Alex Rose

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Dans la famille des mauvaises sitcom, je demande Courting Alex. Vous ne savez pas de quoi je vous parle et c’est normal puisque la série fut un tel bide aux Etats-Unis qu’elle a à peine traversé nos frontières.

Et pourtant, voilà typiquement la série qui aurait dû réussir, mais qui, par manque d’ambition et de talent, s’est lamentablement plantée.

Pour la petite histoire, Courting Alex a d’abord failli s’appeler The Jenna Elfman Show, du nom de son actrice principale. En effet, auréolée du succès de Dharma & Greg sur ABC, Jenna Elfman bénéficiait d’un capital de sympathie important de la part du public américain. La série avait rapporté la bagatelle de 6 Emmy Awards et s’était retirée avec les honneurs après 5 saisons.

La belle blonde qui jouait Dharma n’était pas étrangère au succès de la série. C’est pourquoi les producteurs de CBS lui ont déroulé le tapis rouge pour sa nouvelle sitcom. Bien mal leur en a pris.

Malgré de bons scores d’audience lors de son premier épisode, la série ne supportera pas le changement de case horaire au mercredi soir. Mais cela n’explique pas uniquement pourquoi ce qui s’annonçait comme un futur hit s’est finalement planté.

La raison est bien plus simple que cela: Courting Alex est une mauvaise sitcom. Un concentré de déjà vu, de blagues éculées, d’acteurs peu concernés… bref, un bon ratage.

Arrêtons-nous quelques instants sur le scénario qui pompe sans vergogne dans celui de Ally McBeal: Alex Rose est une avocate brillante dont la réussite n’a d’égal que son incapacité chronique à trouver un homme. Alex veut rencontrer le grand amour, le vrai. Mais elle n’y arrive pas car elle a des critères très précis et paradoxalement n’arrive pas à se décider.

Bref, nous revoilà devant la question maintes fois posée par les femmes dans les séries depuis 20 ans: comment réussir sa vie professionnelle tout en ayant une vie amoureuse remplie?

Alex Rose y répond simplement en multipliant les détours et les nombreux prétendants. A commencer par son collègue Stephen, la star du cabinet d’avocats, avec lequel son père la verrait bien.

Mais la belle blonde a un faible pour Scott, le beau jeune homme qui tient une taverne, qu’elle a rencontré dans le premier épisode. Bien évidemment, son père désapprouve totalement ce choix. En résulte une série de mensonges et quiproquos qui s’enchaînent à un rythme neurasthénique.

Heureusement, Alex peut compter sur le soutien inconditionnel de deux adjuvants aussi mal écrits qu’ils sont mal joués: son assistante Molly et son voisin anglais Julian.

On l’aura compris, le scénario de Courting Alex souffre dramatiquement du syndrome Pomme C, pomme V. Un bout d’Ally McBeal par ci, un bout des Dessous De Veronica par là. Des personnages stéréotypés qui sont déjà usés jusqu’à la corde dans toutes les sitcoms avoisinantes…

La sensation d’assister à un bricolage très peu inspiré vous prend à la gorge dès le premier épisode. Et ne vous lâche plus jusqu’au 12ème, fin de la saison et fin de la série.

Les téléspectateurs américains ont été encore plus radicaux puisque la sitcom a carrément disparu des écrans dès le 8ème épisode.

Et pour ceux qui ne l’auraient pas vue, franchement, économisez-vous ces 12 x 22 minutes à faire autre chose de votre vie!

Dans la famille des mauvaises sitcom, je demande Courting Alex. Vous ne savez pas de quoi je vous parle et c’est normal puisque la série fut un tel bide aux Etats-Unis qu’elle a à peine traversé nos frontières. Et pourtant, voilà typiquement la série qui aurait dû réussir, mais qui, par manque d’ambition et de talent, s’est lamentablement plantée. Pour la petite histoire, Courting Alex a d’abord failli s’appeler The Jenna Elfman Show, du nom de son actrice principale. En effet, auréolée du succès de Dharma & Greg sur ABC, Jenna Elfman bénéficiait d’un capital de sympathie important…

En quelques mots...

Nathanaël Picas
Alexandre Marlier

Alex Rose

Critique de l'auteur: Une avocate et ses déboires sentimentaux en version sitcom. Créer une série autour du nom de Jenna Elfman n'aura pas suffit à attirer le grand public. Des recettes usées jusqu'à la corde. Et pas l'ombre d'un rire à l'horizon.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Nathanaël Picas

Nathanaël Picas a suivi des études de journalisme à l’Université Catholique de Louvain. Sa formation terminée, il a travaillé en tant que journaliste free lance pour la presse écrite et télévisée. Il a également été animateur sur Musiq’3. C’est à cette époque qu’il a rejoint l’équipe d’AFDS. En 2005, il devient attaché de presse dans une agence de communication.

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