspiration, on peut arriver à la conclusion que certains films pourraient être assimilés à des boomerangs. Je m’explique. On vous le met négligemment en main, vous le regardez de manière perplexe en vous disant que vous avez sûrement bien mieux à faire que vous amuser avec un truc de beauf, tel le premier G.I Joe réalisé par Stephen Sommers et puis vous le balancez le plus loin possible en vous disant que vous en serez débarrassé une bonne fois pour toutes. Manque de bol pour vous, cette vicieuse infamie vous revient violemment en pleine tronche, à l’image de ce G.I. Joe: Conspiration, que l’on n’espérait vraiment pas et nous laisse groggy!

S’il s’agit d’un euphémisme de dire que le premier opus n’était pas un chef-d’oeuvre, les mots viennent à manquer devant le nanar atomique qui nous occupe ici. Si la première question qui nous vient à l’esprit est surtout “Pourquoi tant de haine envers, nous, spectateurs innocents?”, la suivante est irrémédiablement: “que pouvions nous espérer d’une franchise peu folichonne, reprise sous la direction de Jon Chu, réalisateur de deux films de danse ado et des documentaires de l’infect Justin Bieber ?”.

Ca ne se porte par mieux pour autant devant les caméras. Au rayon acteurs venus chercher leur chèque on retrouve évidemment l’inévitable endive cosmique qu’est Channing Tatum, mais pour une simple petit tour, son personnage se faisant rapidement dégommer au grand dam de ses admiratrices et surtout des projections tests calamiteuses ayant entraînés de ce fait moult remontages.

A ses côtés, Dwayne “The Rock” Johnson fait du “The Rock” depuis une cinquantaine de films désormais, Jonathan Pryce cabotine comme un cochon, tandis que Bruce Willis traverse le métrage avec le regard vide de celui qui n’en a rien à foutre.

Vous résumer le pitch tiendrait de la prouesse, tant il sera plus simple de paraphraser le résumé Wikipédia que parvenir à comprendre quoi que ce soit dans le magma filmique qui nous occupe, résultant de remontages et charcutages désespérés.

Pour faire simple, Zartan, grand méchant du premier épisode, ayant pris les traits du président des Etats-Unis, gouverne désormais le pays et tente d’impliquer, à leur insu, les G.I Joe dans une tentative d’assassinat sur le chef d’état pakistanais, et de là ordonne l’extermination.

C’est tout? Eh bien oui, ou presque car il faut bien avouer que le tout s’enchaîne de manière décousue et incompréhensible si bien qu’il est fort possible de ne pas avoir saisi toutes les subtilités de cette merveille scénaristique. Trois bourre-pifs plus loin, une légère somnolence et quatre explosions, voici enfin venu le générique de fin, véritable délivrance inespérée.

Le pire dans cette galère, c’est que Hasbro et la Paramount, non contents de nous avoir souillé les rétines à deux reprises déjà, envisagent d’en remettre une troisième couche au vu des très bons chiffres au box-office de cette suite inutile. Le coffre a jouet n’est malheureusement pas prêt de se refermer, au grand dam des cinéphiles…

Devant des expériences aussi particulières que le visionnage de G.I. Joe: Conspiration, on peut arriver à la conclusion que certains films pourraient être assimilés à des boomerangs. Je m’explique. On vous le met négligemment en main, vous le regardez de manière perplexe en vous disant que vous avez sûrement bien mieux à faire que vous amuser avec un truc de beauf, tel le premier G.I Joe réalisé par Stephen Sommers et puis vous le balancez le plus loin possible en vous disant que vous en serez débarrassé une bonne fois pour toutes. Manque de bol pour vous,…

En quelques mots...

Tilman Villette

G.I. Joe: Conspiration

Critique de l'auteur: Nanar atomique réussissant l’exploit d’être encore plus naze que le premier opus.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Tilman Villette

Tilman Villette est gestionnaire de dossiers auprès du Fonds du Logement de la Région Bruxelles Capitale. Après sa licence en communication, option journalisme obtenue à l’UCLouvain durant laquelle il a réalisé ses stages au magazine "Télémoustique" et à la RTBF Radio, il a également été enseignant pendant une année.

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