Simpson (les)

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Homer, Marge, Bart, Lisa, Maggie et le reste des habitants de Springfield, c’est bien du générique des Simpson que je vais vous parler aujourd’hui.

Pour revenir brièvement sur les images du générique que nous avons tous vu au moins une fois, presque tous les épisodes commencent par un zoom sur le titre de la série “les Simpson”. On a ensuite une vue sur la ville de Springfield, qui se resserre sur l’école. En entrant par une fenêtre de cette école, nous pouvons observer Bart écrire sur le tableau noir sa punition du jour. La sonnerie de l’école retentit, Bart sort alors de l’école en skateboard.

Nous arrivons sur Homer qui finit lui aussi le travail et retire sa combinaison anti-nucléaire. Nous voyons ensuite Marge faire des courses au supermarché avec Maggie dans son caddie, et Maggie qui se fait scanner par la caissière. Lisa et son saxophone qui sort de la salle de classe en continuant de jouer son air de musique. Tous les membres de la famille sont chacun de leur côté en route vers la maison.

Et bien sur, tous se retrouvent dès leur arrivée serrés dans le canapé en face de la télévision. C’est le fameux coach gag.

Bien que ceci reste la trame de l’histoire du générique d’ouverture, nous allons retrouver deux génériques distincts: un premier générique qui est le générique originel, et un second réalisé il y a quelques années avec quelques changements au niveau des images.

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que dans le générique des Simpson, certains points varient d’épisode en épisode. Premièrement, Bart écrit différentes phrases sur le tableau noir de l’école, des phrases qui sont en rapport avec l’histoire de l’épisode ; ensuite Lisa joue différents solos sur son saxophone ; et enfin il y a bien évidemment le célèbre gag du canapé qui varie pratiquement pour chaque épisode et qui est désormais aussi culte que la série en elle-même.

Régulièrement, le créateur Matt Groening s’amuse à parodier des films, séries ou autres éléments de l’actualité. Par exemple, il a récemment fait appel au réalisateur Guillermo de Toro afin de mettre sur pied le dernier Simpson Horror Show, c’est-à-dire les épisodes spéciaux d’Halloween aux États-Unis.

Ce générique de près de 3 minutes créé spécialement pour cette occasion nous montre énormément de références aux propres films du réalisateur tel que Hellboy ou le Labyrinthe de Pan, mais il rend aussi hommage à de nombreuses autres figures du genre telles que La nuit des morts vivants, Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, The Shining (avec une apparition de Stephen King) et bien d’autres.

Pour citer d’autres parodies, il y a celle de Breaking Bad, le Hobbit, Dexter, ou encore Game of Thrones. Pour cette dernière, les Simpson ont réellement repris l’esprit cartographique propre à la série Game of Thrones. Le générique montre le royaume de Springfield, dans lequel tous les rouages et mécanismes présentés dans la série fantastique ont été adapté aux Simpson de façon spectaculaire.

Mais Matt Groening fait également appel à des invités de temps à autre. Je pense notamment au générique réalisé avec la collaboration de l’artiste de rue Bansky, artiste connu pour ses tags engagés dans de nombreuses villes du monde. Le générique est assez similaire à la version originale si ce n’est que l’on aperçoit le nom de l’artiste tagué sur les murs de Springfield. Bart écrit «Je ne dois pas écrire sur les murs» sur le tableau,… mais aussi sur les murs de sa classe.

Mais c’est surtout le gag du canapé qui retient l’attention car il va ici dénoncer le travail des enfants : on y découvre les dessous sombres de la série selon l’artiste. Nous nous retrouvons plongés dans un endroit sinistre qui se situe entre l’usine et la grotte – un endroit qui se révèlera être en fait l’intérieur du logo de la FOX, la société de production du show.

Des centaines d’enfants reproduisent le dessin des Simpson, tandis que des centaines d’autres transportent des t-shirts à l’effigie des personnages. Des ouvriers jettent des chatons dans une machine à faire des peluches de Bart, ces peluches sont transportées par un panda malheureux. C’est ensuite la langue d’un dauphin mort qui sert de colle, et la corne d’une licorne enchaînée qui perce les dvds de la série. La licorne, qui symbole ici la liberté, finit par s’écrouler de fatigue. Cette version est tellement sinistre que l’on peut en arriver a ce demander comment la Fox a pu accepter de diffuser ce générique.

Mais le générique va parfois être adapté aussi à l’actualité musicale. En 2010, le tube de Kesha, Tik Tok est sur toutes les radios. Les Simpson vont donc s’approprier la chanson, et chaque personnage de la série sera mis à contribution pour illustrer en images les paroles de cette chanson. Le résultat est vraiment très drôle.

Des parodies, vous l’avez compris, il y en a des tonnes! Car au final, le principe même des Simpson est d’utiliser des références bien connues de tout le monde, et qui généralement font l’actualité, pour les transformer à la sauce Simpson pour dénoncer ou tout simplement pour amuser.

Les Simpson en soi représentent l’image de l’américain moyen, ou plutôt l’image stéréotypée que nous en avons. Et puis, surtout, la télévision qui est au centre de la famille américaine puisque c’est la première chose que font les Simpson en arrivant à la maison. Une manière de comprendre ce stéréotype américain serait de l’observer adapté au stéréotype français.

Et c’est d’ailleurs ce qui a été fait récemment par Sylvain Chomet, le réalisateur du film d’animation Les Triplettes de Belleville. Chargé par Matt Groening de réaliser le générique d’un épisode dans un décor très vieille France, on y découvre des personnages étonnants : un Homer à moustaches et lunettes qui mange des escargots au lieu de donuts, Bart en train de gaver une oie, Marge qui parle français, ou encore Lisa qui joue de l’accordéon. A l’arrière plan, on peut même apercevoir le portrait de François Hollande.

Nous pouvons nous imaginer que cette avalanche de clichés est tout aussi ravageuse pour la France que ne l’est la version originale pour les Etats-Unis. Mais au final, ceci n’a pas de grande importance, car au bout de 25 saisons, les Simpson n’ont pas pris une ride et nous font toujours autant rire!

Homer, Marge, Bart, Lisa, Maggie et le reste des habitants de Springfield, c'est bien du générique des Simpson que je vais vous parler aujourd'hui. Pour revenir brièvement sur les images du générique que nous avons tous vu au moins une fois, presque tous les épisodes commencent par un zoom sur le titre de la série "les Simpson". On a ensuite une vue sur la ville de Springfield, qui se resserre sur l'école. En entrant par une fenêtre de cette école, nous pouvons observer Bart écrire sur le tableau noir sa punition du jour. La sonnerie de l'école retentit, Bart sort alors de…

En quelques mots...

Cindy Willeme
Alexandre Marlier

Les Simpson

Critique de l'auteur: Indémodable, on ne se lasse toujours pas de ce générique et de son fameux "coach gag"!

Note des auditeurs/lecteurs 4.75 ( 1 votes)

À propos de Cindy Willeme

Cindy Willeme est licenciée en Analyse des médias. Elle a réalisé son travail de fin d’études sur la réception de la série Sex & The City, ce qui l’a amenée dans les coulisses d’AFDS.tv. Sortie des études, elle travaille dans l’organisation d’événements en rapport avec l'audio-visuel.

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