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Star Trek, Le Film

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Saviez-vous qu’avant de devenir le révérend Camden de 7 A La Maison, Stephen Collins avait vécu une histoire d’amour intersidérale? Et pourtant, c’est bien lui qui passe son temps à regarder Ilia avec son regard de chien battu par dessous sa mèche blonde dans Star Trek, Le Film… Premier du nom.

Revenons un peu en arrière, nous sommes le 3 juin 1969 et NBC diffuse le dernier épisode de la saga de Gene Roddenberry sur son antenne. La série s’achève là pour cause d’audiences en berne. Leonard Nimoy va pouvoir arrêter de se tailler les sourcils, tandis que William Shatner attendra 12 ans pour enfiler un autre uniforme, celui du détective sergent Hooker.

Mais, alors qu’en 1968, les audiences de Star Trek ne sont pas au beau fixe (il faudra d’ailleurs une forte mobilisation des fans pour qu’une saison 3 voit le jour), Gene Rodenberry envisage déjà une version cinématographique de son space opera.

Le projet va passer de main en main, être enterré, exhumé, prendre la poussière sur une étagère, tout cela pendant dix ans. Après être passé par de nombreuses plumes et par de multiples réécriture, le film est enfin tourné et sort en décembre 1979. Et bien entendu, il n’a plus grand chose à voir avec la série télévisée pop, devenue depuis culte.

Le film sera donc sérieux, ambitieux, un grand film de SF. Du coup, l’humour disparaît fortement, au profit d’une approche plus métaphysique de l’histoire. Il est clair qu’à ce niveau, le film doit être comparé à 2001: L’Odyssée De L’Espace plutôt qu’à Star Wars. En témoignent ces longues… Parfois trèèèèèèèèès longues scènes contemplatives. C’est joli un vaisseau spatial qui quitte son port d’attache… Mais c’est long…

Réalisé par un spécialiste du lyrisme cinématographique: Robert Wise, qui nous avait déjà donné La Mélodie Du Bonheur ou West Side Story ; et mis en musique par les compositions de Jerry Goldsmith, Star Trek, Le Film reprend l’histoire quelques années après la fin de la série. James T. Kirk est désormais monté en grade et devenu amiral, mais va reprendre du service sur l’Enterprise, au grand dam du révérend Camden qui le remplace au commandement du vaisseau, afin de lutter contre une entité extraterrestre inconnue qui dévaste tout ce qui se trouve sur son passage.

On s’en doute, après cette reprise en main, le révérend Camden va vouer une certaine inimitié à Kirk, surtout que ce dernier est un peu rouillé en raison des modernisations effectuées sur l’Enterprise, ce qui manque d’ailleurs de provoquer la mort de tout l’équipage. Les deux hommes finiront par faire un peu la paix et pourront s’allier pour tenter de lutter contre l’ennemi inconnu et incertain que représente V’Ger et son nuage.

Outre le plaisir de revoir l’intégralité de l’équipage originel, dont un docteur McCoy plus bourru que jamais, fâché d’avoir été tiré de force de sa retraite par Kirk, au rayon des réussites de ce Star Trek, il y a bien entendu les effets spéciaux. Bon, évidemment, on est face à un film de science fiction de la fin des années ’70, avec, vous l’aurez compris, moult utilisation de maquettes, d’incrustations d’images, de caches et de techniques de montages un peu désuètes. Mais, il faut bien le dire, qui gardent encore de nos jours un charme fou. Et c’est bien là la frontière entre Star Trek, Le Film et un nanar de série Z.

N’oublions pas que ce film sera la porte ouverte vers de nouvelles aventures de l’équipage de l’Enterprise, qui donneront lieu à quelques joyaux à l’instar de Star Trek 2, la Colère De Khan, comme de films plus dispensables, à l’image de Star Trek 3, A La Recherche De Spock.

Oscar des meilleurs effets spéciaux, ce premier long métrage de la franchise est probablement l’épisode le plus philosophique et le plus sérieux de la série. Pour ne pas dire chiant par moment… N’en déplaise aux trekkies les plus farouches, 2 heures 10 dans l’espace avec de longues scènes de travelling sur l’Entreprise, faut s’accrocher, c’est pas toujours ultra passionnant. Heureusement, l’intrigue principale autour de V’Ger et le twist final permettent de tenir en haleine juste ce qu’il faut pour rester éveillé jusqu’au générique de fin.

Promis, la prochaine fois que je vous parle de Star Trek, il ne sera plus question du révérend Camden… Ben oui, dans Star Trek 2, c’est Monsieur Roarke de l’Île Fantastique qui joue le grand méchant… Mais vous serez d’accord avec moi que ça a quand même plus de gueule…

Saviez-vous qu'avant de devenir le révérend Camden de 7 A La Maison, Stephen Collins avait vécu une histoire d'amour intersidérale? Et pourtant, c'est bien lui qui passe son temps à regarder Ilia avec son regard de chien battu par dessous sa mèche blonde dans Star Trek, Le Film... Premier du nom. Revenons un peu en arrière, nous sommes le 3 juin 1969 et NBC diffuse le dernier épisode de la saga de Gene Roddenberry sur son antenne. La série s'achève là pour cause d'audiences en berne. Leonard Nimoy va pouvoir arrêter de se tailler les sourcils, tandis…

En quelques mots...

Alexandre Marlier

Star Trek, Le Film

Critique de l'auteur: Très sérieux, trop parfois, Star Trek Le Film perd un peu du charme de la série originelle en éliminant toute forme d'humour de l'histoire. Il reste malgré tout un grand film de SF de son époque.

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