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MIF: 1.12 Marsman, Un Visiteur Venu D’ailleurs

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Salut auditeur,

Aujourd’hui on ne perd pas une seule seconde et on décolle dans une autre galaxie avec Marsman. Créée en 2014 par Jan Keersmaekers et Johan Tuyaerts, la série a été diffusée sur la Een, la première chaîne publique flamande de la VRT. Elle nous propose huit épisodes de 50 minutes dans lesquels nous suivons le quotidien de Nico Marsman.

L’homme d’une quarantaine d’années n’a pas vraiment grand chose pour lui. Premièrement il est roux, ce qui est déjà une punition assez dure, et puis ensuite les ennuis s’enchaînent. Sa mère décède et il perd son emploi. Oui, je sais, planté comme cela, le décor parait quelque peu anxiogène, mais c’est justement cela qui va rendre intéressant le déroulement de la série.

Nico vit dans les parties annexes du magasin de retouche lingerie que tenait sa mère. Haaaa, là ça t’intéresse auditeur. Tu me dégoûtes!

Soit, Nico habite donc les lieux avec Rudy, son frère autiste, toujours affublé d’un casque audio sur la tête, Vera sa femme et sa fille Femke qui étudie la mode et aimerait relancer la boutique de sa grand-mère.

Mais voila, Nico fait un grand écart entre ses responsabilités vis-à-vis de Rudy, les attentes de son épouse qui en a marre de le voir déprimé et ses perspectives d’avenir qui lui semblent s’effriter de plus en plus. A ce rythme-là, on est en droit de se demander comment va-t-il faire pour éviter de se froisser une burne.

Mais Nico n’est pas totalement seul puisqu’il peut compter sur sa bande de potes. Ludovic, Peter et Mark forment un trio assez éclectique. Ludovic est un barman solitaire aux longs cheveux châtain. Peter, quant à lui, est le beau gosse de la bande, grande gueule et irresponsable. Enfin, Mark, qui n’a qu’un bras, est le plus attaché aux principes et valeurs. Avec Nico, ils forment un groupe de musique appelé les Marsman, en français les hommes de Mars, mais bon, je suppose que ça au moins tu l’avais compris auditeur.

Dans cet univers quelque peu survolté, nous assistons aux bribes de vies de tous ces personnages, reliés l’un à l’autre grâce à Nico. Et ben, c’est beau putain…

Tout d’abord, les intros de chaque épisode sont particulièrement soignées et accompagnées par la musique mélanco-poétique de Frederik Sioen. Les plans sont très beaux, malgré quelque transitions malhabiles. Les personnages sont très attachants et surtout ne restent pas figés au cours de l’histoire.

De plus, la série intègre beaucoup d’éléments que j’aime particulièrement dans les séries. Des phrases telles que: “het is om te lachen”, “c’est pour rire” ou encore “Niemand is hier zot”, personne ici n’est stupide, qui reviennent de nombreuses fois à travers différents épisodes comme des gimmicks ont à chaque fois une saveur différente.

Certaines actions également sont répétées plusieurs fois, mais cela donne un certain cachet à la série et contribue à créer un univers riche et soigné.

Si je ne cache pas que certains épisodes m’ont un peu ennuyé, l’ensemble est un régal, à la fois pour les yeux et pour son scénario.

De prime abord simples, les histoires secondaires viennent amener de l’épaisseur et nuancer surtout les personnages. Pas de manichéisme ici, ni d’émotions trop à fleurs de peau. On prend le temps de réfléchir avant de faire des coups d’éclats.

Une belle découverte à la réalisation soignée et à l’histoire aigre-doux. A consommer très vite si vous cherchez une série dramatique pimentée d’un brin de surréalisme.

Salut auditeur, Aujourd'hui on ne perd pas une seule seconde et on décolle dans une autre galaxie avec Marsman. Créée en 2014 par Jan Keersmaekers et Johan Tuyaerts, la série a été diffusée sur la Een, la première chaîne publique flamande de la VRT. Elle nous propose huit épisodes de 50 minutes dans lesquels nous suivons le quotidien de Nico Marsman. L’homme d’une quarantaine d’années n’a pas vraiment grand chose pour lui. Premièrement il est roux, ce qui est déjà une punition assez dure, et puis ensuite les ennuis s'enchaînent. Sa mère décède et il perd son…

En quelques mots...

Sébastien Porcu

Marsman

Critique de l'auteur: L'histoire de Nico, 40 ans et ses déboires. Un beau récit agrémenté d'une bande-son impeccable. Enrobée dans le réalisme, la série fait quelques détours par le surréalisme. Une bonne découverte.

Note des auditeurs/lecteurs Soyez le premier ou la première !

À propos de Sébastien Porcu

En 2012, Sébastien Porcu est diplômé en journalisme à l'UCL. Fan de cinéma, il consacre son mémoire de fin d'études sur les drames sociaux belges en y comparant les approches francophones et flamandes. Sa venue dans AFDS va de paire avec son envie de partir en Australie. Une occasion de plus pour découvrir de nouvelles séries!
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