Dead Like Me

Dead Like Me

Tout d’abord, en deux mots, l’histoire de Dead Like Me pour se plonger dans l’ambiance. A 18 ans, George Lass est une jeune fille comme les autres jusqu’au jour où les toilettes de la station Mir tombent et l’écrasent.

Morte, George reste sur terre comme “faucheuse”, une non-morte. Sa mission: attraper les âmes des personnes, juste avant qu’elles ne meurent. Elle provoque la mort en les touchant sans forcément maîtriser la manière dont la personne va mourir.

Le premier mot qui vient à l’esprit en voyant le générique de Dead Like Me, c’est “loufoque”. On s’attend à tout sauf à cela. On sait qu’on va parler de la mort dans la série, on se dit donc qu’on va avoir droit à un générique sombre, sérieux, solennel.

Au lieu de ça, on est face à un générique étonnant, surprenant. On y aborde la mort sur un ton ironique et humoristique.

Une petite musique guillerette, le soleil qui brille dans le feuillage vert d’un arbre et le titre de la série qui apparaît. Voilà le premier plan du générique de Dead Like Me. Au premier abord, c’est plutôt sympathique et surtout lumineux comme générique.

On voit alors une faucheuse d’âme, reconnaissable à la cape noire et la faux à la main, en train de tranquillement promener son chien dans un parc.

Ensuite, c’est un peu comme la série des “Martine” mais avec la faucheuse. La faucheuse fait du sport, la faucheuse au travail, elle pointe, fait des photocopies, prend l’ascenseur, boit un café.

La faucheuse prend le métro. La faucheuse joue au basket avec ses amis faucheurs d’âmes. La faucheuse lave son linge-sale. La faucheuse à la maison en train de se brosser les dents. Une vie bien ordinaire en somme.

Le dernier plan est intéressant puisque quand la faucheuse lambda qu’on suit depuis le début du générique retire sa capuche lorsqu’elle se brosse les dents, c’est la tête de George qui apparaît. On le voit, l’héroïne de la série est l’une d’entre-eux.

Etre faucheur, ça n’a rien de glamour. Le générique le montre bien. Les faucheurs sont habillés selon le stéréotype répandu chez les humains: la cape noire et la faux.

Mais loin de faire des trucs super cool, ils suivent la loi du métro-boulot-dodo. On les voit au parc, à la gym, au bureau, en train de mater les filles dans le couloir, dans le bus, à la laverie… Bref rien de bien excitant.

La vie de faucheur n’a rien de drôle. On n’a pas d’horaire, pas de salaire, pas de repas payé par l’employeur et pas de logement! Et, en plus, le statut ressemble horriblement à celui de fonctionnaire.

L’entreprise est compartimentée en services: les morts par maladie, les morts par causes externes (celui de George), les morts d’animaux… On a un chef de service qui à lui-même un supérieur.

C’est ce qui transparaît tout au long de la série, et en cela le générique en est très représentatif. On le voit bien ici le thème de la série est présenté de manière pertinente.

Mais aussi de manière complètement décalée parce que voir tous ces faucheurs dans la vie réelle, c’est terriblement irréel! C’est également le but de la série, le thème principal c’est la mort, mais on la présente d’une manière totalement originale qui n’avait pas encore été abordée dans les séries.

Le générique de Dead Like Me casse tous les préjugés que l’on pourrait avoir d’une série qui parle de la mort. Et pourtant pour casser ces préjugés, il utilise un stéréotype tellement évident qu’il nous déconcerte et en même temps qui donne le ton de la série.

Non, on n’a pas affaire à une série sombre, noire et une ambiance lourde face à la mort. Mais à quelque chose de complètement novateur et d’inattendu.

Dans ce générique, ce n’est pas la mort en elle-même qui est présentée, mais une illustration stéréotypée de la mort. Et si on va plus loin, on peut aussi se dire que la mort c’est en quelque sorte notre quotidien, que la routine nous tue à petit feu. C’est peut-être ça le message de la série.

Tout d’abord, en deux mots, l’histoire de Dead Like Me pour se plonger dans l’ambiance. A 18 ans, George Lass est une jeune fille comme les autres jusqu’au jour où les toilettes de la station Mir tombent et l’écrasent. Morte, George reste sur terre comme "faucheuse", une non-morte. Sa mission: attraper les âmes des personnes, juste avant qu’elles ne meurent. Elle provoque la mort en les touchant sans forcément maîtriser la manière dont la personne va mourir. Le premier mot qui vient à l’esprit en voyant le générique de Dead Like Me, c’est "loufoque". On s’attend à tout…

En quelques mots...

Lise-Marie Cassart
Alexandre Marlier
Cindy Willeme
Nathanaël Picas
Sarah Sepulchre
Sophie Sourdiaucourt

Dead Like Me

Critique de l'auteur: Drôle, fun et enjoué, à l'image de la série. Où comment rire de et avec la mort...

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À propos de Lise-Marie Cassart

Lise-Marie est journaliste. Elle travaille pour la presse écrite, et plus précisément pour le magazine féminin « Flair ». Lise-Marie a rejoint l’équipe en septembre 2004. Elle a, notamment, décortiqué durant 3 saisons les génériques de séries, tant niveau musical qu’au point de vue des images. Lise-Marie a quitté l’équipe d’AFDS en juin 2008.

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