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Xena, Princesse Guerrière

Xena, Princesse Guerrière

Non, The L Word n’est pas la seule série à avoir émoustillé la lesbienne qui sommeille en nous! Lucy Lawless, alias Xena La Guerrière, avait déjà ému la communauté gay bien avant les mésaventures des lipsticks de Los Angeles.

Créée en 1996, Xena, Princesse Guerrière est une spin-off de la déjà très craignos série Hercule. Et oui, c’est dans cette kitschissime série d’aventures que Xena faisait sa première apparition cathodique. Elle y était présentée comme un chef de guerre impitoyable. Mais sa rencontre avec le musculeux Hercule l’a transformée.

Comprenez: désormais la sanguinaire brune aux yeux bleus veut faire le bien et non le mal. C’est ainsi que débute sa série éponyme: Xena prend conscience que tuer c’est mal.

Seulement voilà, elle s’est pas mal lâchée dans sa jeunesse. Elle décide donc d’entamer un chemin de rédemption pour réparer ses exactions passées. Comment ? Elle va utiliser ses qualités de combattante pour aider tous les gens qui le lui demanderont.

Et comme les gens sont des neuneus qui ne savent pas se prendre en charge tout seul, Xena va avoir du pain sur la planche pendant 6 saisons!

Heureusement pour elle, elle est accompagnée de Gabrielle, jeune fille naïve et blonde dont elle fait la rencontre dans le premier épisode. Cette dernière deviendra rapidement l’alliée numéro un de Xena et surtout sa biographe.

Et il y en aura à dire sur les aventures de Xena! Car si l’action se déroule dans la Grèce antique, la chronologie et la cohérence historique ne faisaient pas partie du cahier des charges des créateurs John Schulian et Robert Tapert.

En effet, Xena combattra les méchants en Egypte, à Rome au temps de Cléopâtre et de Jules César mais aussi dans une Scandinavie moyenâgeuse, en Extrême Orient… Et l’on verra apparaître à l’occasion des caméras et des hélicoptères légèrement anachroniques!

Mais de toute façon, la série ne s’embarrasse pas tellement de ce genre de détails et capitalise un maximum sur le duo Xena et Gabrielle pour plaire. Si au départ, la série se voulait être une simple série d’aventures destinée aux adolescents, la relation érotico-plantonico-lesbienne entre les deux femmes attire le regard d’une partie de la communauté homosexuelle.

Pas étonnant: Xena est une femme forte, de caractère, domptant les hommes, n’hésitant pas à jouer des poings et entretenant une relation privilégiée avec son alliée de toujours… Il n’en fallait pas plus pour faire d’elle l’une des premières icônes lesbiennes de la télévision!

Il est dommage d’ailleurs que ce ne soit que le côté positif de la série. Car en dehors du fantasme de deux femmes ensemble, il y a peu de choses à se mettre sous la dent. Lucy Lawless démontre l’étendue de son talent au cours de 134 épisodes: à savoir montrer ses dents, faire du cheval, se battre et… et bien c’est tout!

Remarquez, elle ne fait pas vraiment tache à l’écran puisqu’aucun de ses partenaires n’arrive à faire mieux. La faute en incombe aux scénarios développant des thèmes tels que: la valeur d’une vie humaine, le sacrifice, l’amitié…

Tout au plus les esthètes apprécieront les paysages… En effet, la série a été tournée principalement en Nouvelle-Zélande, berceau du Seigneur Des Anneaux. Une maigre consolation pour nos amies les lesbiennes!

Non, The L Word n’est pas la seule série à avoir émoustillé la lesbienne qui sommeille en nous! Lucy Lawless, alias Xena La Guerrière, avait déjà ému la communauté gay bien avant les mésaventures des lipsticks de Los Angeles. Créée en 1996, Xena, Princesse Guerrière est une spin-off de la déjà très craignos série Hercule. Et oui, c’est dans cette kitschissime série d’aventures que Xena faisait sa première apparition cathodique. Elle y était présentée comme un chef de guerre impitoyable. Mais sa rencontre avec le musculeux Hercule l’a transformée. Comprenez: désormais la sanguinaire brune aux yeux bleus…

En quelques mots...

Nathanaël Picas
Alexandre Marlier
Sarah Sepulchre

Xéna, Princesse Guerrière

Critique de l'auteur: La plus lesbienne des héroïnes mythologiques de la télévision. Nulle, mais bizarrement attachante.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Nathanaël Picas

Nathanaël Picas a suivi des études de journalisme à l’Université Catholique de Louvain. Sa formation terminée, il a travaillé en tant que journaliste free lance pour la presse écrite et télévisée. Il a également été animateur sur Musiq’3. C’est à cette époque qu’il a rejoint l’équipe d’AFDS. En 2005, il devient attaché de presse dans une agence de communication.

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