Sex & The City

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Avertissement: La série étant terminée depuis 2004, l’ensemble du dossier et le podcast sont truffés de spoilers. Si vous souhaitez découvrir la série par vous même, nous vous conseillons de revenir le lire ou l’écouter après avoir visionné la série!

Premier coup d’oeil

Sex & The City a été diffusée entre 1998 et 2004 sur la sulfureuse chaîne câblée américaine HBO. Elle compte 6 saisons, soit 94 épisodes de 30 minutes. La fiction suit les vies, surtout amoureuses, de quatre new-yorkaises qui appartiennent à l’élite snob de Manhattan. Elles sont incarnées par Sarah Jessica Parker (Carrie Bradshaw), Kim Cattral (Samantha Jones), Kristin Davis (Charlotte York) et Cynthia Nixon (Miranda Hobbes).

Au moment où la série arrive en Europe, ces actrices sont plutôt inconnues. Pour la plupart, elles ont pourtant déjà fait du théâtre, ont tenu des rôles dans des films ou des séries télévisées. Mars Attack ou Ed Wood pour Sarah Jessica Parker, Police Academy, Wild Palms et Star Trek 6: The Undiscovered Country pour Kim Cattral, Melrose Place (dans le rôle de Brooke Armstrong) pour Kristin Davis, Amadeus et une collection impressionnant de pièces de théâtre pour Cynthia Nixon.

Etant donné la thématique principale, certains rôles masculins sont récurrents. Nick Noth (Mr. Big) est probablement l’acteur le plus connu du casting. Il a été pendant 5 saisons le détective Mike Logan dans New York District (Law & Order). David Eigenberg (Steve Brady) est apparu dans des seconds rôles récurrents pour Homicide et The Practice. Evan Handler (Harry Goldenblatt) a participé à la série A La Maison Blanche et The Guardian. John Corbett (Aidan) était la vedette de My Big Fat Greek Wedding et il tenait le rôle de Chris Steven dans Bienvenue en Alaska. Pour les connaisseurs, le Time magazine considérait que Mikhail Baryshnikov (Aleksandr Petrovsky) était “le plus grand danseur vivant”. Il a été successivement danseur en Russie et aux Etats-Unis, chorégraphe, directeur artistique et acteur.

Darren Star est le créateur du programme. Il s’était auparavant illustré sur des soap moins brillants comme Beverly Hills (1990), Melrose Place (1992) ou Central Park West (1995). Sex & The City va véritablement le lancer et son parcours précédent ne manque pas d’étonner les critiques qui jettent un oeil sur son passé. La chaîne câblée HBO lui permet beaucoup plus que les networks pour lesquels il avait travaillé. Les actes et les paroles des quatre filles de Manhattan sont plus explicites, l’image est léchée, les dialogues serrés, l’humour piquant.

Mais la série représente aussi une certaine continuité avec son passé. Toujours un groupe de personnes, plutôt bourgeoises, le milieux de la mode et des médias. Toujours des célibataires. Toujours cette recherche de l’amour et de soi. Depuis, Darren Star a créé Grosse Pointe (2000) et The Street (2000), mais la série féminine reste son chef d’oeuvre. Michael Patrick King qui a travaillé sur Murphy Brown et Will & Grace ; John Melfi qui s’est illustré notamment avec De La Terre A La Lune et Earth 2 ; Jenny Bicks qui a écrit pour Dawson et Seinfeld sont les trois autres producteurs exécutifs de la série. Jane Raab, Antonia Ellis, Julie Rottenberg et Elisa Zuritsky sont producteurs. Amy B. Harris et Grace Naughton sont co-productrices.

Présentation

Sex & The City commence par “il était une fois…” et une voix-off se lance dans l’histoire d’une journaliste anglaise qui débarque à New York, rencontre un homme charmant dans une galerie d’art, passe deux semaines idylliques, visite une maison pour ne plus jamais entendre parler de lui… Comme ce couple, l’atmosphère de conte de fée n’a pas tenu longtemps. “Cupidon a quitté le poulailler”. Bienvenue à Manhattan! Le début de la série se calque totalement sur le début du livre de Candace Bushnell qui raconte l’histoire de la même journaliste anglaise.

“Bienvenue dans l’ère de l’innocence perdue. Les lumières rutilantes de Manhattan brillent toujours, qu’avaient choisies Edith Wharton comme toile de fond à ses romans d’amour qui nous faisaient battre le coeur, mais la scène est vide. Plus personne ne prend son petit déjeuner chez Tiffany, plus personne ne cultive le souvenir de ses aventures amoureuses. Non: aujourd’hui, nous avalons une tasse de café à sept heures du matin et essayons de les oublier aussi vite que possible. Comment en sommes-nous arrivés là?” (Candace Bushnell, Sex & The City, Albin Michel, 1996, p. 10).

Miranda Hobbes, Charlotte York, Skipper, Samantha Jones, Stanford défilent sur l’écran (on le sait parce que leurs noms s’affichent) et Carrie Bradshaw. Pour ceux qui connaissent le reste de la série, le pilote et les premiers épisodes paraissent plats, mais, en quelques minutes, le thème (les relations hommes-femmes à New York, soit beaucoup de sexe et parfois de l’amour) et le ton (rapide, journalistique et direct) sont donnés.

Les quatre héroïnes sont réparties sur une ligne qui va de la femme traditionnelle en attente du prince charmant blanc, religieux et riche à la femme curieuse, recherchant le plaisir sans se soucier vraiment des années qui passent. La première est Charlotte York évidemment, la deuxième est Samantha Jones. Entre les deux, on trouve Carrie, moins prude que Charlotte, moins naïve aussi, mais qui cherche cependant l’homme de sa vie. Miranda est une femme indépendante, qui récolte les succès dans sa vie professionnelle et qui cultive le cynisme. Ce qui la dérange dans le couple, ce sont souvent les hommes trop machos. Elle n’a cependant pas renoncé totalement à l’amour et n’a pas l’activité sexuelle de Samantha. Voilà en quelques mots où en sont les héroïnes au début de la première saison.

Elles vont évoluer. Le mariage que Charlotte a attendu toute sa vie est un fiasco. Elle retrouvera un amour tout aussi, voire plus fort avec Harry, mais elle aura dû auparavant apprendre à revoir sa définition de l’homme idéal. Peut-être n’est-il pas ce bourgeois policé qu’elle imaginait? Carrie va devoir batailler ferme pour gagner le coeur de l’homme qu’elle aime. Et elle va découvrir qu’elle n’est pas parfaite. Elle a brisé un mariage et trompé Aidan. Elle s’est roulée aux pieds d’un homme égocentrique qui a failli lui faire perdre Big, ses amis, New York et l’estime de soi.

Samantha sera prise à son propre jeu. A force de coucher, on attire des hommes comme Richard, incapables d’être monogames. Elle devra aussi se remettre en question: le sexe n’est pas tout. Elle qui a quitté James pour des raisons sexuelles (il a un petit pénis et ne lui procure aucun plaisir), elle se retrouve sans libido après le traitement de son cancer. Heureusement pour elle, son petit ami du moment, Jerry, ne réagit pas comme elle cinq ans plus tôt.

Miranda devra apprendre à lâcher du lest. Elle doit s’avouer qu’elle a besoin des autres, qu’elle est capable d’aimer et de supporter quelqu’un à ses côtés. Dans son cas, ce sont des événements violents qui la font avancer: la mort de sa mère, une grossesse inattendue. Il lui faudra du temps, quatre saisons, pour ouvrir son coeur à Steve.

Sex & The City, c’est aussi l’histoire de Manhattan qui rassemble la population branchée de New York. On circule dans le milieu de la mode, des médias, du luxe. Le site officiel de HBO déborde d’ailleurs de mode à toutes les pages. On peut y voir les tenues fétiches des héroïnes, par exemple.

Sex & The City, c’est également une série qui présente des gens riches: leurs restaurants, leurs chaussures, leurs fringues, leurs appartements, les arts. Vous connaissez beaucoup de gens dont un reportage a été fait à l’occasion de leur mariage? (Mister Big et Natasha) Vous connaissez des personnes dont l’intérieur a été photographié par les magazines de déco? (Charlotte et Trey). Un milieu qui semble ne pas vraiment évoluer et un peu déconnecté de la vie. Les attentats du 11 septembre 2001 n’ont pas vraiment leur place dans la série. Tout au plus dédie-t-on un épisode à “notre ville New York, présent et pour toujours” (4.18).

Sex & The City est adaptée du livre de Candace Bushnell, une compilation d’articles écrits par l’auteur pour le New York Observer. Elle a suivi à la lettre le conseil de son rédacteur en chef qui lui a dit qu’on écrivait mieux sur ce qu’on connaissait. Candace est une célibataire vivant à Manhattan, elle était plutôt bien placée pour écrire sur les relations hommes-femmes à Big Apple. Candace collaborait aussi à Vogue. Depuis elle a remporté d’autres succès avec Quatre Blondes, un ouvrage rassemblant quatre nouvelles sur les mêmes thèmes que Sex & The City, et Trading Up, un roman sur le parcours d’un mannequin grisée par le succès, mais qui se heurte à un monde de célébrité, de sexe et de dépravations qui la poussera à s’interroger sur l’amour, l’amitié et ses rêves (plus d’info sur www.candacebushnell.com).

Sex & The City, la série, c’est aussi l’histoire de son auteur. Dès la première saison, où la promotion de sa chronique est affichée sur les bus, Carrie est la représentante de la carrière de Candace Bushnell. Carrie écrit d’abord pour un seul journal avant d’étendre son champ d’activité au magazine Vogue. Elle est invitée à Los Angeles pour parler d’une adaptation cinéma de ses chroniques. Elles sont ensuite éditées en un volume relié et Carrie entreprend une tournée de lectures publiques. Elle a des fans à Paris où le livre marche bien. Nul doute qu’en rentrant de Paris avec Big, elle aurait écrit un roman intitulé Quatre Blondes si la série avait continué!

Evolution des saisons

La première saison fonctionne comme une mise en place des caractères des personnages (nous en avons présenté le principal ci-dessus). Elle se centre et se termine sur la relation entre Carrie et Mister Big.

La deuxième saison reprend le fil et débute sur Carrie qui a le coeur brisé. On explore quelques bizarreries sexuelles (un type grossier au lit, un sado-masochiste, un type qui regarde des pornos pendant l’acte, un vieux riche, un nouveau circoncis, un fétichiste des chaussures) portés par les différents rendez-vous des quatre protagonistes. Miranda rencontre Steve. La saison se termine sur les fiançailles de Big avec Natasha.

Les deux premières saisons s’attardaient surtout sur le couple Big-Carrie. La troisième débute et se termine sur Charlotte. “Je me marie cette année”. Elle annonce la couleur. Elle ne se doutait probablement pas qu’elle se séparerait dans la foulée. Carrie rencontre son deuxième grand amour, Aidan, et sabote tout en couchant avec Big. Miranda et Steve remettent le couvert en allant plus loin cette fois: Miranda a accepté qu’ils vivent ensemble. Après être tombée amoureuse de James, qu’elle a largué en raison de la taille de son pénis, Samantha redevient égale à elle-même, c’est-à-dire curieuse et sans attache.

La quatrième saison sera celle des événements qui font grandir. Charlotte donne une chance à Trey, apprend qu’elle est stérile et se heurte à sa belle-mère. Le mariage idéal n’existe pas! Malgré ce qu’elle dit, Miranda reste proche de Steve. Elle tombe enceinte, cela la déstabilise et remet en question ses plans de carrière, ses plans drague, sa vie. Samantha tombe amoureuse et cela se passe mal. Pour la première fois de sa vie, peut-être, elle vit un chagrin d’amour. Elle se retrouve dans ce rôle qu’elle déteste tant: la femme accro à un homme. Carrie est à deux doigts de se marier avec Aidan, mais elle doute et il n’a pas confiance en elle. Pour ne rien arranger, Big lui apprend qu’il déménage en Californie. Elle se retrouve seule à New York.

La cinquième saison s’éloigne un peu de la vie amoureuse. Le livre de Carrie est publié et elle est emportée dans de nouvelles occupations. Miranda doit apprendre à concilier son boulot, Brady, ses kilos à perdre et les hommes qu’elle rencontre. Charlotte surmonte son divorce et entame une liaison avec son avocat qui est à l’opposé de tout ce qu’elle a toujours aimé chez un homme. Au point qu’elle en est un peu gênée. Peut-on tomber amoureux de quelqu’un qui nous gêne? Samantha tire un trait définitif sur Richard.

La sixième saison récolte les fruits de la cinquième. Les héroïnes sont maintenant des personnages riches d’un passé. Après les ruptures subies avec Big, Aidan et Jack, Carrie se tourne vers un homme créatif et romantique, Aleksander Petrovsky. Mais les apparences sont trompeuses. C’est surtout un égocentrique qui fait le vide autour d’elle. Il l’éloigne de ses amies, de son métier, de sa ville et d’elle même. Big, enfin accepté par les trois autres, est envoyé en mission et viendra la libérer tel un prince charmant. Sur ce personnage au moins, la série fait une concession au compte de fée. Le prince charmant semble parfois exister. Cela me semble un paradoxe avec tout le reste, mais bon…

La petite trahison “Carrie-Big” est largement rattrapée par les autres personnages sur qui ne porte probablement pas la pression du héros. Résultat: les trois autres personnages paraissent plus libres et plus riches que Carrie au moment de clôturer la série. Charlotte se convertit au judaïsme pour être avec Harry et entame une croisade contre la stérilité. Elle a dû apprendre que les apparences ne sont pas tout dans la vie. Elle a su mener un combat pour l’adoption et trouver un allié en chemin.

Miranda avoue son amour pour Steve, apprend à faire des concessions, apprend à agir pour les autres. La solitaire cynique du début est maintenant la plus entourée des quatre. Samantha rencontre par hasard Jerry. Il n’est au départ qu’un bon coup dont elle ne connaît ni le nom, ni le métier. Par sa patience et sa compréhension, il parviendra à la toucher. Par son soutien durant son combat contre le cancer et parce qu’il a survécu à la seule période creuse – sexuellement parlant – de la vie de Samantha, il a obtenu ce qu’aucun avant lui n’a pu avoir: un couple durable. La dernière saison est à la fois pleine de surprises et un achèvement de ce qui a précédé. En guise de clin d’oeil, la dernière image de la série, nous révèle l’identité de Big.

Les hommes et les femmes:

des personnages complexes

Le thème des relations hommes-femmes est exploré par les multiples situations qui arrivent aux protagonistes ou aux personnages secondaires durant les 6 saisons que compte la série. On parle évidemment de sexe, d’amour, mais aussi d’amitié (entre Carrie et Stanford, par exemple ou Miranda et Steve a un moment) ou de travail. Evidemment, nos héroïnes rêvent de l’amour parfait et avec un grand A.

Mais ce que j’apprécie dans cette série, c’est que l’amour parfait n’a pas toujours le même visage. Moi, je ne considère pas que l’amour parfait passe nécessairement par le mariage, deux enfants et une maison cossue. Alors Ma Sorcière Bien Aimée ou Sept A La Maison, c’est pas trop mon rêve. Mais ma voisine, elle n’est peut-être pas d’accord avec mon point de vue. Et mon autre voisine, divorcée, trois enfants et amoureuse du facteur, qui lui-même est marié de son côté, a probablement une vue encore différente de l’amour parfait. Sex & The City peut contenter à peu près tout le monde parce que les scénaristes ont réussi à modeler des personnages féminins et masculins très complexes, très affranchis des stéréotypes courants et très novateurs. Je dis “à peu près” parce que dans Sex & The City, il y a le mot “city” et que la série a une vue très urbaine sur les choses et donc de l’amour.

Les 4 héroïnes et les personnages récurrents

Carrie Bradshaw: elle a la trentaine bien sonnée et est célibataire. Signe particulier: elle se touche constamment les cheveux et se remet sans cesse du beurre de cacao. Enervant!

Carrie est donc chroniqueuse pour le New York Star, déjà célèbre quand la série débute puisque son portrait est sur les bus (1.06). Son succès ne fera que croître au fil des saisons. Un producteur veut faire un film de ses chroniques. Elle se rend donc à L.A. pour rencontrer, entre autres, la “junior development” (jouée par Sarah Michelle Gellar). Mais elle n’aime pas trop la vision que le producteur a de sa propre histoire (3.13). Son expertise est cependant de plus en plus établie et on lui demande de donner des cours sur la manière de rencontrer des hommes à Manhattan (3.16) ou de défiler pour un show de mode (avec Heidi Klum et Donald Trump, 4.02).

Le bug de son ordinateur est à deux doigts de foutre sa carrière en l’air (4.08), mais elle survivra. Pour garder son appartement, elle étend ses activités vers le prestigieux Vogue et elle rencontre la dure Enid (4.17). Un éditeur lui propose de publier ses chroniques sous forme de roman (5.02). Elle accepte, même si les négociations sont rudes pour la photo de couverture (5.04). Elle le dédicace à Charlotte qui a toujours cru en l’amour. Elle est alors emportée dans un tourbillon de tournées de dédicaces (5.07). Elle est maintenant une personnalité reconnue et elle a l’honneur d’ouvrir la session de la bourse de Wall Street le jour où le New York Star y est côté (6.01).

Durant les six ans que dure la série, elle sortira avec Seth un schizophrène (John Bon Jovi), un éjaculateur précoce (mais elle adore sa mère 2.15), un alcoolique (2.16), un politicien (3.01), Sean un bisexuel (qui lui permet d’échanger un baiser lesbien avec Alanis Morissette 3.04), un ado attardé (3.15), un musicien de Jazz (4.03), Jack Berger un écrivain (5.05) et un ancien du lycée qui est en dépression (David Duchovny, 6.10). Mais évidemment, on retient surtout Big (un homme fort, riche, capable de la soutenir, de l’entretenir et de la faire rêver), Aidan (il préfère attendre d’être amoureux avant de coucher, il a un chien et une cabane dans les bois) et Aleksander Petrovsky (un artiste avec tout ce que cela implique de bizarreries, mais aussi d’égoïsme).

Carrie et Mr Big: Elle trouve que Big est parfait et elle pense qu’elle doit donc être parfaite avec lui, résultat elle n’est pas naturelle du tout (1.11). Elle rompt avec lui parce qu’il ne répond pas à la question: “Suis-je la femme de ta vie ?” (1.12) “Je pleurerai une semaine puis je retrouverai la foi en moi et je rencontrerai quelqu’un qui sera sûr que je suis la femme de sa vie”, dit-elle à la fin de la première saison. Ils se remettent ensemble à l’épisode 2.05. C’est à ce moment-là qu’il la présente comme sa petite amie pour la première fois (2.06). Mais cela ne signifie pas qu’il est prêt à s’engager puisqu’il ramène les affaires qu’elle a “innocemment” laissées dans son appartement (2.11).

Ils rompent une deuxième fois parce qu’il a développé le projet de déménager à Paris sans en parler à Carrie (2.12). Quand elle le revoit, par hasard, dans les Hamptons, il est avec Natasha, sa… fiancée (2.17). Carrie se dit qu’ils pourraient être amis, mais elle ne va pas à ses fiançailles tout de même (2.18). Elle tombe sur les photos de son mariage dans le journal et cela l’attriste (3.03) Elle revoit Big lors d’une fête sur un bateau. Il s’impose de nouveau dans sa vie en lui annonçant qu’elle lui manque (3.08). Puis il débarque au salon des designers où Aidan expose. Il est saoul et il avoue à Carrie que son mariage ne marche pas. Ils finissent par coucher ensemble (3.09).

Big veut quitter sa femme. Elle n’est pas d’accord, mais elle ne peut se résoudre à mettre un terme à leur relation. C’est pourtant ce que Miranda lui conseille de faire (3.10). Charlotte est offusquée que Carrie brise un mariage alors qu’elle prépare le sien. Finalement, Natasha surprend Carrie chez elle. Natasha savait qu’ils avaient une relation (3.11). Big et Natasha divorcent et Carrie a mauvaise conscience (3.17). Big et Carrie s’accordent pour rester amis. La saison suivante Carrie retrouve Aidan et Big rencontre Willow Summers, une star du cinéma dont il tombe amoureux (4.09). Il reviendra vers Carrie pour se faire consoler après sa rupture (4.10).

Big quitte alors New York pour la Californie où il a acheté un vignoble. Pour le dernier soir de Big à New York, Carrie est bien décidée à coucher avec lui en guise d’au revoir. Mais le bébé de Miranda bouscule ses plans. Charlotte lui avoue qu’elle a toujours pensé qu’ils finiraient ensemble et que ça lui fait bizarre qu’il quitte New York. Au moment de quitter Carrie, il la rappelle, mais finalement ne lui dit rien (4.18).

Evidemment, ils coucheront ensemble lorsque Carrie voyage à San Francisco (5.07). Ils s’adonnent au phone sex pendant quelques temps, mais Carrie y met un terme à cause de sa relation avec Jack. Ils se reverront de nouveau quand Big se fait opérer du coeur (6.11), ce qui n’aide pas Big à ouvrir le sien. La prochaine fois qu’ils se verront, ce sera à Paris et ce sera la bonne. “Ca m’a pris du temps, mais je suis là. Carrie tu es la femme de ma vie”. (6.20)

Carrie et Aidan Shaw: Stanford emmène Carrie dans un nouveau magasin de meubles design. Le propriétaire s’appelle Aidan. Pour être tout à fait correct, il me faut préciser qu’elle rencontre d’abord son chien, Pete. Aidan et Carrie sortent ensemble. Tout semble parfait à Carrie, mais Aidan n’aime pas le fait qu’elle fume. Pour lui, elle décide d’arrêter (3.05). C’est un romantique: il ne veut pas coucher avec elle tant qu’il n’a pas de sentiment (3.06).

Tout se passe bien et c’est tout le problème! Carrie est en crise existentielle, c’est la première fois qu’une relation se déroule sans défaut. Elle rencontre ses parents (3.06). Aidan lui dit qu’il l’aime alors qu’elle le trompe (3.10). Carrie lui avoue qu’elle l’a trompé juste avant le mariage de Charlotte et il la quitte (3.12).

Aidan est devenu très ami avec Steve. C’est donc en lien avec Steve qu’elle le revoit. La première fois, elle est fâchée parce qu’il a une petite amie (3.18). La seconde, à l’ouverture du café de Steve, ils discutent ensemble et elle retombe amoureuse de lui (4.05). Ils sortent de nouveau ensemble. Carrie se rend compte qu’il est charmant alors qu’il aide Miranda qui souffre d’un torticolis (4.07), même si elle déteste sa cabane dans les bois (4.09). Ils décident de vivre ensemble et Aidan la demande en mariage (4.12).

Carrie angoisse parce qu’elle n’est pas sûre de vouloir se marier et elle se rend compte qu’il n’a plus confiance en elle depuis qu’elle l’a trompé. En un épisode, tout s’écroule et il la quitte dans une scène déchirante. Carrie s’enferme dans la salle de bain et n’en sort que 3 heures plus tard pour découvrir qu’il la menace de revendre l’appartement (4.15). Elle le reverra plus tard dans la série. Il est alors papa.

Carrie et Jack Berger: Carrie rencontre Jack chez son éditeur. Il la drague alors qu’il est avec quelqu’un. Le temps passe et ils se revoient dans les Hamptons quand elle assiste au mariage d’une amie. Il est alors célibataire et semble marqué par sa rupture récente. Il décide cependant d’essayer (5.08). Carrie est sur un petit nuage, mais leurs premiers rapports sexuels sont désastreux. Le problème est vite résolu (6.02). C’est le succès qui les séparera. Carrie devient célèbre et riche. Son livre à lui est refusé (6.05). Ils se disputent lamentablement, ils se séparent, ils se remettent ensemble et il s’enfuit en laissant un post-it : “I’m sorry. I can’t. Don’t hate me”.

Carrie et Aleksander Petrovsky: Carrie rencontre Aleksander dans une galerie. Charlotte lui apprend qui il est. Il l’invite à manger et aimerait coucher avec elle mais elle décline (6.12). Il la revoit trois semaines plus tard et ils deviennent amants (6.13). Aleksander se comporte de manière totalement romantique, très vieille Russie et Carrie est un peu décontenancée (6.14). Les problèmes commencent quand Carrie apprend qu’il a une fille d’un précédent mariage et qu’il a subit une vasectomie alors qu’elle veut un enfant. Elle a 38 ans et ne peut plus trop attendre. “C’est trop tôt dans la relation pour poser la question, mais c’est trop tard dans ma vie pour que je ne la pose pas” (6.15).

Plusieurs choses nous font détester Aleksander: il est froid quand Samantha lutte contre le cancer (6.16), Carrie délaisse ses amies, ne répond plus à Big, il refuse de manger avec les filles (6.17), il a prévu de partir à Paris avec elle sans la prévenir et il lui pose un ultimatum (6.18). On aurait préféré qu’Enid parvienne à le séduire! Une fois à Paris, il délaisse complètement Carrie et l’ex-femme d’Aleksander la prévient du danger (6.19). Pire, il s’arrange pour qu’elle soit seule et qu’elle ne rencontre pas ses fans. Il la frappe quand elle réagit. Finalement, elle se retrouve comme elle retrouve son collier et elle trouve enfin Big.

Charlotte York: Charlotte travaille dans une galerie d’art qu’elle quittera pour s’occuper de son foyer. Son rêve est de trouver le prince charmant, de se marier et d’avoir de beaux enfants. Elle annonce très souvent qu’elle a trouvé le “bon”, mais cela prendra quand même du temps. Le premier veut des fellations et elle ne veut pas (1.07).

Charlotte est caractérisée comme une fille prude et sainte-nitouche, pourtant elle n’est pas en reste sexuellement parlant. Elle tente l’amour à trois (mais se fait éjecter 1.08), elle est accro de son vibromasseur (1.09), elle se rapproche d’une amie lesbienne (sans aller plus loin, 2.06), elle sort avec une star du cinéma (2.10), elle encourage un fétichiste des pieds qui lui offre des paires de chaussures (2.12), elle sort avec deux types en même temps (mais se fait prendre, 2.14), elle prend des cours de tantrisme (2.26), elle se fait photographier en Drag King et couche avec le photographe (3.04)… On est loin de la fille qui ne voulait pas faire des fellations.

Charlotte et Trey McDougal: Elle commence la troisième saison en annonçant: “Je me marie cette année”. Elle rencontrera Trey alors qu’elle passe presque sous le taxi (3.07). Influencée par la technique de la mère de Trey (très persuasive), elle le demande en mariage (l’exact opposé de la demande en mariage romantique, mais il se rattrape, 3.09). Charlotte décide qu’elle ne couchera avec Trey qu’à leur nuit de noce, mais le soir précédent elle craque… Il est impuissant (3.12).

Elle se console avec le jardinier, se sépare de Trey et retourne dans son appartement de célibataire (3.17) où Trey retrouve ses moyens (3.18). Le couple trouve un second souffle (4.01), mais elle se rend vite compte que Trey ne veut plus faire l’amour que dans des lieux publics et elle le quitte de nouveau (4.03). Ils se réconcilient et il lui demande de revenir habiter avec lui (4.06). Elle arrête de travailler (4.07). Mais les problèmes recommencent. Ils voient tous deux le visage de Bunny, la mère envahissante de Trey au moment “crucial” (4.09). Au même moment, ils se rendent compte que Charlotte n’est pas fertile (4.10). Leur couple n’y survivra pas. Ils se séparent (4.14) et divorcent (5.06).

Charlotte et Harry Goldenblatt: Ce que Charlotte apprécie chez Harry au début, c’est qu’elle ne l’apprécie pas! Elle trouve beaucoup plus facile de déballer son ligne sale devant un avocat qu’elle ne désire pas. Harry la trouve très vite à son goût et lui avoue son désir. Au début, ils ne sont qu’amants (5.07). Elle tombe cependant amoureuse de lui, même s’il n’est pas du tout son genre (5.08). Il accepte son problème de fertilité (6.01) et elle se convertit au judaïsme (6.02).

Elle voudrait qu’ils se marient et son impatience effraie Harry qui s’enfuit (6.04) pour mieux la retrouver (6.06). Le jour de leur mariage est un désastre, mais Carrie lui démontre que c’est peut-être un bon présage (6.08). Charlotte expérimente toutes sortes de traitement pour tomber enceinte (6.11), mais ça ne marche pas (6.12). Elle a du mal à voir Brady, le bébé de Miranda (6.12), mais se console un peu avec une chienne qu’elle prénomme Elisabeth Taylor (6.16). Le parcours pour adopter un enfant sera semé d’embûches et aura un peu raison de leur nerfs (6.19, 6.20).

Miranda Hobbes: Durant la première saison, Miranda porte des cravates horribles. Elle considère que la sorcière de Hansel et Gretel était une incomprise (1.10). Miranda est une femme très masculine. En fait, Miranda se remet difficilement d’une rupture avec un certain Eric (2.01) Elle sera celle qui restera le plus longtemps célibataire. Il faut dire qu’elle tombe sur quelques types bizarres: un obsédé du péché qui se douche directement après l’amour (1.12), un gars qui regarde des pornos en faisant l’amour et qui semble plus absorbé par l’écran (2.06), un divorcé qui a un gamin (2.14), un type qui fait pipi devant elle (3.03), elle est harcelée par un sandwich (3.11), elle prétend qu’elle est une hôtesse de l’air à un prétendu médecin durant un speed dating (3.12), un inspecteur de police tellement beau qu’elle ne se sent pas à la hauteur (3.17), un accro à la bouffe (5.04)…

Résultat, elle décidera plusieurs fois de rester célibataire et explorera les différents substituts: le chocolat (3.04) ou les séries télé (6.02). Elle tombera sous le charme du médecin qui emménage dans son immeuble (6.09) avant de retomber amoureuse de Steve.

Comme elle n’est pas la plus heureuse en amour, Miranda est celle qui portera les thèmes qui collent aux célibataires: elle se débrouille seule dans la vie (elle achète un appart, 2.05, et prend une femme de ménage, 3.03) et réussit professionnellement (elle dévient associée 3.07).

Miranda est aussi la seule des quatre dont on connaît un peu la famille (c’est vrai qu’on rencontre aussi le frère de Charlotte). Elle perd sa mère dans un épisode déchirant (4.08).

Miranda et Steve Brady: Avant Steve, elle est sortie avec Skipper, un type qu’elle trouvait trop gentil. Mais le grand amour de Miranda, même si elle ne s’en rend pas compte, c’est Steve. Elle le rencontre dans le bar où il est serveur. Carrie vient de lui poser un lapin, elle est d’une humeur désastreuse et il la remet en place (2.08). Le couple survit malgré leurs horaires très différents. Finalement, ils se quittent parce que Steve ne supporte pas qu’elle soit plus riche que lui (2.10). Ils restent amis (2.18).

Steve est là quand elle se fait opérer des yeux (3.01). Ils ressortent ensemble et il lui avoue ses sentiments (3.02). Mais le couple n’est pas stable: elle le trouve envahissant (3.04), il veut un bébé, pas elle. Ils se séparent de nouveau (3.08). Steve se cherche un appart et trouve rapidement une nouvelle petite amie (3.09). Un peu plus tard, c’est Steve qui a besoin d’aide: il a un cancer du testicule et elle doit le secouer pour qu’il se cherche un médecin et se fasse opérer (4.09). Elle s’occupe de lui pendant ce moment difficile et couche avec lui parce qu’il se sent diminué. Comme elle n’a qu’un ovaire qui fonctionne (2.11), elle ne se méfie pas et tombe enceinte (4.10). Elle finira par garder le bébé (4.11), refuse de se marier avec Steve parce qu’elle est enceinte (4.12).

Commence une phase difficile où elle est mise à l’écart au boulot (4.14), se sent excitée et moche (4.16), doit trouver un prénom au bébé et le mettre au monde avec l’aide de Carrie et Steve (4.18). Brady change complètement la vie de Miranda: Samantha l’évite (5.01), elle doit faire des compromis avec Steve qui veut le baptiser (5.02), les hommes la fuient (5.05)… Sauf Steve dont elle retombe amoureuse (5.08, 6.01), mais il sort avec Debbie alors elle ne dit rien (6.05, 6.07).

Elle se console dans les bras de Robert, son voisin, mais elle craque et se déclare à Steve à l’anniversaire de Brady (6.12). Elle le demande en mariage (6.14), ils partent en lune de miel (6.15), ils déménagent à Brooklyn (6.16), elle s’occupe de la mère de Steve qui perd la tête (6.20). Miranda, c’est certain, a changé en six ans. Magda ne l’a pas abandonnée durant toutes les années…

Samantha Jones: Impossible de faire une liste exhaustive de ses aventures… Samantha a autant, voire plus, d’amants qu’il n’y a d’épisodes dans la série. Elle a tout vu, tout essayé et probablement tout apprécié. Elle a couché avec un vieux très riche (2.08), elle tente les relations multiples (2.14), le frère de Charlotte (2.15), un rappeur black (qui a une soeur raciste, 3.05), elle prend du Viagra (3.07), elle couche avec un type dont le sperme a mauvais goût (3.09), elle passe la nuit avec son équivalent masculin (3.11), elle essaie une relation lesbienne (4.03, mais elle arrête parce qu’elle trouve qu’elles parlent trop, 4.05).

A côté de ses expériences sexuelles, le thème qui colle à Samantha est la vieillesse. Elle reçoit un magazine pour femmes ménopausée et cela la rend furieuse (3.08). Elle se morfond parce qu’elle doit porter des lunettes, trouve un poil pubien blanc et tente de les teindre pour donner le change (6.12). Pas étonnant que le thème du corps, de la jeunesse évolue vers celui de la santé. Samantha doit combattre un cancer du sein. Elle le découvre alors qu’elle envisage de se faire refaire les seins (6.14). Le traitement lui fait perdre ses cheveux (6.17) et elle a des chaleurs (6.19), mais Samantha parvient toujours à muer ses faiblesses en forces.

Samantha, James et Richard Wright: Malgré ce qu’elle dit, Samantha, elle aussi, tombera amoureuse. La première fois, c’est de James. Elle se retient même de coucher avec lui avant de lui avouer ses sentiments. Malheureusement pour elle, il a un petit pénis et il ne parvient pas à la satisfaire. Leur histoire dure quand même un certain temps (1.12 – 2.02). Elle redevient alors la fille dure qu’on connaît (sauf quand elle tombe malade, 3.10). Richard Wright est le deuxième homme pour lequel elle a des sentiments. Elle travaille pour lui. Ils deviennent rapidement amants (4.12 et 4.13). Elle ne lui avoue ses sentiments que sous ecstasy (4.14), mais Richard n’est pas monogame (4.15). Il se laisse finalement convaincre (4.17), mais il trompe Samantha (4.18). Elle le quitte, ils se remettent ensemble (5.02), puis se quittent de nouveau (5.03).

Samantha et Smith Jerrod: Au départ, Smith n’est qu’un serveur du Raw (un restaurant) qui fait courir tout Manhattan. Mais c’est elle qu’il repère (6.02). Samantha ne voit en lui qu’un amant, elle ne connaît même pas son prénom et le refroidit quand il en veut plus (6.03). C’est un acteur prometteur alors elle lui donne un coup de main. Elle lui trouve un nom, Smith Jerrod pour remplacer le ridicule Jerry Jerrod (6.04), elle fait de la pub pour sa pièce (6.05), elle lui trouve des contrats et le conseille (6.06).

Ils se rapprochent sans qu’elle s’en rende compte et elle est étonnée d’entendre qu’il l’appelle sa “petite amie” (6.07). Elle ne supporte pas qu’il lui prenne la main, mais il lui manque quand il part en tournage avec Gus Van Sant (6.11). Smith est patient, il accepte même quand elle le trompe avec Richard et il ramasse les morceaux. Elle a compris qu’elle tenait plus à lui que ce qu’elle croyait (6.13). Il ne se sauve pas quand elle lutte contre son cancer, ni quand elle perd ses cheveux (il l’accompagne, 6.16), ni quand elle subit une baisse de la libido (6.17). La série se termine sur la force de leur couple (6.20).

Sex & The City et l’image des femmes:

50 ans de télévision résumés

Les personnages de Sex & The City, nous venons de le voir sont riches en rebondissements, en paradoxes, en évolutions et en nuances. Tant les personnages féminins que masculins sonnent plus justes que pas mal d’anciennes icônes comme Samantha Stephens, Emma Pell ou Ally McBeal. A tort ou à raison, on a parfois taxé la série de féministe. Il est vrai que les personnages féminins reviennent de loin.

Dans les années ’80, les études (Seggar et Wheeler 1971, Marlène Lenz 1989) montrent que les héros masculins sont privilégiés quantitativement – on trouve une héroïne pour 5 à 6 personnages masculins – et qualitativement – les hommes portent l’action, sont d’un niveau socio-professionnel plus élevé, ont des responsabilités alors que les femmes sont soit traditionnelles au foyer, soit sont représentées dans un nombre limité de professions. La femme est jeune et séduisante et on lui attribue des traits spécifiquement féminins comme la dépendance, la passivité, le romantisme, le manque d’ambition.

Des études plus récentes – Unesco 1995 et Commission sur l’égalité des chances du Conseil de l’Europe 2002 – ont prouvé que la situation n’a pas vraiment évolué avec les années. L’assemblée a constaté que: “L’image des femmes dans les médias reste encore trop souvent négative et continue d’être stéréotypée et sexiste. La femme est associée à la sphère privée, au foyer et à la vie de famille. Souvent, les médias présentent les femmes comme objets sexuels. Si le monde contemporain a connu une évolution rapide, cette image des femmes dans les médias n’a pas connu de transformation véritable” (http://assembly.coe.int/).

Les membres de la commission ajoutent que: “L’image des femmes dans les publicités et les feuilletons est, en général, très déformée. Elles ne sont montrées au travail que dans 8 % des films de pub qui s’emploient, comme les feuilletons, à promouvoir certains stéréotypes: si les femmes sont performantes dans leur vie professionnelle, elles doivent être malheureuses dans leur vie personnelle ou, si elles sont divorcées, elles ont des problèmes avec les enfants. Selon certains médias (téléfilms, cinéma), les femmes qui font carrière sont solitaires, sans enfants, `croqueuses d’hommes´” (http://assembly.coe.int/).

Des comptages plus précis que j’ai établis pour une conférence en Belgique, m’ont permis de me rendre compte que, sur 50 ans de télévision, les héroïnes ne représentent que 13 % des personnages principaux contre 34 % pour les groupes mixtes et 52 % pour les hommes. Ce qui confirme les résultats des recherches menées dans les années ’80.

Si l’on observe l’évolution décennie par décennie, on remarque que le nombre d’héroïnes ne cesse d’augmenter alors que le nombre de héros diminue. Le pourcentage d’héroïnes est passé de 13,2 % à 62 % en 50 ans. Mais même cette augmentation ne permet pas encore aux femmes de rivaliser avec les hommes. Un phénomène très intéressant est aussi l’augmentation importante des héros multiples qui présentent des associations de femmes et d’hommes. Ce type de héros devient plus important que le héros masculin dans les années ’90. Il est malheureusement assez difficile de préciser le poids qu’ont les femmes dans ce genre de dispositif. J’ai l’intuition qu’elles sont quantitativement mois importantes que les hommes.

Le système de personnages d’une fiction télévisuelle est composé de personnages principaux (les héros et héroïnes), mais aussi de personnages secondaires. Dans les oeuvres sérielles, ces personnages sont parfois récurrents et prennent donc une importance dans la diégèse. On parle parfois de faire-valoir pour désigner ces personnages qui sont souvent là (mais pas toujours) pour faire ressortir le héros. Par exemple, la secrétaire du détective amoureuse de son patron.

On remarque que ce type de personnage féminin évolue relativement peu. On passe de 6,8 % dans les années ’50 ; 7 % dans les années ’60 ; 3,5 % dans les années ’70 ; 5 % dans les années ’80 à 8 % dans les années ’90. L’évolution de ce même type de personnage côté masculin offre cependant une comparaison assez intéressante. On en trouve 1,9 % dans les années ’50 ; 3,7 % dans les années ’60 ; 1,8 % dans les années ’70 ; 1,3 % dans les années ’80 et 8,4 % dans les années ’90. On comprend donc que l’évolution des personnages secondaires va vers plus d’égalité. En définitive, les seconds couteaux sont autant masculins que féminins dans la dernière décennie analysée.

On le voit les héroïnes reviennent de loin et, si la situation s’améliore, on est loin d’un traitement d’égalité entre les hommes et les femmes à la télévision. Mais les chiffres ne révèlent pas tout. Parfois un seul personnage, mais très célèbre peut faire beaucoup. Et il est évident qu’il existe de beaux rôles féminins. Les héroïnes de Sex & The City sont des icônes. Quand on considère les personnages emblématiques depuis 50 ans, elles paraissent encore plus essentielles. On peut discerner 5 étapes dans l’évolution des rôles féminins à la télévision.

La première période est la “femme traditionnelle”. Dans les années ’50 et ’60, les mères au foyer prédominent dans le paysage audiovisuel. Cependant certaines héroïnes tentent déjà de faire passer certains messages. L’Extravagante Lucy (1951-1961) est au foyer, mais tente de le fuir tout au long des 10 saisons que compte la série. Elle devient ainsi un genre de porte-parole qui dit tout haut ce que beaucoup doivent penser tout bas. Sitcom oblige, ce qui signifie à l’époque retour du même genre d’histoires, Lucy ne parviendra jamais à quitter le foyer permettant aux scénaristes de jouer sur des gags récurrents.

Les équipières de John Steed sont aussi vues comme des femmes libérées. Cathy Gale et la plus connue, Emma Peel, sont des femmes instruites, combattantes et actives. Mais leur émancipation passe aussi par leur look sexy et puis, elles sont toujours accompagnés d’un homme.

La seconde phase est celle de l’émancipation qui accompagne le combat pour les droits des noirs et mai ’68. Dans les années ’70, des héroïnes plus libérées apparaissent. Mary Tyler Moore (Le Mary Tyler Moore Show, 1970-1977) est filmée sur son lieu de travail et elle est célibataire. Maud (1972-1978) a la quarantaine. Elle se lance dans la politique, se fait faire un lifting, subit un avortement, doit faire face à la ménopause et à l’impuissance de son mari.

Les Drôles De Dames (1976-1981) envahissent le genre très masculins du policier. Ces héroïnes sont ambiguës à la fois objet sexuel, confinées dans des enquêtes de moeurs ; à la fois instruites, intelligentes, mises en situation de danger et participant à l’action. Durant cette décennie, on découvre aussi les premières super héroïnes de la télévision: Super Jaimie (1976-1978) et Wonder Woman (1976-1979). D’aucuns disent qu’elles démontrent que les femmes peuvent être fortes, d’autres pensent qu’elles ne font que souligner la différence avec les femmes normales.

Les années ’80 sont avant tout marquées par une certaine médiocrité des séries télévisées. Deux phénomènes sont marquant durant ces années: les séries pour mâles (Dallas, Shérif Fais-Moi Peur, L’Agence Tous Risques) et les sitcoms familiales qui se passent dans un foyer totalement stéréotypé. Pourtant, quelques fictions présentent des rôles inversés, un certain retournement de situation…

Madame Est Servie (1984-1992) présente une maîtresse de maison qui engage un homme de maison. Les personnages féminins sont tous forts: Angela est une publiciste, Mona, sa mère, a une vie sexuelle débridée, Samantha, la fille de Tony, a un caractère bien trempé. Les personnages masculins paraissent plus passifs: Jonathan, le fils d’Angela, est un peu benêt et Tony, le macho italien type, assume mal son statut.

On retrouve ce même genre de trame narrative dans Quoi De Neuf Docteur? (1985-1992) quand Maggie décide de reprendre son travail et que Jason installe son cabinet à la maison. La Fête A La Maison (1987-1995) met en scène un veuf qui décide d’appeler son meilleur ami et son neveu pour élever ses trois filles. Jesse et Joey deviennent des hommes au foyer. Les trois hommes doivent apprendre à éduquer les filles, un rôle traditionnellement dévolu à la mère.

A la fin des années ’80 et au début des années ’90, des séries remettent en questions le côté gentil, maternel, poli, digne des personnages féminins. La télévision se rend compte que les femmes peuvent être méchantes, égoïstes, bêtes et laides. Finalement traiter les femmes comme des égales, cela signifie aussi pouvoir s’en moquer. Roseanne (1988-1997) est loin des canaux de beauté anorexique de la société médiatique. Elle est obèse et appartient à la classe ouvrière autant dire qu’elle n’a pas solution à tout et que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Absolutely Fabulous (1992-1996) nous présente des femmes complètement dépravées qui boivent au petit-déjeuner, ont des problèmes de nutrition, fument, détestent les autres, sont égoïstes, détestent leurs enfants. La série prend le contre-pied exact de tous les stéréotypes habituellement véhiculés sur les femmes.

On a dit de certaines séries des années ’90 qu’elles avaient su exprimer les opinions, les rêves, les doutes des femmes et qu’on touchait, enfin, à un portrait plus juste. La première d’entre elles est, sans conteste, Ally McBeal (1997-2002). David E. Kelley, le créateur, s’est défendu d’avoir créé une icône. Il a estimé que ce sont les médias qui ont porté Ally à ce statut. Son intention était de parler d’une femme et non de toutes les femmes. A propos du fait qu’un homme parle mieux des femmes que les femmes elles-mêmes, il a répondu qu’il n’avait jamais considéré qu’il existait d’un côté les femmes et de l’autre les hommes et que certains propos tenus par les femmes pouvaient tout aussi bien être prononcés par des hommes (Génération Série, n° 28). Selon moi, Ally McBeal pourtant est plus traditionnelle qu’on le croit. Elle attend le prince charmant désespérément. Mais certains personnages féminins qui gravitent autout d’Ally sont intéressants comme Ling ou Frimousse.

La télévision a successivement présenté des femmes traditionnelles (Sept A La Maison, les victimes, putes et mères des policiers), des femmes plus machos que les hommes (Suspect N° 1, Police District), des femmes égales aux hommes (Aux Frontières Du Réel, Urgences, New York 911), des femmes avec des spécificités féminines (Julie Lescaut, Une Femme D’Honneur, Division D’Elite) ou des anti-femmes (Rude Awakening, Absolutely Fabulous). Mais attention, ces étapes ne sont pas étanches et elles ne s’excluent pas dans le temps. Aujourd’hui tous les types de femmes télévisuelles coexistent à l’écran.

Globalement, Sex & The City (1998-2004) relève plutôt de la dernière catégorie. Elle va plus loin qu’Ally McBeal dans le propos et ne s’embarrasse d’aucun tabou sexuel, raciaux ou autre. Les quatre héroïnes sont comme quatre facettes extrêmes des femmes. On retrouve de nous dans chacune d’entre elles. Mais elle n’enferme pas non plus ses personnages dans des types. Au fil des épisodes et des saisons, la série propose des nuances à ses personnages, faisant parfois évoluer radicalement certaines de leurs opinions.

Elles sont tour à tour tous les types de femmes. Même Samantha est parfois traditionnelle, quand elle se frotte à Richard par exemple ; même Charlotte est macho, quand elle tente le double rendez-vous par exemple ; elles sont égales des hommes par leur position sociale, leur manière de mener leur vies sexuelles parfois ; elles sont typiquement féminines dans certains de leur comportements ; elles sont des caricatures d’elles-mêmes à certains moments, quand elles s’attirent le ridicule (Miranda est accro au chocolat, Charlotte ne peut plus se séparer de son vibromasseur, Samantha est prête à tout pour avoir un sac à la mode ; Carrie fouille dans les affaires d’un nouvel amant). Il faut avouer qu’on est parfois gêné pour elles!

C’est parce qu’elle n’enferme aucune de ses héroïnes dans un carcan fixe que Sex & The City paraît aussi bien fuir les stéréotypes. Cerise sur le gâteau, l’absence de morale qui permet au téléspectateur d’adhérer au point de vue qu’il préfère et de se confronter à d’autres opinions sans qu’aucune position ne soit considérée comme la bonne ou la mauvaise.

Pour encore renforcer ce côté “sans morale toute faite”, les scénaristes ont veillé à entourer les quatre héroïnes de personnages masculins et secondaires (Anthony Marentino, Stanford Blatch) qui véhiculent parfois des valeurs et des histoires totalement différentes. On rencontre des hommes qui préfèrent les mannequins (1.02), des femmes qui préfèrent les hommes jeunes (1.04), des personnes qui sortent avec d’autres pour leur argent (1.05), des bisexuels (3.04), des mecs qui embrassent mal (3.05), des femmes de quarante ans (3.08), des femmes qui restent célibataires et on explore les difficultés que cela occasionne, des couples avec enfants, des couples sans enfant, des coureurs de jupons, des lolitas, etc… On pose des questions difficiles: faut-il rester idéaliste et célibataire ou se marier avec un homme qu’on aime sans plus pour ne pas être seule (1.09) ; y a-t-il des règles en matière de rupture (2.01), les hommes sont-ils tous déviants (2.03), peut-on sortir avec un mec uniquement pour sa famille (2.15). Des thèmes parfois difficiles, parfois drôles, parfois poignants, parfois intrigants, mais jamais résumés sommairement.

Sex & The City: énonciation complexe

L’énonciation, ce sont les “traces linguistiques de la présence du locuteur au sein de son énoncé” (Catherine Kerbrat-Orecchioni, L’Enonciation. De la subjectivité dans le langage, 1980, pp. 30-31, cité par Jost et Gaudreault dans Le récit cinématographique, p.41). Tout récit est, en effet, raconté par quelqu’un. (Vous permettrez que je ne rentre pas ici dans un exposé sur les frontières compliquées entre le narrateur et l’auteur.) Ceci est évident en littérature, ce l’est peut-être moins en cinéma ou en télévision où “les événements semblent se raconter d’eux-mêmes” (Emile Benveniste, Problèmes de linguistique générale, 1966, p. 241, cité par Jost et Gaudreault, p. 39).

Pourtant, les théoriciens du cinéma, à commencer par Albert Laffay, ont démontré qu’il existait bien un “grand imagier”, un méga-narrateur, aux commandes du récit. Le cinéma, puis la télévision s’ingénient simplement à le rendre invisible, à l’effacer. “La particularité du texte classique [était] d’occulter complètement l’instance discursive qui le produit, comme s’il n’était que la simple transcription d’une continuité antérieure et homogène”, de sorte que, à la lettre, “les événements semblent se raconter d’eux-mêmes” (Michel Marie, Lectures du film, 1976, p. 24, cité par Jost et Gaudreault, p. 44).

La raison en est peut-être que le film est ainsi plus facile à regarder, qu’il semble intégrer le spectateur dans un “dialogue” sans intermédiaire. Le leurre est cependant mis en place avec l’assentiment tacite du spectateur et sa propre participation puisqu’il s’ingénie, de son côté, à “oublier” tous les éléments qui lui rappellent qu’il n’est pas dans la perception directe d’un événement. Il n’analyse pas la présence de procédés filmiques comme le flou ou le ralenti, il ne s’offusque pas de voir aussi bien en pleine nuit qu’en plein jour, il met de côté les procédés de montage, etc… Mais la plupart du temps, il est vrai, le spectateur est face à des plans neutres qui ne semblent assumés par personne. Nous assistons au dîner des quatre filles, à leur rendez-vous, etc…

Cependant, le méga-narrateur n’est pas le seul à raconter l’histoire. “Le cinéma a un penchant presque “naturel” pour la délégation narrative, pour l’emboîtement de discours. La raison en est au fond bien simple, c’est que le cinéma montre des personnages en acte, qui imitent les humains dans leurs diverses activités quotidiennes, et que l’une de ces activités, à laquelle nous nous livrons tous, à un moment ou un autre, c’est de parler” (Jost et Gaudreault, p. 49). Les personnages peuvent donc eux-mêmes se mettre à raconter l’histoire. Et c’est évident dans Sex & The City où Carrie est la narratrice. Dans les premiers épisodes, les créateurs ont même choisi de rendre le procédé plus que visible puisqu’elle s’adressait directement aux téléspectateurs en face caméra (ce que Francesco Casetti appelle la “configuration de l’adresse”) (Francesco Casetti, Dentro lo sguardo. Il film e il suo spettatore, 1986, cité par Jost et Gaudreault, p. 58.).

Tout au long des saisons, les épisodes sont structurés autour d’une question: le sujet de l’article qu’elle écrit. Ce thème est inspiré de ce qu’elle ou ses amies ou des proches vivent. Constamment, la voix de Carrie en off présente les évolutions de ses pensées à ce propos. On assiste en quelque sorte à l’écriture de sa chronique. Les plans de Carrie devant son ordinateur sont d’ailleurs récurrents. Ils renforcent encore la visibilité du procédé puisqu’elle écrit parfois ce qu’elle dit en voix off.

Plus que l’écriture, c’est toute la démarche journalistique qu’on montre, du moins dans les premiers épisodes. Certaines personnes (récurrents ou des inconnus) répondaient à une interview en face caméra et leur noms et fonctions s’inscrivaient à l’écran (ce qui est un troisième niveau d’énonciation d’ailleurs). Le mode de narration, la structuration du récit de Sex & The City est donc fondé sur l’écriture journalistique. Darren Star a donc, non seulement, bousculé les stéréotypes ambiants, il a aussi exploré un nouveau procédé narratif où la voix off, la “configuration d’adresse”, les sous-titres, les plans où l’on voit l’écriture sont totalement orientés vers un modèle journalistique de récit.

La voix-off est omniprésente dans Sex & The City (un peu comme dans une séquence du JT d’ailleurs). Contrairement à La Petite Maison Dans La Prairie, une fiction aussi basée sur un livre et sur un personnage narrateur, elle n’est pas cantonnée au début et à la fin de l’épisode. Un peu comme dans Code Quantum, elle ponctue l’entièreté de l’épisode.

Cette voix off nous livre les réflexions de Carrie (“c’est plus facile de faire des folies à trois que de vivre une réelle intimité à deux.”), mais aussi les pensées des trois autres personnages (rarement, voire jamais les autres). Elle nous donne également des indications sur les développements futurs de l’histoire (“trois semaines plus tard, Miranda et Steve étaient ensemble.”). Cela ne contredit pas ce que nous venons de dire. Sex & The City n’est pas le journal intime de Carrie par exemple. Mais il faut garder à l’esprit qu’elle écrit une chronique, c’est-à-dire un genre à la frontière entre l’article d’opinion, l’éditorial, le billet d’humeur et le papier journalistique habituel.

C’est pour toutes ces raisons – la nouveauté narrative, les personnages complexes, le coup de pied dans les clichés et le bien-pensant, l’image des femmes et des hommes – que Sex & The City est une série qui marque son temps. Elle a été préparée par des séries centrées sur les groupes d’amis comme Friends et par des séries qui renouvelaient l’image des femmes comme Ally McBeal, mais elle est allée beaucoup plus loin. Sex & The City a marqué un pas de plus dans la représentation des relations hommes-femmes (parce que les hommes aussi sortent grandis de cette série) et les séries à venir ne pourront pas nier son apport.

Premier coup d'oeil Sex & The City a été diffusée entre 1998 et 2004 sur la sulfureuse chaîne câblée américaine HBO. Elle compte 6 saisons, soit 94 épisodes de 30 minutes. La fiction suit les vies, surtout amoureuses, de quatre new-yorkaises qui appartiennent à l'élite snob de Manhattan. Elles sont incarnées par Sarah Jessica Parker…

En quelques mots...

Sarah Sepulchre
Alexandre Marlier
Nathanaël Picas
Sébastien Porcu
Sophie Sourdiaucourt
Tilman Villette

Sex & The City

Critique de l'auteur: Série de filles qui ne prend pas trop les filles pour des gourdes. A regarder surtout pour Miranda et Samantha à mon avis. Si vous aimez la mode, c'est la série qui a tout lancé. Si vous n'aimez pas, vous devriez aimer les dialogues ciselés.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Sarah Sepulchre

Sarah Sepulchre est professeure à l’Université de Louvain (UCL, Belgique). Ses recherches portent sur les médias, les fictions, les cultures populaires, les gender studies et particulièrement sur les représentations, les liens entre réalité et fiction. Sa thèse de doctorat était centrée sur les personnages de séries télévisées.

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