Suburgatory

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Suburgatory est une comédie familiale un peu décalée qui relate l’histoire d’un père célibataire qui veut offrir une vie meilleure à sa fille. Il l’emmène alors vivre dans une banlieue chic, nommé Suburgatory.

Nous suivons Tessa (Jane Levy) et George Altman (Jeremy Sisto), deux new-yorkais qui ont quelques difficultés, c’est peu de le dire, à s’adapter à la culture de leur nouveau lieu de résidence. Cette série base son accroche sur le choc culturel brutal. Cette démarche totalement volontaire tend à créer une série humoristique, sorte de parodie d’une Amérique superficielle et stupide.

Au niveau du générique, il réussit le pari de planter le décor avec seulement 6 plans qui imposent un message certes simple mais assurément convainquant!

Ces 6 plans sont des plans fixes qui présentent à tour de rôle Tessa et Georges dans des environnements différents. Le but est de montrer que l’environnement new-yorkais colle exactement à la peau des personnages alors que l’environnement de Suburgatory dénote un maximum par rapport à leur état d’esprit.

La manière de fonctionner est la suivante: présenter nos personnages, le sourire pincé, faussement heureux et affublés des plus belles tenues et accessoires pour démontrer la superficialité dans les 3 plans réservé à l’Amérique stupide, telle qu’ils la voient. Les plans réservés à la big city font le focus sur le naturel des personnages, partageant un moment qualitatif dans un environnement familier.

Ces plans se présentent en alternance, suivant un rythme assez rapide, de sorte qu’en 11 secondes vous soyez parfaitement au fait du côté décalé de cette série et de son message principal

Concrètement, les plans consacrés à New-York sont intéressants mais nettement moins que ceux de Suburgatory car, vous l’aurez compris, les clichés, les satires sont aserbés dans cette partie.

Les 3 clichés de New-York portent une teinte plutôt sombre. Autant au niveau des décors en arrière plan, qu’au niveau des tenues de nos acteurs teintées essentiellement de noir. Le premier plan se passe dans le métro new-yorkais, les deux personnages sont côte à côte. Tessa a les bras croisés, George a les mains dans les poches. Visiblement, père et fille sont dans leur élément.

Le deuxième cliché les présente à Central Park, en train de partager un sachet de macarons chauds. Tessa a sous le bras ses patins. Les deux personnages partagent ensemble un moment qualitatif, les corps et les visages sont décontractés.

Enfin le dernier plan les illustre dans une rue de Manhattan, Tessa et Georges mangent une glace, toujours dans une ambiance bonne enfant, laissant place au naturel.

A l’opposé, les plans réservés à Suburgatory sont hyper lumineux. Les personnages sont tirés à 4 épingles. Ils affichent un sourire forcé.

Le premier plan les illustre côte a côte affublés des plus belles tenues de tennis! En arrière plan un terrain de jeu parfait. Pour peu, on se figurerait dans une publicité pour Dash ou Ariel tellement les habits sont blancs! Et a vrai dire, je pense qu’il n’y a plus que dans ces publicités ou on envisage que les hommes portent un bandanas en mousse blanche sur le tête!

Le deuxième plan nous envoie la carte postal la plus cliché des noëls Américains. Tessa et Georges ont la classe, affichant des pulls en laine colorés, à carreaux. Georges est particulièrement heureux de porter des cache-oreilles en forme de bonhomme de neige et nos deux convives affichent fièrement leurs mug customisé, l’un en bonhomme de neige, l’autre en ours! Tessa, porte un bonnet à pompon et semble dans cette scène se demander lequel est le plus grotesque entre un bonhomme de neige à taille géante à sa gauche, et une magnifique biche illuminée à sa droite.

Cette scène magnifique est mise en évidence par un arrière plan à la hauteur de la scène: une maison hyper illuminée de 101 guirlandes.

Enfin dernier plan, après la carte postal d’hiver, la carte postale d’été! Le barbecue à l’Américaine. Barbie et Ken nous préparent des fabuleux hamburgers. On y est presque. Tessa est targuée d’un top vichy rouge et d’une jupe blanche. Quant à Georges il affiche un magnifique tablier blanc avec des belles grandes lèvres juteuses et un beau “Mister Cook” écrit dessus.

La maison en arrière plan est la grande maison blanche parfaite! La satire atteint son apogée a travers la main de Tessa qui presse un citron dans la cruche de punch!

Le générique se termine par un mouvement de caméra qui zoom sur l’herbe verte Playmobil du jardin parfait et le titre de la série s’inscrit sur la pelouse! Oh Non , dire qu’ils ont mis des années pour que cette herbe soit parfaite!

Suburgatory est une comédie familiale un peu décalée qui relate l’histoire d’un père célibataire qui veut offrir une vie meilleure à sa fille. Il l’emmène alors vivre dans une banlieue chic, nommé Suburgatory. Nous suivons Tessa (Jane Levy) et George Altman (Jeremy Sisto), deux new-yorkais qui ont quelques difficultés, c’est peu de le dire, à s’adapter à la culture de leur nouveau lieu de résidence. Cette série base son accroche sur le choc culturel brutal. Cette démarche totalement volontaire tend à créer une série humoristique, sorte de parodie d’une Amérique superficielle et stupide. Au niveau du générique,…

En quelques mots...

Stéphanie Chavagne
Alexandre Marlier
Tilman Villette

Suburgatory

Critique de l'auteur: Fun et décalé, un générique vraiment dans l'esprit de la série.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Stéphanie Chavagne

Journaliste de formation, Stéphanie se consacre à une association de promotion des produits bio. Stéphanie a rejoint l’équipe d'Aux Frontières Des Séries en juin 2008, après en avoir été l'invitée. Elle est notamment spécialisée dans les génériques et bandes originales de séries TV.

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