Bioman

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Les amoureux du Club Dorothée se souviennent encore certainement de ce mercredi après-midi du 2 septembre 1987 où est apparu sur nos écrans une série d’un genre nouveau.

Cinq gugusses qui moulinent des bras dans des tenues verte, jaune, rouge, bleue et rose flashy et qui déciment des méchants pas beaux maquillés à la truelle. Et chaque épisode se conclut de manière invariable par un combat titanesque entres robots géants qui piétinent des maquettes. Ca vous dit quelque chose?

Allez, tous ensemble avec moi: Moitié homme et moitié robot! Lalalalala Bioman! Bioman! Par respect pour vos oreilles, je ne chanterai que cette partie de cette chanson culte de Bernard Minet. Mais là, je suis certain que tous vos souvenirs d’enfance viennent de refaire surface… pour les plus vieux d’entre nous en tout cas.

Je veux bien sûr parler de cette série tout droit venue du Japon: Bioman. Bien qu’elle soit la 8ème série du genre « sentai » au Pays du Soleil levant, elle est l’une des premières à avoir été diffusées en France. Ce dont on se souvient moins, c’est qu’elle a d’abord atterri sur Canal + en 1985 et puis seulement sur TF1 en ’87. Peu importe, la série rencontrera un succès immense et, au fil des rediffusions, recevra le statut de série culte.

Il faut dire que Bioman ne ressemblait à aucune série que nous avions eu l’occasion de voir avant. Bioman est le produit d’une histoire comme seuls les Japonais sont capables de nous pondre. Durant l’ère féodale japonaise, un immense robot nommé Bioman débarque sur terre. Accompagné de son fidèle androïde Peebolo, il choisit 5 jeunes gens et les inonde de bio-particules. Pourquoi? Personne ne le sait!

Mais 500 ans plus tard, le Nouvel empire Gear dirigé par le vil et odieux Docteur Mad envahit la terre. Leur objectif: créer une nouvelle société composée de monstres mécaniques et d’être humains robotisés. Heureusement, Bioman et Peebolo veillent. Ils trouvent les 5 descendants des Japonais qu’ils ont jadis irradiés de bio-particules et leur révèlent un secret: ils sont choisis pour défendre la terre.

Et pour y arriver, ils ont tout un tas de pouvoir à leur disposition: ils peuvent par exemple enfiler un costume moulant et flashy en quelques secondes et parader dans les rues sans se rendre compte qu’ils sont ridicules!

Ils sautent dans tous les sens au moindre feu d’artifice qui pète par terre. Ah! La rédaction d’AFDS.tv me signale qu’il s’agit là d’explosions et non pas de feux d’artifice… Au temps pour moi! La différence à l’écran n’est pas tellement visible.

Mais ils ont aussi des tas d’armes et d’attaques pour éradiquer les vilains: Miracle Laser, Bio Electro Beam, Circus Loop, Bio Revolver! Et j’en passe! Les méchants n’ont qu’à bien se tenir.

D’ailleurs, ceux-ci ont la particularité d’être tous agrandis dès qu’ils ont été mis en échec par les Biomen. Ils deviennent alors d’énormes Playmobil qui évoluent dans des décors de maquettes et qui continuent toujours à mouliner des bras. (pour garder l’équilibre peut-être… pas évident de rester debout avec un costume aussi horrible).

Les Biomen sautent alors dans leurs véhicules respectifs et fusionnent pour devenir un super robot! S’en suit un combat titanesque mais toujours le même à chaque épisode: les Biomen sont mis en difficulté et sont secoués dans leur cabine de pilotage et puis décident de sortir leur coup final. Le méchant de la semaine meurt, le Docteur Mad râle et promet de se venger en envoyant un nouveau méchant la semaine prochaine!

Vous avez pu vous en rendre compte par vous même: le genre « sentai » est stéréotypé au delà du possible. Et pourtant, ça marche. Bioman sera le fer de lance d’une multitude de copies conformes parmi lesquelles l’américain Power Rangers. Une série bien plus craignos et qui continue de sévir sur nos écrans aujourd’hui encore.

Les amoureux du Club Dorothée se souviennent encore certainement de ce mercredi après-midi du 2 septembre 1987 où est apparu sur nos écrans une série d’un genre nouveau. Cinq gugusses qui moulinent des bras dans des tenues verte, jaune, rouge, bleue et rose flashy et qui déciment des méchants pas beaux maquillés à la truelle. Et chaque épisode se conclut de manière invariable par un combat titanesque entres robots géants qui piétinent des maquettes. Ca vous dit quelque chose? Allez, tous ensemble avec moi: Moitié homme et moitié robot! Lalalalala Bioman! Bioman! Par respect pour vos oreilles,…

En quelques mots...

Nathanaël Picas

Bioman

Critique de l'auteur: Des héros en lycra moulant aux couleurs de l'arc-en-ciel et qui moulinent des bras comme s'ils étaient sous ecstasy... Ca aurait pu être crypto-gay (force Rose!). C'est juste craignos. Mais c'est pour ça qu'on aime. Ou pas.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Nathanaël Picas

Nathanaël Picas a suivi des études de journalisme à l’Université Catholique de Louvain. Sa formation terminée, il a travaillé en tant que journaliste free lance pour la presse écrite et télévisée. Il a également été animateur sur Musiq’3. C’est à cette époque qu’il a rejoint l’équipe d’AFDS. En 2005, il devient attaché de presse dans une agence de communication.

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