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Quatrième Dimension, Le Film (la)

La Quatrième Dimension, Le Film

Pas de doute, les séries fantastiques seront toujours et à jamais redevables de l’étalon du genre précurseur en la matière, à savoir l’anthologie télévisuelle des années ’60 “The Twilight Zone”, “La Quatrième Dimension” en version française.

Ce que beaucoup de gens ont par contre tendance à oublier, c’est que cette série devenue culte avec les années, est également passée par la case de l’adaptation ciné en 1983.

Ce film à sketchs, reprend trois histoires déjà traitées dans des épisodes devenus des classiques de la série originelle et inclut un récit original. Aux commandes du projet, de jeunes réalisateurs prometteurs pour l’époque, devenus par la suite des valeurs sûres d’Hollywood: John Landis popularisé grâce à son “Loup-Garou De Londres”, Steven Spielberg qu’on ne présente plus, Joe Dante père des “Gremlins” et enfin George “Mad Max” Miller. Excusez du peu, mais l’équipe à plutôt de la gueule.

Alors comment expliquer que “La Quatrième Dimension, Le Film” n’ait jamais atteint de niveau de culte de la série matricielle malgré un résultat au box-office satisfaisant?

Premièrement, comme dans la plupart des films à sketchs, c’est l’inégalité de qualité entre les segments qui rend immédiatement le projet un rien bancal. Landis, qui offre le prologue et l’histoire originale intitulée “Time Out”, ouvre le bal de manière mitigée.

Son histoire de raciste plongé successivement dans la France occupée par les nazis, un lynchage du Ku Klux Klan et la guerre du Vietnam est un petit bijou formel, mais peine à faire passer la pilule d’un discours plan-plan et un chouïa moralisateur malgré une fin noir d’encre.

Spielberg qui enchaîne avec son histoire de retraités retrouvant leur corps d’enfant l’espace d’une nuit dans “Kick The Can”, tend encore plus à faire basculer le film dans le glucose et la grande philosophie de comptoir à deux francs.

Par bonheur, c’est Joe Dante avec le troisième segment intitulé “The Good Life” qui parvient à livrer le premier volet réussi en racontant l’histoire étrange d’un jeune garçon possédant le pouvoir de retenir prisonnier dans un univers de dessin animé, un groupe de personnes qu’il force à jouer sa famille.

Enfin, Miller clôture le tout avec “Nightmare At 20.000 Feet”, dans lequel un homme, paniqué de prendre l’avion, voit une étrange créature juchée sur l’aile, en train de dépecer le moteur. Un épisode claustro, angoissant et certainement le plus réussi des 4.

La seconde raison de la semi-réussite du projet est certainement imputable au fait que 3 de ces segments ne soient que des resucées d’épisodes de la série. Pour les aficionados de la série originelle, cela signifiait dès lors qu’il n’y aurait que peu de nouveautés à l’horizon.

Il est néanmoins plaisant de voir que le film reste très fidèle au matériau matriciel et réussit à faire quelques clins d’oeil à la série notamment en offrant un petit caméo à Rod Serling, le créateur de la série, ainsi qu’en utilisant Burgess Meredith, un acteur ayant joué dans plusieurs épisodes, en tant que narrateur.

Enfin, il est dommage de voir que le film reste surtout célèbre à l’heure actuelle grâce ou à cause de l’accident d’hélicoptère survenu durant le tournage et ayant coûté la vie à l’acteur Vic Morrow et à deux enfants.

Il semblerait bien qu’à force de s’approcher un peu trop de la quatrième dimension, le film lui-même fut frappé d’un mauvais sort dramatique. Un film maudit, vous avez dit?

Pas de doute, les séries fantastiques seront toujours et à jamais redevables de l’étalon du genre précurseur en la matière, à savoir l’anthologie télévisuelle des années '60 "The Twilight Zone", "La Quatrième Dimension" en version française. Ce que beaucoup de gens ont par contre tendance à oublier, c’est que cette série devenue culte avec les années, est également passée par la case de l’adaptation ciné en 1983. Ce film à sketchs, reprend trois histoires déjà traitées dans des épisodes devenus des classiques de la série originelle et inclut un récit original. Aux commandes du projet, de jeunes réalisateurs…

En quelques mots...

Tilman Villette
Alexandre Marlier

La Quatrième Dimension, Le Film

Critique de l'auteur: Film à sketchs, certes inégaux, mais bien dans l'esprit de la série.

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À propos de Tilman Villette

Tilman Villette est gestionnaire de dossiers auprès du Fonds du Logement de la Région Bruxelles Capitale. Après sa licence en communication, option journalisme obtenue à l’UCLouvain durant laquelle il a réalisé ses stages au magazine "Télémoustique" et à la RTBF Radio, il a également été enseignant pendant une année.

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