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Quatrième Dimension (la)

De nombreuses séries voient plusieurs versions de leur générique défiler. Série mythique par excellence, La 4ème Dimension a enchanté des générations de téléspectateurs, et marque encore les esprits aujourd’hui. Cette série fantastique a été tournée entre 1959 et 1964. Durant cette période trois génériques vont se succéder.

Le premier débute sur un trompe-l’oeil en forme de spirale qui tourne. Cette spirale s’éloigne de nous pour se transformer en une lune dans l’espace et créer une sorte de brouillard devant l’astre.

Le brouillard se matérialise en faisant apparaître le titre de la série “The Twilight Zone”. Le titre se brise ensuite comme une vitre en une poussière d’étoiles. Dès le début on est plongé dans un univers étrange. Cette sensation est accentuée par la musique du générique.

Le second générique commence par du brouillard qui se dissipe pour faire apparaître la lune. Ensuite, la lune descend sur une ligne d’horizon. Cela fait penser à un coucher de soleil.

C’est tout à fait concevable puisque les génériques sont en noir et blanc. Nous sommes en 1960 ne l’oublions pas.

Le titre apparaît alors et en s’approchant du téléspectateur se brise comme précédemment. On reste dans le même genre de générique avec le même thème et des éléments récurrents: la lune, le brouillard, l’espace…

Dans la troisième version du générique, on retrouve toujours le brouillard, mais plus la lune. On voit apparaître des nuages, ensuite une sorte de désert où l’ombre de gros rochers s’allonge. On voit alors une montagne rocheuse et de nouveau l’espace. Cette fois le titre ne se brise plus.

On entend une même voix off pendant le générique, voici ce qu’elle dit:

“Au-delà des dimensions classiques où l’homme projette ses pas, il en est une où s’échappent ses pensées les plus folles. C’est une dimension aussi vaste que l’espace, aussi démesurée que le temps. Un reflet changeant entre l’ombre et la lumière. Un champ d’hypothèses entre la science et la superstition. Un terrain glissant entre l’abîme de nos frayeurs et la cime de nos connaissances. Sublimant l’imagination, faisant éclater le rationnel, nous l’appellerons simplement La 4ème Dimension.

La voix off est l’élément qui apporte toute l’originalité de ce générique. On en apprend énormément sur la série. Sans cette voix off, le générique n’aurait aucun sens. C’est elle qui nous fait comprendre les éléments du générique.

En 2002, un remake de La Quatrième Dimension est diffusé. En anglais il s’agit toujours de The Twilight Zone, mais en français, elle est traduite par La 13ème Dimension.

Tout comme son aînée, elle est une anthologie d’histoires étranges, fantastiques et énigmatiques. Même si elle a peu convaincu les spectateurs et les critiques, il est intéressant d’analyser son générique en regard des précédents.

Cette fois, et c’est normal, il est en couleur. Les couleurs dominantes sont le bleu et le blanc.

Au début on se trouve dans un couloir. Au mur, sont accrochés des tableaux dans lesquels on retrouve des éléments qui nous rappellent la série des années ’60.

Au bout du couloir une porte s’ouvre sur un oeil qui se brise comme du verre. On se retrouve alors dans l’espace. Le brouillard est toujours présent et comme dans le premier générique il se matérialise pour faire apparaître le titre de la série.

On voit donc que ce générique reste dans le même esprit que les précédents, même si, années 2000 obligent, des éléments et des effets très modernes sont apportés. Il est à noter, et c’est important, que la musique est restée la même.

En conclusion, dès le générique on est plongé dans l’atmosphère de la série. Dans le monde de l’étrange et du surnaturel. La musique soutien les images et le récit de la voix-off est indispensable à l’ensemble.

À propos de Lise-Marie Cassart

Lise-Marie est journaliste. Elle travaille pour la presse écrite, et plus précisément pour le magazine féminin « Flair ». Lise-Marie a rejoint l’équipe en septembre 2004. Elle a, notamment, décortiqué durant 3 saisons les génériques de séries, tant niveau musical qu’au point de vue des images. Lise-Marie a quitté l'équipe d'AFDS en juin 2008.
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