Providence

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Lors de son lancement en 1999, Providence arrive au bon moment dans la grille des programmes de la chaîne, à une époque où les séries de science-fiction et les sitcom dominent l’écran. La série est créée par John Masius qui a déjà travaillé auparavant sur des programmes comme “Les Anges Du Bonheur” par exemple.

Série dramatique, Providence mêle humour et vie de famille, à travers le regard d’une femme généreuse. Cette série parle d’une famille: les Hansen; et est destinée aux familles. La simplicité de la série a rapidement séduit les foules, et elle s’est vue décerner en 2000, le “People’s Choice Award” pour la meilleure série dramatique télévisée.

Providence rencontre également un franc succès outre-Atlantique. En particulier grâce à Sydney, le personnage central campé par Melina Kanakaredes. D’origine Grecque, l’actrice met tout son charme et son talent à défendre son rôle.

Pour planter le décor, “Providence” raconte les (més)aventures de Sydney Hansen, une chirurgienne plastique de renom, belle, riche et drôle. Elle vit à Los Angeles avec son petit ami Jerry. A l’occasion du mariage de sa soeur Joanie, qui attend un enfant, elle retourne à Providence, sa ville natale.

Malheureusement, le jour de la cérémonie, Lynda, la mère de Sydney, décède d’une crise cardiaque. On pourrait penser que Syd va rester quelques temps auprès de sa famille étant données les circonstances. Pas du tout. Contre toute attente, elle décide de retourner à Los Angeles pour son travail.

Et là, surprise! En rentrant chez elle, elle découvre son petit ami sous la douche accompagné d’un autre homme en train de lui masser le dos. Le genre de surprise pas vraiment facile à avaler. Elle fait donc ses valises et retourne dans la maison familiale définitivement cette fois-ci.

Elle se rend compte qu’à Los Angeles, elle passe à côté des vraies valeurs de la vie puisqu’elle travaille dans un milieu ultra-superficiel. Ce sont ces vraies valeurs qu’elle est venue chercher en revenant à Providence.

Elle va donc désormais devoir assister son père, vétérinaire, le docteur Jim Hansen; s’occuper de Joanie, sa soeur qui élève seule sa petite fille Anna; ainsi que de son petit frère, Robbie totalement immature. A Providence, Syd va travailler dans une petite clinique publique, qui contraste avec le métier de chirurgien plasticien qu’elle exerçait à Los Angeles.

Sa maman, bien que décédée, ne disparaît pas pour autant de la série, elle débarque sans crier gare dans les rêves de Syd pour lui donner des conseils qu’elle le veuille ou non, principalement sur ses amours.

Parfois, Sydney donne l’impression d’être devenue, en quelque sorte, le nouveau chef de la tribu, par sa volonté et sa détermination à protéger ceux qu’elle aime. Par contre, quand il lui arrive de rencontrer un homme ou lorsqu’elle perd un patient, c’est elle alors qui a besoin du soutien et de l’attention de sa famille.

Les maîtres mots de la série sont: amour, famille, entraide, volonté de faire un travail utile, et, bien évidemment, simplicité. Cette simplicité que Syd trouve en revenant à Providence est en totale opposition avec la vie qu’elle menait à Los Angeles.

Dans un des premiers épisodes, elle lit la définition du mot “Providence” dans le dictionnaire. Premièrement, c’est la capitale du petit état du Rhodes Island. Deuxièmement, c’est la sagesse qui gouverne le monde. Voila, tout est dit sur la série: Providence représente la sagesse, la simplicité, l’enfance de Syd. Tandis que Los Angeles représente la superficialité, la légèreté, le côté futile de la vie.

Chaque épisode dure environ 45 min et commence par un petit résumé des épisodes précédents. Dans ce résumé Sydney explique rapidement ce qui se passe dans la vie de tous les membres de sa famille en terminant par son histoire personnelle. Ensuite, l’épisode commence réellement. La plupart du temps, il commence par un rêve de Sydney dans lequel sa mère apparaît. Enfin seulement arrive le générique.

La musique du générique est de W.G. Snuffy Walden, elle s’appelle “You Make Me Home” et est interprétée par Angelica Hayden. C’est une balade romantique. Le générique présente chaque personnage dans son milieu (l’endroit où il travaille, ses passions). Les premières images du générique représentent la ville de Providence, puis on voit Sydney dans un taxi lorsqu’elle revient définitivement dans la ville de son enfance.

On la voit ensuite travailler à l’hôpital et embrasser un de ses nombreux petits copains. Ce sont les trois facettes de Sydney: son attachement à sa ville, sa famille; l’importance que représente son travail à l’hôpital pour elle; et enfin son désir constant et quasi obsessionnel de trouver l’amour.

Ensuite on voit le docteur Jim Hansen regardant droit dans les yeux un chien. Le vétérinaire préfère souvent la compagnie des animaux à celle de sa famille. Apparaît ensuite, Joanie qui s’occupe de sa petite fille, Anna. On nous présente également Robbie, le petit frère, à moto et en train de jouer au basket, ses deux passions.

Finalement, on voit Lynda, la maman qui entre vigoureusement dans la pièce, comme à son habitude. Le dernier personnage à être présenté est Helen, la collègue et amie de Syd à l’hôpital. Enfin, le générique se termine sur la photo de famille prise juste avant le mariage avorté de Joanie et sur la maison familiale.

Des personnages attachants

La réussite de la série est due aussi aux personnages auxquels on s’attache très vite. Et surtout aux relations entre les personnages. “Providence” montre l’intimité d’une famille, où on fait le point sur la journée vécue au travail. Chacun se confie aux autres.

Et pourtant souvent les choses essentielles sont oubliées. La phrase “on ne me dit jamais rien, à moi!” revient fréquemment. Par exemple, lorsque Syd revient à Providence pour le mariage de sa soeur, et découvre que Joanie est enceinte de près de 8 mois, elle n’est pas au courant!

Tout le monde peut se retrouver dans un des personnages. Toutes les aînées se retrouvent dans le personnage de Syd. Elle est très attentive à ce qui se passe dans la vie de ses frère et soeur. Elle a tendance à se sentir indispensable. Alors que la famille arriverait quand même à fonctionner sans elle.

Pourtant la vie des Hansen n’a rien d’un long fleuve tranquille. Tout d’abord, il y a Robbie, le fils qui accumule les dettes de jeu. Robbie est joué par Seth Peterson qui ressemble à s’y méprendre à Jason Priestley (Brandon dans “Beverly Hills 90210”). D’ailleurs Seth Peterson a déjà joué dans Beverly Hills et, dans un genre fort proche, dans Clueless.

Son personnage accumule les magouilles en tous genres. Après le jeu, il tente toujours de gagner de l’argent un peu trop facilement. Mais souvent son père et ses soeurs sont là pour lui sauver la mise. Dragueur invétéré, il tombe souvent amoureux, c’est un vrai coeur d’artichaut. Il est resté un grand enfant qui a souvent besoin d’être assisté.

Il a vraiment la “Tanguy attitude”. Il n’assume rien. Mais ce garçon n’a pas que des défauts. Il est très généreux et est toujours prêt à aider sa famille. Il travaille comme serveur dans un bar et aide son père dans le cabinet vétérinaire. Et puis, ce qui le rend très sympathique c’est son humour, plutôt ironique (il doit tenir ça de sa mère!) et surtout le fait qu’il est plutôt mignon, ce qui ne gâche rien!

Vient ensuite Joanie, la fille cadette, mère-célibataire. C’est Paula Cale qui interprète ce rôle. Au début de la série, Joanie a peu confiance en elle, elle demande souvent des conseils à sa soeur surtout en ce qui concerne sa fille, la petite Anna. On sent qu’elle a été fort perturbée par la mort de sa mère, qui faut-il le rappeler s’est passée le jour de son mariage. Elle regrette souvent que sa mère soit décédée, reprochant à Sydney de ne pas toujours savoir quoi faire et bien la conseiller.

Joanie est très franche, et a un côté naïf. Elle ne réfléchit pas toujours avant de parler! Ce qui la rend vraiment craquante et souvent drôle. Elle est très attachée à sa famille. Elle est la confidente des histoires de coeurs de Syd. Il y a une vraie complicité entre les soeurs. Syd n’étant pas très douée dans ses relations amoureuses, elle vient souvent demander conseil à Joanie. Surtout pour tout ce qui est vestimentaire, lors de ses rendez-vous amoureux!

Joanie au départ est l’assistante de son père dans le cabinet vétérinaire. Après son accouchement, elle se lance dans la cuisine et prend des cours dans une école. Elle y rencontre Brady qui veut commercialiser sa soupe. Ils collaborent tout d’abord ensemble et ensuite arrive ce qui doit arriver… ils sortent ensemble.

Ils deviennent associés et Brady réussit à vendre la soupe de Joanie sur le marché Japonais. Mais pour cela, Joanie doit partir habiter minimum trois ans à Tokyo, ce qu’elle refuse. Elle ne peut pas s’imaginer vivre seule loin de sa famille et n’a pas envie de quitter Brady.

C’est à ce moment là, qu’ils ont une autre idée: ouvrir un traiteur pour chien! Le papa vétérinaire va bien évidemment faire de la publicité auprès de ses “patients” pour amener de la clientèle à sa fille. Et leur petite entreprise va fonctionner.

Le personnage du Docteur Jim Hansen, est interprété par Mike Farrell, qui jouait le capitaine B.J. Hunnicut dans la série M.A.S.H. entre 1975 et 1983. Jim ne parle pas beaucoup, c’est quelqu’un de calme et posé. Il préfère la compagnie des animaux à celle de sa famille. Il arrive à leur parler et je crois qu’il les comprend mieux que les humains. Très marqué par le décès de son épouse, il lui faudra du temps pour se permettre de sortir avec d’autres femmes.

Après le départ de Joanie comme assistante du docteur Hansen, Heather (Dana Daurey) la remplace. Cette jeune femme adore les animaux. Mais elle a un gros problème: elle a deux mains gauches. Pourtant très dévouée, c’est une véritable miss catastrophe qui débarque dans le cabinet vétérinaire.

Robbie viendra les rejoindre pour promener les chiens et aider son père au cabinet. Dans la seconde saison, Robbie tombe éperdument amoureux d’Heather, qui le repousse d’abord avant finalement d’accepter sa demande en mariage.

J’ai présenté un peu plus en détail chaque personnage mais j’ai oublié le principal. La série doit évidemment sa réussite à la formidable interprétation de Melina Kanakaredes, qui campe le rôle de Sydney Hansen. Le gros problème de ce personnage, c’est qu’elle ne peut s’empêcher de s’impliquer terriblement dans la vie de ses patients.

Elle est quelqu’un de très honnête et a le coeur sur la main. Elle est d’une générosité sans faille. Syd vient souvent au secours des paumés, désoeuvrés, pauvres et orphelins. Comme le dit Joanie: “Sydney ne vit que pour aider!”.

D’ailleurs sa mère, dans une de ses nombreux apparitions dans les rêves de Syd, emmène son aînée à une réunion des “Saints Anonymes” (en référence bien sûr aux alcooliques anonymes). Le but: qu’elle se défasse de son envie irrépressible de venir au secours de gens qui ne lui ont absolument rien demandé.

Les guest-stars

En plus de ce bon casting, beaucoup de guest stars participent à la série durant les 5 saisons. La saison 2 voit apparaître Michelle Phillips (“Côte Ouest” et “Beverly Hills 90210”) et Victoria Principal (la fameuse Pamela Ewing de “Dallas”) qui joue le rôle de Donna Tuperman durant quatre épisodes.

Rob Estes, connu pour ses rôles dans “Les Dessous De Palm Beach” et “Melrose Place” a un rôle durant plusieurs épisodes de la troisième saison. Dans la saison 4, c’est Jim qui a une nouvelle amie, celle-ci est interprétée par Carol Potter (la maman de Brenda et Brandon dans “Beverly Hills 90210”,… décidément).

Et finalement dans la saison 5, Melissa Guilbert, l’inoubliable petite Laura Hingalls de “La Petite Maison Dans La Prairie” joue le rôle de Lorna Berlin. Autre guest de la dernière saison, Morgan Fairchild (Gwendolynne) qui a déjà fait de nombreuses apparitions à la télévision, notamment dans “Dallas” ou dans “Friends” où elle joue la maman de Chandler.

Providence, une série dramatique

Ce que j’apprécie dans la série c’est que tout ne se termine pas toujours bien. Il ne faut pas oublier que “Providence” est une série dramatique. Les scénaristes ne sont pas tendres avec les téléspectateurs. Ils n’hésitent pas à tuer certains patients de Sydney auxquels le public s’est attaché. Ou encore à rompre une des nombreuses relations amoureuses de Syd alors qu’on trouvait justement qu’ils formaient un si joli couple.

Le meilleur exemple est l’histoire de Lily, une jeune fille de 16 ans sans abri que Syd rencontre à la clinique, pour une consultation. En fait la jeune fille va rouler Sydney puisque son seul but est de prendre les clés de la pharmacie pour pouvoir voler des médicaments le soir. Tout cela est orchestré par son petit ami qui a plutôt une mauvaise influence sur elle.

Le soir même, Sydney les surprend à l’hôpital et dans leur fuite, la jeune fille va passer à travers une vitre et être hospitalisée d’urgence. Syd va la prendre sous sa coupe. Lily est placée dans une famille d’accueil mais fugue. Syd la retrouve juste avant qu’elle ne prenne un bus pour quitter l’Etat.

Elle lui propose alors de venir vivre sous le toit des Hansen. Lily va être présente dans la série pendant une dizaine d’épisode et ensuite mourir dans un tragique et spectaculaire accident de voiture. Même des personnages qui prennent de l’importance dans la série peuvent mourir sans qu’on s’y attende.

Lynda

Les dialogues de “Providence” sont alertes et drôles. On remarque aussi le nombre impressionnant de jeu de mot, parfois un peu faciles avec les animaux. Ce qui fonctionne très bien dans la série, c’est l’ironie principalement de Robbie et de Lynda, la maman.

Mais la trouvaille géniale du scénario de “Providence”, c’est le retour du fantôme de Lynda que l’on retrouve dans chaque épisode. Elle ne peut s’empêcher de se mêler de la vie de ses rejetons. Avec humour et finesse, on voit que “Providence” est une satyre de ces grands enfants incapables de couper le cordon ombilical et de prendre seuls les décisions importantes de la vie.

C’est l’effet “Tanguy”, évoqué plus haut. Les trois enfants sont comme ça. Après la mort de la maman, la famille se transforme, Syd prend en quelque sorte la place de sa mère. Elle dirige un peu la tribu comme le faisait Lynda. Un état de fait qui ne semble pas gêner Robbie qui demande à sa soeur de le couver (en lui préparant son petit déjeuner, etc…) comme le faisait sa mère.

Syd refuse et lui dit de se débrouiller tout seul. Joanie lui demande des conseils et regrette souvent que sa mère soit décédée (reproche qu’elle fait souvent à sa soeur: “maman, elle au moins, aurait su ce qu’il faut faire”).

Et le papa, Jim se retrouve très seul. Syd essaye de l’aider du mieux qu’elle peut, en parlant avec lui et l’écoutant. Elle remplace aussi sa maman dans le sens où les parents deviennent Jim et Syd: les adultes responsables. Et Robbie et Joanie restent les enfants qui font encore des erreurs. Pourtant même si Sydney paraît adulte, nous verrons également qu’elle peut elle aussi commettre des erreurs (notamment dans son travail).

Il y a aussi une sorte de parallèle entre le travail de Sydney et le travail de son père. Syd s’investit énormément auprès de ses patients et prend son métier très à coeur. Il lui arrive parfois de passer la nuit au chevet de ses patients comme elle l’a fait avec Lily. Le métier de Jim est également extrêmement important pour lui et il s’attache rapidement aux animaux qu’il reçoit en consultation.

Il lui est aussi arriver de passer des journées entières avec ses patients à plumes et à poils. Il est d’ailleurs resté veiller un bouledogue toute la nuit. Celui-ci déprimait car son maître était décédé. L’animal finira par en mourir de chagrin.

Jim restera à son chevet en lui expliquant que lui aussi sait ce que c’est de perdre son compagnon. Et puis, lorsque Sydney ramènera Lily à la maison, Jim va se prendre d’affection pour cette jeune fille et lui donner beaucoup d’attention. Il y a ainsi beaucoup de points communs entre les deux médecins.

Mais revenons aux rêves de Sydney. Elle rêve beaucoup. Il est facile de comprendre quand on sort de la réalité puisqu’inévitablement sa maman débarque une cigarette à la main (alors qu’elle avait arrêté de fumer parce qu’elle était cardiaque). Elle apparaît toujours habillée comme lors du mariage de Joanie, qui est aussi le jour de sa mort!

Les rêves de Syd sont la plupart du temps de grands délires sur ses relations amoureuses. Ces petits copains y apparaissent, parfois sa soeur. Syd culpabilise souvent pour beaucoup de choses et ça se voit parfois dans ses rêves.

Ces rêves reflètent les soucis ou les fantasmes de Sydney. La mère de Syd, Lynda utilise souvent l’ironie. Il y a des jeux de mots fréquents du type “non mais je rêve là” et la mère débarque en disant “oui ma chérie tu rêves”. Ainsi le scénariste explique au téléspectateur ce qui se passe. Tout est clair pour tout le monde.

Il y a une opposition entre le quotidien des personnages, qui est souvent difficile. Les sujets traités dans “Providence” sont des sujets difficiles, comme la maladie, la mort, la rupture amoureuse, les problèmes relatifs aux dettes de jeu de Robbie, le deuil pas toujours facile à faire pour Jim, le fait que Joanie éduque seule sa fille.

Donc il y a tout le côté difficile du quotidien, et à côté de cela, le côté farfelu, complètement déjanté des rêves de Sydney. Ca permet aux scénaristes de faire des intermèdes plus légers à la série, de la faire respirer, de l’aérer, de lui donner du souffle, de faire des passages un peu plus légers.

Mais quand je parle de côté déjanté et farfelu, les rêves restent tout de même très proches du réel. Ce n’est pas comme dans “Ally McBeal” où il y a des effets spéciaux. On ne verra jamais dans “Providence”, dans les rêves de Sydney, un bébé virtuel en train de danser et chanter sur des airs de Barry White.

Ca n’empêche pas Syd de s’imaginer être Cendrillon ou Juliette embrassant Roméo sur le balcon de Vérone! Avec toujours en fond de scène, sa mère qui met son petit grain de sel pour anéantir les fantasmes de Sydney.

Lynda, la maman pourrait vous sembler être une vraie peste mêle-tout. Pourtant dans certains rêves, elle conseille vraiment sa fille. Cela permet à Sydney d’avancer et de mieux comprendre certaines situations par la suite.

Parfois sa maman la met sur la piste de problèmes qui peuvent surgir en disant à Sydney de s’occuper de son père par exemple. Et effectivement, dans cet épisode le docteur Jim Hansen ne se porte pas très bien, il repense de nouveau beaucoup à sa femme. Il ne faut pas oublier qu’étant morte, Lynda est au courant de tout ce qui se passe dans la famille.

Les scènes avec la maman dans le monde des rêves permettent aux scénaristes une très grande liberté. Ils peuvent faire apparaître ou disparaître n’importe qui. Faire revivre à Sydney des moments de son passé. Ou encore nous montrer les soucis ou fantasmes inconscients de Sydney. Il leur arrive aussi de mélanger les mondes de Syd.

Je m’explique: par exemple de faire apparaître à la fois le milieu médical et celui de ses amours. Comme dans cet extrait où Kyle (son amour secret d’ado) dont elle est retombée amoureuse à son retour, est opposé à Jerry, son ex de Los Angeles. Ils sont tous les deux étendus sur une table d’opération.

Et Syd doit assister le chirurgien mais ce dernier c’est Lynda. C’est son inconscient qui parle. Dans cet épisode elle doit choisir entre les deux amours de sa vie et elle se tracasse pour une intervention qu’elle va devoir faire. Cela représente aussi son stress à son boulot.

Lors de son lancement en 1999, Providence arrive au bon moment dans la grille des programmes de la chaîne, à une époque où les séries de science-fiction et les sitcom dominent l'écran. La série est créée par John Masius qui a déjà travaillé auparavant sur des programmes comme "Les Anges Du Bonheur" par exemple. Série dramatique, Providence mêle humour et vie de famille, à travers le regard d'une femme généreuse. Cette série parle d'une famille: les Hansen; et est destinée aux familles. La simplicité de la série a rapidement séduit les foules, et elle s'est vue décerner…

En quelques mots...

Lise-Marie Cassart
Alexandre Marlier
Sarah Sepulchre
Sophie Sourdiaucourt

Providence

Critique de l'auteur: Une bluette sympathique mais un peu redondante, illuminée par Melina Kanakaredes.

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À propos de Lise-Marie Cassart

Lise-Marie est journaliste. Elle travaille pour la presse écrite, et plus précisément pour le magazine féminin « Flair ». Lise-Marie a rejoint l’équipe en septembre 2004. Elle a, notamment, décortiqué durant 3 saisons les génériques de séries, tant niveau musical qu’au point de vue des images. Lise-Marie a quitté l'équipe d'AFDS en juin 2008.

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