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Burning Zone: Menace Imminente

Dans l’introduction de Burning Zone, Menace Imminente, on entend ce texte: “Notre équipe secrète de biologistes a été formée sous mandat spécial de la Maison Blanche. Notre mission sera de combattre des ennemis microscopiques dans des zones dangereuses. Des endroits où personne d’autre ne mettrait les pieds. En première ligne de la guerre des virus, nous sommes le derniers recours”.

Le gouvernement américain forme une équipe secrète de scientifiques qui a pour mission de détecter toute menace d’infection biologique. Une équipe d’élite spécialisée dans les alertes biologiques a été rassemblée par le gouvernement pour conduire la guerre contre ce qu’il y a lieu de nommer “la menace biologique”. Cette équipe de médecins spécialisés dans les virus ont pour mission de résoudre les problèmes avant que les épidémies ne se répandent. L’incursion dans le surnaturel est assez fréquente car de temps à autre, on a l’impression que l’origine des maux est d’origine maléfique et non humaine.

Les personnages

Le Dr Edward Marcase, rescapé du virus Ebola, est un virologue mondialement renommé, avec néanmoins un penchant pour la métaphysique. Né au Zaïre, sa famille a été décimée par l’Ebola. Lui en a réchappé et possède depuis ce temps-là, un penchant pour le mysticisme. Cet aspect de la série est relativement vite abandonné. Il est joué par Jeffrey Dean Morgan qui n’est autre que le Denis dont tombe amoureuse Izzy dans Grey’s Anatomy.

Le brillant Dr Kimberly Shiroma (Tamlyn Tomita), généticienne moléculaire, dont le fiancé a succombé au virus Ebola (alors qu’il combattait le virus au côté de son ami Edward Marcase), est un soldat particulièrement vigilant dans ce que l’on nomme “la guerre des pestes”.

L’Agent Michael Hailey (James Black), ancien membre d’élite de la CIA, est le spécialiste de la sécurité. Ancien Navy Seal, il est en relation avec la CIA et l’équipe d’experts du FBI. Ses connaissances historiques sur la propagation de virus font de lui un allié indispensable dans ce combat.

Le Dr Daniel Cassian (Michael Harris) est l’un des médecins les plus puissants des Etats-Unis. Il est nommé à la tête de l’Office of Biocrisis Management. Il est l’un des plus puissants médecins politiquement impliqué au monde et un spécialiste des désastres biologiques et chimiques. Il dirige l’équipe, mais il porte en lui de nombreux secrets inquiétants.

Plus tard, l’équipe sera rejointe par le Docteur Brian Taft, un neuropathologiste plutôt individualiste et chercheur en biologie. Il sera embauché par Cassian lorsque Marcase et Shiroma repartent en mission au Zimbabwe. En fait quand les deux acteurs décident de quitter la série.

De nos jours, les risques prennent des formes multiples: qu’il s’agisse de maladies tropicales, de virus inconnus, ou d’attaques chimiques, les atteintes à la santé sont un danger réel. C’est pourquoi une équipe de spécialistes en médecine et en bactériologie est constituée par le gouvernement américain. Les agents et docteurs Hailey, Cassian, Marcase, Taft et Shiroma sont des experts en la matière, et parcourent le monde afin de lutter contre tous les risques qui pourraient se présenter.

Burning Zone était une série en avance sur son temps. Elle traite des désastres chimiques et biologiques qui se produisent dans le monde d’aujourd’hui (ou plutôt à la fin des années ’90). Un des épisodes phare de la série, “Alerte A La Malaria” traite ainsi d’un homme qui infecte une banque de sang avec le virus de la Malaria. A l’époque, cette maladie n’était pas encore systématiquement dépistée lors des dons de sang. Un an après la diffusion de l’épisode, la fiction rejoignait la réalité: un britannique avait été infecté par la malaria suite à une transfusion sanguine.

La série a été annulée avant qu’elle n’ait eu le temps de trouver ses marques. Diffusée aux Etats-Unis sur la chaîne UPN, elle n’a jamais eu l’audimat escompté. Composée d’une seule saison de 19 épisodes, elle fut diffusée pour la première fois en 1996.

Effets spéciaux

Les effets spéciaux rendent cette série complètement dépassée. Un excès de fumée colorée pour représenter le mal. Ça fait très années ’90 voire même parfois années ’80. L’idée de la série est pourtant bonne.

Burning Zone c’est à la fois une série policière. Puisque l’équipe de Cassian est souvent à la recherche de la personne qui contamine les autres où qui est la source du problème. Ils doivent donc toujours enquêter. Et c’est là que Michael Hailey, l’agent intervient le plus.

Elle peut également être classée dans les séries de science-fiction, puisque le paranormal occupe une grande place dans la série, surtout dans les premiers épisodes. Certains autres épisodes sont très rationnels.

Mais c’est aussi une série médicale, il ne faut pas oublier qu’ils sont trois médecins à constituer l’équipe de Cassian. Les virus, la maladie, et souvent la mort sont au centre de la série. Dans plusieurs épisodes, il y a même un petit côté Urgences.

La série est clairement marquée par les années “90. Les musiques, la manière dont les gens sont habillés. C’est un retour en pleins milieu des années “90. La série en est vraiment imprégnée.

Burning Zone n’aura pas la chance de dépasser une première saison marquée par un changement brutal de ton en plein milieu de la série, passant des enquêtes médicales à tendances paranormales à des enquêtes plus réalistes concernant différentes menaces biologiques, ainsi que d’un remaniement de l’équipe, Jeffrey Dean Morgan et Tamlyn Tomita quittant le navire en laissant la place à Bradford Tatum.

Un très mauvais générique des plus traditionnels. Des couleurs criardes. La musique fait indéniablement penser à l’ambiance d’X-Files.

Pâle copie de X-Files

Burning Zone se rapproche d’X-Files. C’est une série construite autour de l’idée de complot. Amulettes ensorcelées, personne possédée par une intelligence supérieure (venue d’ailleurs), gourous ayant des pouvoirs particuliers, virus qui ravagent des populations, lieu hanté… ne sont que quelques exemples des ennemis à combattre pour l’équipe du Docteur Cassian.

L’opposition entre le bien et le mal est fortement marquée. Les méchants sont souvent des gentils possédés ou malades. Et ce sont donc les premières victimes d’un mal supérieur, que doivent combattre les scientifiques.

Le principe de départ était bon: suivre une équipe spécialisée dans le dépistage et la résolution d’urgence de problèmes épidémiques graves (Ebola, armes chimiques et bactériologiques…)

Malheureusement, la série tourne très vite au surnaturel devenant par la même un sous-X-Files. Pourquoi sous? Car les scénaristes ne cherchent pas à rester rationnels ou cohérents. Aucun scénario n’a de base scientifique solide et ils ne cherchent pas à rester réaliste.

On ne s’ennuie pas à regarder Burning Zone. Mais il faut être réaliste, les effets spéciaux sont complètement dépassés. J’ai eu d’ailleurs plusieurs fois le sourire aux lèvres, en voyant certaines scènes. Les dialogues et les acteurs sont assez bons en tout cas au début de la série. Avec le départ de Dean Morgan et Tamlyn Tomita, le niveau a baissé. La concurrence avec X-Files devait être rude à l’époque et Burning Zone n’a pas tenu le coup.

Conclusion, je ne recommande pas chaudement cette série. Mais elle se laisse regarder sans qu’on se lasse. Mais c’est certain: elle est démodée.

À propos de Lise-Marie Cassart

Lise-Marie est journaliste. Elle travaille pour la presse écrite, et plus précisément pour le magazine féminin « Flair ». Lise-Marie a rejoint l’équipe en septembre 2004. Elle a, notamment, décortiqué durant 3 saisons les génériques de séries, tant niveau musical qu’au point de vue des images. Lise-Marie a quitté l'équipe d'AFDS en juin 2008.
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