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Chapeau Melon Et Bottes De Cuir

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S’il est une série qui n’a pas galvaudé son statut de série culte, c’est bien Chapeau Melon Et Bottes De Cuir. Bien que diffusée dans les années ’60, tout un chacun a déjà entendu parler de Emma Peel et de ses combinaisons de cuir et de John Steed et de son inimitable charme british.

Les multiples rediffusions ont d’ailleurs contribué à installer le mythe de la série durablement. Bourrée d’humour et de dérision, perle d’imagination et d’inspiration, la série a aussi marqué son époque pour ses décors et ses dialogues finement ciselés.

Avec de telles qualités, il était normal voire évident qu’Hollywood cherche a créer un film basé sur cette série. Au départ alléchante, cette idée avait de quoi faire frémir les fans inconditionnels. En effet, comment les américains allaient-ils réussir à transposer le style si british et particulier de la série en une grosse production de 60 millions de dollars apte à plaire aux fans et au public lambda?

Après avoir vu le film, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est appelé lui aussi à devenir culte d’ici quelques années dans la catégorie: navets. Sincèrement, un tel ratage, ça tient du miracle!

Le réalisateur du film, le canadien Jeremiah Chechik, déjà auteur du désastreux remake des Diaboliques n’a visiblement rien compris à ce qui faisait le charme de la série.

Le casting est déjà la plus grosse erreur du film. Ralph Fiennes en John Steed est beaucoup trop phallo, voir trop jeune. Il n’a ni la prestance ni le flegme de Patrick Macnee. Quand à Uma Thurman, bien que physiquement proche de Diana Rigg, elle n’a pas saisi toute la différence ironique qui faisait tout le sel d’Emma Peel. Sans oublier Sean Connery qui cabotine allègrement, trop heureux de porter le kilt.

Le deuxième échec le plus flagrant est l’absence totale de scénario. Là où la série développait des histoires plus ingénieuses les unes que les autres, le film se vautre lamentablement, enfilant des séquences n’ayant ni queue ni tête. Même après plusieurs visions, on ne comprend toujours pas pourquoi les personnages se rendent d’un point A à un point B. Quand à leurs motivations, elles sont toutes aussi obscures. Et que dire des dialogues d’une platitude consternante entre deux blagues grivoises.

Concernant le deuxième degrés si cher à la série, il est ici totalement absent. La “blague” de cette version cinématographique consistant à faire boire le thé à ses personnages un nombre incalculable de fois. Le cliché a donc remplacé la finesse.

Reste les très beaux décors du film, mais aussi soignés soient-ils, il ne suffisent pas à sauver le long métrage du naufrage.

La plus grande erreur aura été finalement de ne pas avoir confié le film à un réalisateur qui avait une vraie vision. Le cul entre deux chaises, Jeremiah Chechik hésite constamment entre un film d’action grand public mais n’ayant rien a voir avec la série, et le film hommage à la série réservé aux seuls initiés.

Il livre finalement un film sans âme, un véritable ovni perdu dans une sorte de no-man’s land. A oublier définitivement.

S'il est une série qui n'a pas galvaudé son statut de série culte, c'est bien Chapeau Melon Et Bottes De Cuir. Bien que diffusée dans les années '60, tout un chacun a déjà entendu parler de Emma Peel et de ses combinaisons de cuir et de John Steed et de son inimitable charme british. Les multiples rediffusions ont d'ailleurs contribué à installer le mythe de la série durablement. Bourrée d'humour et de dérision, perle d'imagination et d'inspiration, la série a aussi marqué son époque pour ses décors et ses dialogues finement ciselés. Avec de telles qualités, il…

En quelques mots...

Nathanaël Picas
Alexandre Marlier

Chapeau Melon Et Bottes De Cuir (le film)

Critique de l'auteur: Entre film hommage et film d'action n'ayant rien à voir avec la série originelle, un raté complet à oublier au plus vite!

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À propos de Nathanaël Picas

Nathanaël Picas a suivi des études de journalisme à l’Université Catholique de Louvain. Sa formation terminée, il a travaillé en tant que journaliste free lance pour la presse écrite et télévisée. Il a également été animateur sur Musiq’3. C’est à cette époque qu’il a rejoint l’équipe d’AFDS. En 2005, il devient attaché de presse dans une agence de communication.

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