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AES: 1.02 Underbelly, La Mise A L’Epreuve

Underbelly

Salut à toi Auditeur,

Je te rassure tout de suite, j’ai bien survécu aux 22 heures de vol. Et finalement, je dois dire que ce n’était pas si insurmontable que ça…

Faux! C’était horrible… horrible! Merci Malaysia Airlines, alors là, merci pour ce poulet tandoori si délicatement épicé et ton rationnement militaire d’eau potable. A partir de ce moment là, je l’ai senti venir! Quoi? Mais que l’Australie me mettait à l’épreuve… Mais oui, évidemment. Elle voulait me tester comme on l’avait fait avec elle auparavant. Vous voyez de quoi je parle? Non? Vraiment pas? Bon…

Laissez moi vous raconter une histoire alors: nous sommes en 1998, les Spice Girls se séparent, Titanic sort dans les salles, les Etats Unis bombardent l’Afghanistan. En somme, une période sombre de notre histoire. Et nous ne sommes pas les seuls à souffrir puisqu’à Melbourne, dans l’état du Victoria, une guerre des gangs sans précédent débute.

C’est parti pour Underbelly, une série réalisée par Des Monagan et Jo Horsburg. Ils se sont inspirés d’un livre écrit par John Silvester et Andrew Rule. Deux journalistes d’investigation qui racontent dans les moindres détails les faits tragiques de cette guerre des gangs qui a fait 36 morts.

Au total 6 saisons dont la dernière en date a été diffusée en début septembre 2013. Chacune d’entre elle compte un nombre varié d’épisodes, entre 8 et 16. Une mini-saison a également été diffusée en guise de préquelle de la saison 1 d’Underbelly, celle sur laquelle nous allons nous attarder aujourd’hui.

On va donc commencer ce podcast en débriefant la réalisation. Il faut bien l’avouer, c’est plutôt bien fait. On sent un petit côté américain notamment dans le montage particulièrement dynamique. Les plans s’enchaînent assez vite, quelques passages sont parfois un peu confus, mais n’exagérons rien non plus, Underbelly se laisse facilement regarder grâce à sa maîtrise technique. Il faut dire que la série use d’une voix off, celle d’une des enquêtrices qui permet au spectateur de rapidement saisir les enjeux et qui facilite la compréhension. J’y reviendrai lorsque nous aborderons les personnages.

Niveau bande son, c’est plutôt pas mal. Assez variée et agréable à écouter, elle s’adapte parfaitement à l’environnement mafieux de la série.

Au niveau scénario, Underbelly relate, comme je l’ai dit plus tôt, la guerre des gangs de Melbourne, légèrement romancée bien entendu. En 1995, Greg Workman est assassiné par Alphonse Gangitano car il n’a pas su rembourser une dette de jeux. Cette affaire aurait pu rester sans suite, mais voilà, trois ans plus tard, Alphonse est tué à son tour. C’est à partir de ce moment que l’affrontement débute. Dans la série, deux clans vont s’entre-tuer, celui des Moran et celui des Williams.

L’histoire assure de bons moments de rires et de tensions. On alterne d’ailleurs assez souvent entre des minutes de déconne et tout d’un coup, la série vous prend par les tripes par un twist de dernière minute. Les réactions des personnages sont assez dures à prévoir, voir imprévisibles, ce qui vous assure de nombreuses heures de plaisir.

Et ces personnages sont nombreux, il est assez difficile de s’y retrouver au début. Mais au fur et à mesure des épisodes, on commence à y voir plus clair et certaines personnalités se révèlent. Merci aux nombreux personnages morts qui nous facilitent la tâche!

Non, soyons sérieux une minute. Les personnages d’Underbelly sont tous très colorés car ils sont tous très différents. Anciens larbins reconvertis en patrons, femmes de gangs infidèles, indécis, dangereux psychopathes, mafieux à l’ancienne. Sans exception, chacun a un rôle bien particulier dans cet engrenage complexe que sont les deux clans.

En moyenne, huit personnages de chaque côté, sans compter l’équipe de police et les personnages annexes qui rejoindront l’un ou l’autre clan.

Au niveau du jeu d’acteurs, on ne peut qu’apprécier la qualité d’interprétation. Les plus observateurs reconnaîtront entre autre Callan Mulvey, alias Drazic dans Hartley, Coeurs A Vif. Une série que j’ai toujours réussi à éviter, mais ne vous inquiétez pas, je vous en parlerai très bientôt.

Si Underbelly a connu et connaît toujours un succès assez important, en moyenne 2 millions de téléspectateurs par épisode, elle est classée comme meilleure série australienne sur le site IMDB.

Elle a déjà, entre autre, glané de nombreuses récompenses entre 2008 et 2009. Son importance et son influence dans le paysage australien a d’ailleurs poussé la Cours Suprême à annuler la diffusion de la série. Dans l’état du Victoria bien entendu, et ce afin de ne pas influencer le procès. Finalement, au vu du succès, la série a juste été décalée de quelques mois.

Pour ma part, Underbelly m’a véritable porté, que ce soit par la musique, le scénario en toile d’araignée et les très bons acteurs. J’accorde donc ma bénédiction à ce premier Aussie Show.

Voilà Auditeur, c’est déjà la fin du podcast.

Ne sois pas triste, je reviens très prochainement pour te parler d’Hartley, Coeurs à Vif. Oui, oui, oui, tu t’en souviens: un violent retour dans ton adolescence s’impose. On passera au crible tes premiers émois, ton visage disgracieux et tes goûts vestimentaires plus que discutables.

En attendant, amuse-toi bien, mais pas trop quand même, car c’est moi qui suis en Australie, et pas toi…

Salut à toi Auditeur, Je te rassure tout de suite, j'ai bien survécu aux 22 heures de vol. Et finalement, je dois dire que ce n'était pas si insurmontable que ça... Faux! C'était horrible... horrible! Merci Malaysia Airlines, alors là, merci pour ce poulet tandoori si délicatement épicé et ton rationnement militaire d'eau potable. A partir de ce moment là, je l'ai senti venir! Quoi? Mais que l'Australie me mettait à l'épreuve... Mais oui, évidemment. Elle voulait me tester comme on l'avait fait avec elle auparavant. Vous voyez de quoi je parle? Non? Vraiment pas? Bon... Laissez…

En quelques mots...

Sébastien Porcu

Underbelly

Critique de l'auteur: Underbelly, une série australienne bien ficelée...

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À propos de Sébastien Porcu

En 2012, Sébastien Porcu est diplômé en journalisme à l'UCL. Fan de cinéma, il consacre son mémoire de fin d'études sur les drames sociaux belges en y comparant les approches francophones et flamandes. Sa venue dans AFDS va de paire avec son envie de partir en Australie. Une occasion de plus pour découvrir de nouvelles séries!
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