Tremors

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A l’origine était un mauvais film d’horreur largement inspiré des Dents De La Mer: Tremors. Un épouvantable navet tourné par Ron Underwood qui mettait en scène le très chevelu Kevin Bacon aux prises avec un monstre des terres munis de grandes dents et de tentacules.

Le film est tellement mauvais qu’il semble sorti tout droit des 70’s alors qu’il est en réalité un pur produit des années ’90. Mais peut-être faut-il se souvenir qu’à l’époque, les films d’horreur étaient tombés en désuétude? Il a fallu le succès colossal d’un Scream pour donner un nouveau souffle aux films de genre.

Tremors, le film, avait malgré tout réussi à creuser son petit trou dans le monde de l’épouvante grâce à son humour et son ton plutôt décomplexé. Voilà un film qui ne se prenait pas au sérieux et qui assumait son statut de nanar bon à louer en K7 vidéo lors d’une soirée arrosée entre amis.

Le film avait d’ailleurs suffisamment marché à la location pour être affublé de 3 suites toutes aussi affligeantes.

C’est en 2003 que le réseau Sci-Fi lance la série inspirée du film. Créée par Brent Maddock, Nancy Robert et S.S. Wilson, la série raconte les histoires d’un petit village perdu dans le désert du Nevada: Perfection.

Si le village n’est pas très peuplé, c’est parce qu’il a la particularité d’être régulièrement visité par un ver préhistorique géant. Puissant, doté de tentacules et de dents, le ver surgit souvent par le sol pour satisfaire sa faim de viande fraîche. De quoi faire fuir la plupart d’entre nous.

Et pourtant, les villageois restent bravement attachés à leur bourgade. Ils ont même appris à vivre en une espèce d’harmonie avec le ver. Ils savent prévenir de ses attaques et sont armés au cas où il se montrerait un peu trop affamé.

Certains lui trouvent même une réelle utilité: en faisant fuir les touristes et les investisseurs, le ver garantit une stabilité au village et le protège d’une évolution forcée qu’il ne souhaite pas. En gros: on reste chez nous, les autres restent chez eux. On fait comme on a toujours fait, on préserve notre petite communauté et on se marie entre cousins… Tant pis pour la qualité de nos chromosomes.

De fait, on s’interroge rapidement sur les capacités intellectuelles de certains personnages dès l’épisode pilote. Commençons par Tyler Reed, le héros: un beau gosse qui décide pour une raison connue de lui seul de venir s’installer dans ce village au risque de voir une tentacule lui lécher les pieds tous les matins. Vachement fortiche l’agent immobilier qui l’a persuadé de s’installer dans la région.

Mais ma préférence va à Burt Gummer: le Marine bourrin qui se croit encore au Vietnam et qui se fait fort de protéger le village. Il s’est d’ailleurs construit un abris antiatomique à l’épreuve des attaques du ver. Gros cigare, la casquette vissée sur la tête, le treillis et les armes à feu prêtes à tirer, il a tout de la bonne caricature. Tout simplement bête et méchant.

Mais le véritable danger du village vient plutôt d’un promoteur qui essaie par tous les moyens d’éliminer le ver et d’enfin attirer les investisseurs pour créer un immense espace commercial.

La métaphore est superbe: un ver géant de la préhistoire contre le capitalisme effréné. Mon Dieu, c’est Karl Marx qui doit être content. Pas étonnant qu’après 13 petits épisodes, Tremors est retourné au néant auquel il appartient.

Allons, ne soyons pas mauvaise langue: la série reste à la hauteur du film. C’est-à-dire nulle. Mais c’est pour ça qu’on l’aime.

A l'origine était un mauvais film d'horreur largement inspiré des Dents De La Mer: Tremors. Un épouvantable navet tourné par Ron Underwood qui mettait en scène le très chevelu Kevin Bacon aux prises avec un monstre des terres munis de grandes dents et de tentacules. Le film est tellement mauvais qu'il semble sorti tout droit des 70's alors qu’il est en réalité un pur produit des années '90. Mais peut-être faut-il se souvenir qu'à l'époque, les films d'horreur étaient tombés en désuétude? Il a fallu le succès colossal d'un Scream pour donner un nouveau souffle aux films…

En quelques mots...

Nathanaël Picas
Alexandre Marlier

Tremors

Critique de l'auteur: Suite d'un film de série B, ces 13 épisodes nous plongent dans le quotidien d'une ville où il n'est pas bon de laisser traîner ses doigts de pied.

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À propos de Nathanaël Picas

Nathanaël Picas a suivi des études de journalisme à l’Université Catholique de Louvain. Sa formation terminée, il a travaillé en tant que journaliste free lance pour la presse écrite et télévisée. Il a également été animateur sur Musiq’3. C’est à cette époque qu’il a rejoint l’équipe d’AFDS. En 2005, il devient attaché de presse dans une agence de communication.

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