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Chapeau Melon Et Bottes De Cuir

Nous sommes en 1960, Howard Thoms, responsable de l’Associated British Corporation contacte Sydney Newman. Il voudrait qu’il supervise un nouveau type de programme: des émissions qui utiliseraient les mêmes recettes qu’Alfred Hitchcock au cinéma ou que Ian Fleming (la saga des James Bond) en littérature populaire.

Les téléspectateurs suivaient alors un show, Police Surgeon, qui manquait d’originalité, de mouvement, mais les ménagères adoraient Ian Hendry (Docteur Brent). Newman et Leonard White revoient le concept et le tourne résolument vers l’espionnage… Les Avengers sont nés. Cependant, ils sont encore loin de notre Chapeau Melon Et Bottes De Cuir. Point de dame, point de cuir, point de chapeau et point de Brian Clemens (scénariste).

Au commencement: l’ère Ian Hendry

Cette saison-là, ITV (Independent Television, la réunion de 15 stations régionales par opposition au réseau national de la BBC) diffuse donc Police Surgeon. Son héros est un médecin de la police, d’où le nom du programme. Ce médecin se plaît à jouer les détectives amateurs. Les bases des Avengers sont lancées puisque non seulement les acteurs (Ian Hendry et Ingrid Hofner) mais aussi l’équipe technique, Leonard White (producteur), Don Leaver, Guy Verney et John Knight (réalisateurs) ainsi que Richard Harris (scénariste) sont passés d’une série à l’autre.

C’est autour de la célébrité de Ian Hendry auprès du public que seront construits les 24 premiers épisodes des Avengers. “Hot Snow” est le pilote de la série révolutionnaire. Il a été écrit par Ray Rigby. On y rencontre le docteur David Keel, un homme comblé puisque sa clientèle est énorme et surtout parce qu’il va se marier à Peggy, sa secrétaire.

Malheureusement, le destin s’en mêle. Peggy réceptionne un paquet qui est arrivé par erreur au cabinet médical. Quelques jours plus tard, deux gangsters viennent le récupérer et éliminent la jeune femme qui était devenue un témoin trop gênant. David Keel décide de la venger (d’où le nom anglais de la série). Il croise alors le chemin d’un agent secret assez mystérieux qui se nomme John Steed. Celui-ci lui propose de travailler avec lui car il est lui aussi sur les traces du gang qui a tué Peggy. Duo de choc dans lequel Steed n’est autre que… le coéquipier!

Tournée de décembre 1960 à octobre 1961, la première saison sera diffusée entre le 7 janvier et le 30 décembre 1961 sur ITV. Elle est quasi inédite en francophonie. Une partie des épisodes a été jouée et diffusée en direct. L’autre a été perdue. Actuellement, seuls deux épisodes complets (Girl On The Trapeze et The Frighteners) ainsi que les 20 premières minutes du pilotes (Hot Snow) ont été miraculeusement retrouvés.

Ian Hendry (David Keel): Il quitte les Avengers après la première saison pour tenter sa chance au grand écran. Il apparaîtra, notamment, dans Repulsion de Roman Polanski (1965), The Hill de Sidney Lumet (1965), Journey Of The Far Side Of The Sun de Robert Parrish (1969) et La Loi Du Milieu de Mike Hodges (1970). Il est aussi apparu dans des séries telles que Destination Danger, The Gold Robbers, Le Saint, ou encore Amicalement Vôtre qui sont des séries britanniques phares de l’époque.

Plus étonnant, il a croisé les pas de Diana Rigg (Emma Peel) en 1973 dans le film d’horreur de série B “Theater Of Blood” avec Vincent Price. Enfin, il a de nouveau collaboré avec Patrick Macnee sur un épisode des “New Avengers”: Pour Attraper Un Rat.

L’ère Honor Blackman

Ian Hendry quitte le navire? Qu’à cela ne tienne, la série continue et Leonard White veut créer un nouveau personnage… Une femme! Les “sages” hurlent de rire, White tient bon. Il dessine son héroïne sur les modèles de deux célébrités de l’époque; Margaret Mead (anthropologiste) et Margaret Bourne-Smith (photo-reporter pour Life).

Steed collabore pour 6 épisodes avec Venus Smith (Julie Stevens) et pour 3 autres avec le docteur Martin King (Jon Rollason). Les essais ne sont pas concluant. Les dirigeants se laissent convaincre. Honor Blackman obtient le rôle au nez et à la barbe de Nyree Dawn Porter (Poigne De Fer Et Séduction).

L’arrivée d’une femme ne pose pas des problèmes qu’aux bailleurs de fond, les scénaristes non plus ne savent pas quoi faire d’elle. Comment doit-elle réagir lors d’un combat? Les premiers textes sont accablants de niaiserie! Le mari d’Honor lui conseille de jouer comme un homme. Et ça marche: peu à peu les scénaristes sortent de leur réserve.

Ceci ne résout cependant pas le problème de sont arme. Au départ, il est convenu qu’elle glisse un revolver dans son sac mais cela pourrait se révéler vite lassant. Son porte-jarretelles peut faire l’affaire, histoire de corser un peu l’image. Malheureusement, même si c’est très glamour, c’est très peu pratique! La solution se trouve dans le judo et Honor prend rapidement des cours. Ceci amène un nouveau problème: les tailleurs haute-couture de l’espionne se marient mal à son style de vie. Macnee apporte l’idée d’une combinaison en cuir pour les scènes de combat.

1962, les Anglais sont confrontés à une Catherine Gale de cuir et de choc qui tranche résolument avec les mentalités de l’époque. La sauce prend à une vitesse grand V. Steed, lui, a évolué vers un dandysme élégant et raffiné.

Tournée de mai 1962 à mars 1963 les épisodes de la deuxième saison seront diffusés du 29 septembre 1962 au 23 mars 1963. Ils sont toujours en noir et blanc sur film vidéo avec peu de scènes en extérieur.

Un épisode surtout se révèle assez intéressant: Warlock. Les agents enquêtent sur le cas de Peter Neville, un scientifique inventeur d’un nouveau carburant. Il est atteint d’une étrange catalepsie. On retrouve une amulette dans sa main. C’est le premier épisode a traiter d’un thème plus occulte. Il faudra cependant attendre madame Peel pour que cette thématique se développe totalement.

Pour la troisième saison, Macnee accentue encore son look gentlemen de la City. Il impose son parapluie et son melon dans chaque épisode. Honor Blackman, quant à elle, est habillée par Michael Whittaker. Nouveau créateur, mais le cuir reste le mot d’ordre.

Les scénarios atteignent cette année une qualité impressionnante qui est probablement due à l’arrivée de Brian Clemens. Le nom de ce scénariste-producteur reste attaché pour toujours à cette série à laquelle il a donné ses lettres de noblesses. Leonard White est parti pour The Armchair Theater laissant sa place à Julian Wintle. Les moyens sont toujours dérisoires et la série ne s’est pas encore exportée. Brian Clemens et Arthur Fennell (producteur) vont la faire accéder à un niveau supérieur.

A la fin de la saison, Honor Blackman annonce son départ. Le choc est énorme. En effet, elle semblait irremplaçable, le futur allait en décider autrement. Tournée d’avril 1963 à mars 1964, la troisième saison sera diffusée du 29 septembre 1963 au 21 mars 1964. Tout comme la saison 2, elle est longtemps restée inédite en francophonie.

Honor Blackman: Elle est âgée de 36 ans quand elle tourne les Avengers. Avant ce rôle, elle en avait décroché peu d’intéressants. Elle quitte la série pour se glisser dans la peau de la James Bond Girl Pussy Galore. Après, elle a figuré dans les génériques de Jason Et Les Argonautes, Choc, Life At The Top ou encore La Vierge Et Le Gitan.

Le théâtre l’intéresse également beaucoup. Elle joue du Shakespeare et du boulevard avec autant de facilités. Elle a aussi touché à la comédie musicale (Mother Goose et The Sound Of Music). Elle a enregistré deux disques: Kinkyboots en duo avec Patrick Macnee et une version “cabaret” de la Javanaise de Gainsbourg. Enfin, elle a publié un livre: Honor Blackman’s Book Of The Self-Defense (1964).

L’ère Diana Rigg ou l’âge d’or

Le moment est critique. Deux épisodes (invisibles) tournés avec Elizabeth Shepperd, une actrice shakespaerienne, ont fait perdre beaucoup de temps à la production. Elle ne convient pas! C’est alors que débarque Diana Rigg, 28 ans. La complicité qui va naître entre elle et Macnee va transformer le cauchemar en rêve.

Plusieurs épisodes sont tournés avant qu’on ait pu lui concevoir une nouvelle garde robe et un style propre. Peu à peu, Emma Peel se spécialisera en karaté et John Bates accentuera son côté félin grâce à des combinaisons de stretch ou en lamé pour les scènes d’action. Hors des combats, madame Peel porte des tenues avant-gardistes qui défrayent la chronique.

Le duo Peel-Steed est le couple de référence de Chapeau Melon Et Bottes De Cuir. Ils sont entrés dans la légende. Lui est un parfait gentleman. Elevé à Eton, élégant, raffiné, il représente un style de vie du passé. Elle est une femme des sixties complètement avant-gardiste et féministe (elle roule dans des voitures de sport ultra-rapides, elle sait se battre,…).

Emma est surdouée. Elle est brillante en botanique, en génétique, en nucléaire, en psychanalyse, en karaté et danse. Elle possède un QI supérieur à celui de Steed. Elle dirige depuis ses 21 ans l’empire de son père, les Knight’s industries. Elle est l’antithèse de Steed. Ses distractions n’ont rien a voir avec la bonne éducation anglaise.

Ils ne sont pas du même monde, mais ont beaucoup de plaisir à se fréquenter. Il l’amuse par son snobisme second degré, elle le fascine par le naturel de ses provocations. Leur couple fonctionne à merveille. On peut même se demander jusqu’à quel point.

En fait, Steed aime le côté avant-gardiste de Peel. Sa personnalité n’est donc pas si “clean” que cela. De son côté, Emma connaît les us et coutume de l’Establishment. Elle le côtoie d’ailleurs assez souvent. Les personnages sont donc inclassables… Nous n’avons pas, d’un côté un gentleman et, de l’autre, une excentrique.

Tournés de décembre 1964 à mars 1966, les 26 épisodes de la quatrième saison seront diffusés du 2 octobre 1965 au 26 mars 1966. Elle est tournée en 35 mm, toujours en noir et blanc. Un nouveau générique introduit chaque épisode. Les acteurs y font la démonstration de leurs talents. C’est la première saison que les Français et les Américains connaîtront. Le titre français est simplement la transposition des images du générique. Seulement 13 épisodes seront programmés en ’67 en France. Il faudra attendre 1970 pour en voir deux autres et 1991 pour que la saison soit diffusée au complet (en version originale sous-titrée).

Les producteurs voulaient passer à la vitesse supérieure et accéder à la couleur. C’est chose faite avec la cinquième saison. En effet, pour filmer en couleur il fallait des moyens et pour avoir des moyens il fallait vendre aux américains. Or, le passage outre-Atlantique s’est bien passé. Avec leur description de décors et personnages typiquement british, avec leur humour anglais, les Avengers avaient le mérite de dépayser complètement les yankee.

ABC (le réseau américain) commande une nouvelle saison en couleur. Les USA ont essayé d’imposer leurs vues aux producteurs mais ces derniers ont bien résisté. Ils voulaient, par exemple, que Steed se marie et qu’il achète un chien. Ils exigeaient que madame Peel rallonge ses jupes. Heureusement, les producteurs ont tenu bon.

A l’époque l’indication “in color” a été apposée à côté du titre. Les Anglais ne possédaient pas de téléviseur couleurs mais ils étaient ainsi avertis du progrès de leur série préférée! Le show prend sa pleine dimension cette année: le tandem Steed-Peel est pleinement opérationnel, la couleur arrive et les scénarios se colorent de science-fiction.

Brian Clemens, conscient du côté “conte de fée pour adultes” des Avengers, élabore quelques règles pour sauvegarder ce climat. Il est interdit de mettre des figurants dans les scènes de rue pour qu’ils ne jurent pas avec le style des héros. Aucune évocation de problèmes sociaux ne sera tolérée et surtout pas par des personnages secondaires trop éloquents.

Les méchants deviennent donc très diaboliques et très “Science-Fiction”. Ce sont des héros de BD, des hommes invisibles, des hommes électriques,… Enfin, jamais de femme assassinée: ce serait trop inélégant. Certains gimmicks apparaissent: les fameux emmapeelers, la phrase “Mrs Peel, we’re needed” ouvre chaque épisode, le départ des deux héros dans un véhicule différent (et souvent loufoque) les clos.

Tournée de septembre 1966 à septembre 1967, la cinquième saison sera diffusée du 15 janvier au 18 novembre 1967. Son nouveau générique est évocateur de l’atmosphère: le coup de feu tiré par madame Peel et le champagne débouché par Steed sont des symboles assez évidents. Les Etats-Unis voient la série en couleurs tandis que les Anglais et les Français doivent se contenter du noir et blanc. La France ne diffuse d’ailleurs pas tous les épisodes. La diffusion de cette saison sera étalée sur les années ’60, ’70 et ’80.

Diana Rigg: Elle a passé les 7 premières années de sa vie en Inde à Jodhpur. Après de brillantes études, elle s’est tournée vers le théâtre. En 1959, elle entre à la Royal Shakespeare Company. Elle joue The Devils, Becket, Midsummer Night’s Dream, Macbeth, le Roi Lear avant d’être remarquée par les producteurs des Avengers. Elle accepte leur proposition mais quittera la série après deux ans.

Elle n’aime pas la célébrité et préfère résolument le théâtre. Elle retournera donc à Shakespeare tout en acceptant de temps en temps les propositions d’Hollywood. Comme, par exemple, le rôle de Tracy, la seule James Bond girl que l’espion épousera (Au Service Secret De Sa Majesté). Elle figurera aussi à l’affiche de L’Hôpital d’Arthur Miller ou de Théâtre De Sang (avec Ian Hendry). Elle sera également la vedette d’une série complètement articulée autour de sa personnalité (Diana).

Elle foulera les planches de Broadway avec Jumpers de Tom Stoppard, une pièce qui fera scandale parce qu’elle y apparaît totalement nue. Les comédies musicales l’amuseront également (Folies de Stephen Sondheim). Elle fut anoblie par la Reine d’Angletterre. Elle compte également deux livres à son palmarès: No Turn – A History Of Theater & Its Critics et So To The Land.

Patrick Macnee: Avant 20 ans, il arpentait déjà les planches des théâtres. Son premier long métrage s’appelle The Life & Death Of Colonel Blimp, mais il faudra attendre The Girl Is Mine de Marjorie Deans pour qu’il décroche un premier rôle. Après un petit tour au Canada où il collabore à plusieurs séries, il devient John Steed et touche alors à la célébrité mondiale.

Après The Avengers, il apparaîtra dans The Virginian, Columbo, Dream On et Caraïbe Offshore (avec le catcheur Hulk Hogan!). Il est aussi apparu sur le grand écran dans des films comme Les Sept Cascadeurs, Le Retour Des Agents Très Spéciaux, Sea Wolves et Dangereusement Vôtre. Il a aussi retouché au théâtre. Il a abordé des pièces telles Hamlet, Ardèle de Anouilh, Absurd Person, Sleuth d’Anthony Shaffer. Il a également figuré dans un clip du groupe Oasis, et a fait un caméo dans The Avengers, la piteuse adaptation cinématographique de la série.

L’ère Tara King

Mais Diana Rigg en a marre, elle veut retourner au théâtre, sa première passion. Son départ, comme celui d’Honor Blackman, glace les producteurs et toute l’équipe. Les Américains décident alors de prendre le contrôle. Ils exigent le départ de Clemens et Fennell et confient la production à John Bryce (qui avait déjà participé à The Avengers avant).

Ce changement signe le retour au réalisme et à l’espionnage classique. Linda Thorson est engagée. Elle est jeune et joue à merveille le rôle d’une jeune agent inexpérimentée. Afin qu’on ne puisse la confondre avec Emma Peel, les producteurs décident de la teindre en blonde. Résultat: elle se retrouve chauve en quelques jours! Elle devra porter des perruques pendant huit semaines. En plus de cela, les scripts ne sont pas à la hauteur, rien ne va…

Les Américains reconnaissent leur erreur et supplient Clemens et Fennell de revenir. Ils ne se font pas prier. Clemens trouve Linda Thorson trop jeune, mais elle le convaincra vite qu’elle est capable d’assumer ce rôle. La sixième saison s’ouvre sur l’épisode “Ne M’oubliez Pas”. Chose unique dans l’histoire de la série, deux coéquipières de Steed se croisent.

Emma Peel apprend que son mari disparu a été retrouvé en Amérique latine, elle part le rejoindre. Tara King est confiée à Steed par Mère-Grand (le big boss des services secrets). Il doit la former. Tara ne ressemble en rien à Peel. Elle a son style propre. Alun Hugues et Harvey Gould lui fabriquent des combinaisons short, des mini-robes, des tenues de soirées qui lui sont typiques. Et, surtout, ils lui font porter le tout premier patte-d’éléphant. Autre “girl”, autre technique de combat. Tara se bat comme un gosse de rue. Elle utilise tout ce qui lui tombe sous la main.

Malheureusement, les Américains ne suivent plus. Ils programment The Avengers face au Rowan & Martin’s Laugh-In Show, l’émission la plus populaire des Etats-Unis. Autant dire qu’ils signent son arrêt de mort. Le programme s’effondre de la première à la 69ème place dans les charts. Sans USA, plus d’argent et la série s’arrête.

Tournés d’octobre 1967 à mars 1968, les 33 épisodes de la sixième et dernière saison seront diffusés du 3 octobre 1968 au 25 mars 1969. Deux génériques différents ont introduit cette mouture dans les foyers anglais, français et américains. Les gimmicks, eux, disparaissent mais les épilogues sont de plus en plus soignés. La diffusion est toujours anarchique en France où il faudra attendre les années ’80 pour voir la saison en entier.

Linda Thorson: Originaire de Toronto, elle débarque à la Royal Academy à 18 ans. C’est en courant les auditions qu’elle est engagée pour Chapeau Melon Et Botte De Cuir. Elle aussi touchera à plusieurs domaines du spectacle. Elle monte sur les planches avec notamment Shakespeare et Feu La Mère De Madame de Feydeau. Elle figure dans Les Palmiers Du Métropolitain, une pièce de Youri censurée et qui fut diffusée pour la première fois en 1978.

Elle enregistre un disque: Better Than Loving You. Elle s’essaye à la comédie musicale dans Steaming à Broadway. Elle est apparue dans plusieurs séries dont un épisode de Clair De Lune, la série policière comique dans laquelle jouait Bruce Willis.

Et ensuite

Les Avengers reviendront sur les petits écrans en 1976 pour une série “nouvelle génération” de 26 épisodes. Co-produite par la France et le Canada, The New Avengers présente les aventures de Steed, devenu le mentor de deux jeunes recrues: Purdey et Gambit. Dans cette nouvelle version, le côté science-fictionnel est plutôt mis de côté en faveur du récit d’espionnage.

Si cette version des Avengers n’arrive pas à la cheville de bon nombre d’épisodes de la série originelle, elle possède tout de même son charme…

À propos de Sarah Sepulchre

Sarah Sepulchre est professeure à l’Université de Louvain (UCL, Belgique). Ses recherches portent sur les médias, les fictions, les cultures populaires, les gender studies et particulièrement sur les représentations, les liens entre réalité et fiction. Sa thèse de doctorat était centrée sur les personnages de séries télévisées.
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